lundi 12 mai 2025
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 496019 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2025:496019.20250512 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 6ème chambre jugeant seule |
Vu la procédure suivante :
L'association Environnement et Patrimoines en pays du Serein, l'association Société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la France, les communes de Sainte-Vertu et de Molay, M. F A, M. O L, Mme J G, M. C B, Mme H P, Mme K M, Mme E N et Mme I D ont demandé à la cour administrative d'appel de Lyon d'annuler l'arrêté du 14 février 2023 par lequel le préfet de l'Yonne a autorisé la société Champs Dendobrium à installer et exploiter un parc éolien composé de cinq aérogénérateurs et deux postes de livraison sur le territoire des communes de Poilly-sur-Serein et de Sainte-Vertu (Yonne).
Par un arrêt n° 23LY01955 du 16 mai 2024, la cour administrative d'appel de Lyon a modifié l'article de l'arrêté du préfet de l'Yonne mentionné ci-dessus relatif au montant des garanties financières et rejeté le surplus des conclusions de la requête de l'association Environnement et Patrimoines en pays du Serein et autres.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 16 juillet et 11 octobre 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, l'association Environnement et Patrimoines en pays du Serein et autres demandent au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à leur requête ;
3°) de mettre à la charge solidaire de la société Champs Dendobrium et de l'Etat la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'environnement ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Léo André, auditeur,
- les conclusions de Mme Maïlys Lange, rapporteure publique ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Marlange, de la Burgade, avocat de l'association Environnement et Patrimoines en pays du Serein et autres ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt de la cour administrative d'appel de Lyon qu'ils attaquent, l'association Environnement et Patrimoines en pays du Serein et autres soutiennent qu'il est entaché :
- d'irrégularité, en ce qu'il méconnaît le principe d'impartialité et les dispositions de l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour avoir été rendu par la même formation de jugement que celle qui s'était prononcée sur un précédent arrêt du 20 octobre 2022 ;
- d'irrégularité, en ce qu'il méconnaît le caractère contradictoire de la procédure, le mémoire produit le 20 octobre 2023 par la société Champs Dendobrium ne leur ayant pas été communiqué ;
- de dénaturation des pièces du dossier en ce qu'il estime qu'aucune insuffisance dans la description des capacités financières de la société pétitionnaire, susceptible d'entacher d'irrégularité l'arrêté attaqué, ne saurait être retenue ;
- d'erreur de droit par méconnaissance du champ d'application de la loi en ce qu'il se fonde, pour apprécier l'insuffisance de l'étude d'impact, sur les dispositions de l'article R. 122-5 du code de l'environnement dans une rédaction inapplicable au litige ;
- de dénaturation des pièces du dossier en ce qu'il estime que l'insuffisance invoquée de l'étude d'impact ne saurait être retenue ;
- de dénaturation des pièces du dossier en ce qu'il estime que le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 511-1 du code de l'environnement doit être écarté dans toutes ses branches.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de l'association Environnement et Patrimoines en pays du Serein et autres n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à l'association Environnement et Patrimoines en pays du Serein, première dénommée pour l'ensemble des requérants.
Copie en sera adressée à la société Champs Dendobrium et à la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche.
Délibéré à l'issue de la séance du 3 avril 2025 où siégeaient : Mme Isabelle de Silva, présidente de chambre, présidant ; M. Christophe Pourreau, conseiller d'Etat et M. Léo André, auditeur-rapporteur.
Rendu le 12 mai 2025.
La présidente :
Signé : Mme Isabelle de Silva
Le rapporteur :
Signé : M. Léo André
La secrétaire :
Signé : Mme Magalie Café
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026