lundi 31 mars 2025
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 495206 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2025:495206.20250331 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 7ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SARL LE PRADO – GILBERT |
Vu la procédure suivante :
La société TFN Propreté PACA, devenue Atalian Propreté PACA, a demandé au tribunal administratif de Toulon de condamner l'office public de l'habitat Terres du Sud, devenu l'office public Toulon Habitat Méditerranée, à lui verser la somme, en principal, de 204 170,08 euros toutes taxes comprises, en règlement de factures demeurées impayées dans le cadre d'un marché à bons de commande relatif à l'entretien des parties communes et de bureaux d'immeubles dont l'office public de l'habitat Terres du Sud est propriétaire. Par un jugement n° 1704564 du 6 août 2020, le tribunal administratif de Toulon a rejeté sa demande.
Par premier un arrêt avant dire droit n° 20MA03762 du 27 février 2023, la cour administrative d'appel de Marseille a, sur appel de la société Atalian Propreté PACA, ordonné une expertise aux fins que soient identifiées les factures demeurées impayées.
Par un second arrêt n° 20MA03762 du 15 avril 2024, la cour administrative d'appel de Marseille a condamné l'office public Toulon Habitat Méditerranée à verser à la société Atalian Propreté PACA la somme de 165 285,22 euros en principal.
Par un pourvoi sommaire, un mémoire complémentaire et un nouveau mémoire, enregistrés les 17 juin et 12 septembre 2024 et le 29 janvier 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, l'office public Toulon Habitat Méditerranée demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler ces arrêts ;
2°) de mettre à la charge de la société Atalian Propreté PACA la somme de 4 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code des marchés publics ;
- l'arrêté du 19 janvier 2009 portant approbation du cahier des clauses administratives générales des marchés publics de fournitures courantes et de services ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Céline Boniface, maîtresse des requêtes en service extraordinaire,
- les conclusions de M. Marc Pichon de Vendeuil, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SARL Le Prado - Gilbert, avocat de l'office public Toulon Habitat Méditerranée ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'il attaque, l'office public Toulon Habitat Méditerranée soutient que la cour administrative d'appel de Marseille a :
- commis une erreur de droit, inexactement qualifié les faits de l'espèce et dénaturé les pièces du dossier en jugeant que les parties avaient entendu renoncer aux formalités prescrites par l'article 7 du cahier des clauses techniques particulières et de l'article 11-2 du cahier des clauses administratives particulières applicables au marché ;
- commis une erreur de droit et méconnu son office en renonçant à exercer son pouvoir d'appréciation des circonstances de fait ;
- commis une erreur de droit, inexactement qualifié les faits de l'espèce et insuffisamment motivé son arrêt en jugeant que le courrier du 28 juillet 2017 de la société Atalian Propreté PACA avait été de nature à faire naître un différend au sens de l'article 37 du cahier des clauses administratives générales de fournitures courantes et de services de 2009.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
--------------
Article 1er : Le pourvoi de l'office public Toulon Habitat Méditerranée n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à l'office public Toulon Habitat Méditerranée.
Copie en sera adressée à la société Atalian Propreté PACA.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026