lundi 17 mars 2025
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 496512 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2025:496512.20250317 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 8ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SARL CABINET BRIARD, BONICHOT ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Mme B A a demandé au tribunal administratif d'Amiens de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2016 et 2017, ainsi que des pénalités correspondantes. Par un jugement n° 2100770 du 15 juin 2023, ce tribunal a rejeté sa demande.
Par un arrêt n° 23DA01645 du 30 mai 2024, la cour administrative d'appel de Douai, sur appel de Mme A, a déchargé cette dernière des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux auxquelles elle a été assujettie au titre de l'année 2016 en conséquence de la réintégration, dans ses revenus imposables, des bénéfices reconstitués et réputés distribués par la société Cobe Sécurité Privée, a réformé le jugement du 15 juin 2023 du tribunal administratif d'Amiens en ce qu'il avait de contraire, et a rejeté le surplus des conclusions de sa requête .
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 30 juillet et 30 octobre 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, Mme A demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler l'article 4 de cet arrêt ;
2°) réglant dans cette mesure l'affaire au fond, de faire droit à son appel ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Ophélie Champeaux, maîtresse des requêtes,
- les conclusions de Mme Karin Ciavaldini, rapporteure publique ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SARL cabinet Briard, Bonichot et Associés, avocat de Mme A ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation partielle de l'arrêt qu'elle attaque, Mme A soutient que la cour administrative d'appel de Douai :
- a méconnu les dispositions de l'article L. 76 du livre des procédures fiscales en jugeant que la justification, par la recherche d'un réalisme économique, du taux de charges de 80 % retenu par l'administration pour la détermination du bénéfice de la société Cobe Sécurité Privée au titre de l'exercice clos en 2017 était suffisante pour lui permettre de nourrir une discussion sur ce point et satisfaire à l'exigence de motivation de la notification des bases d'imposition ;
- l'a entaché de contradiction de motifs en retenant des solutions divergentes s'agissant de la justification et du bien-fondé du taux de charges de la société Cobe Sécurité Privée retenu par le vérificateur pour l'exercice clos en 2016 et pour l'exercice clos en 2017 ;
- a méconnu les dispositions des articles L. 193 et R. 193-1 du livre des procédures fiscales en jugeant que le vérificateur pouvait s'en tenir à une évaluation forfaitaire des charges des exercices vérifiés, sans s'assurer de la pertinence du taux de charges retenu par comparaison avec des données recueillies auprès d'entreprises exerçant leur activité dans le même secteur ou à partir de publications professionnelles ou de données statistiques disponibles ;
- a méconnu les dispositions des articles L. 193 et R. 193-1 du livre des procédures fiscales et dénaturé les pièces du dossier qui lui était soumis en jugeant qu'elle ne pouvait être regardée comme apportant, en invoquant des documents comptables de la société Cobe Sécurité Privée afférents à l'exercice clos le 31 octobre 2015 et des données statistiques générales publiées par l'Institut national de la statistique et des études économiques au mois de novembre 2018 relatives aux entreprises exerçant dans le secteur de la sécurité privée, la preuve qui lui incombait du caractère exagéré des impositions supplémentaires établies au titre de l'année 2017.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
--------------
Article 1er : Le pourvoi de Mme A n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme B A.
Copie en sera adressée au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026