jeudi 22 mai 2025
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 496881 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2025:496881.20250522 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 4ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP RICHARD |
Vu la procédure suivante :
D'une part, Mme A E a formé quatre plaintes contre M. C B devant la chambre disciplinaire de première instance d'Occitanie de l'ordre des médecins. Le conseil départemental de la Haute Garonne a transmis cette plainte sans s'y associer. Par trois décisions nos 7083, 7084 et 7125 du 27 septembre 2021 et une décision n° 7211 du 6 décembre 2021, la chambre disciplinaire de première instance a, dans chacune de ces instances, infligé à M. B la sanction de l'avertissement. D'autre part, M. D E a porté plainte contre M. B devant la chambre disciplinaire de première instance d'Occitanie de l'ordre des médecins. Le conseil départemental de la Haute-Garonne a transmis cette plainte sans s'y associer. Par une décision du 27 septembre 2021, la chambre disciplinaire de première instance a rejeté cette plainte.
Par une décision du 12 juin 2024, la chambre disciplinaire nationale de l'ordre des médecins a, d'une part, sur appel de M. B, premièrement, annulé les trois décisions nos 7083, 7084 et 7125 de la chambre disciplinaire de première instance en date du 27 septembre 2021 en tant qu'elles lui infligent la sanction de l'avertissement et rejeté les plaintes et deuxièmement, rejeté son appel formé contre la décision n°7211 de la chambre disciplinaire de première instance en date du 6 décembre 2021 en tant qu'elle lui inflige la sanction de l'avertissement et, d'autre part, rejeté l'appel formé par M. E contre la décision du 27 septembre 2021 par laquelle la chambre disciplinaire de première instance a rejeté la plainte qu'il a formé à l'encontre de M. B.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 12 août et 12 novembre 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. B demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler la décision du 12 juin 2024 en tant qu'elle lui inflige la sanction de l'avertissement ;
2°) de mettre à la charge de Mme E la somme de 3 500 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Yacine Seck, auditrice,
- les conclusions de M. Jean-François de Montgolfier, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Richard, avocat de M. B ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'État fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux. "
2. Pour demander l'annulation de la décision de la chambre disciplinaire nationale de l'ordre des médecins qu'il attaque, M. B soutient qu'elle est entachée :
- d'insuffisance de motivation faute d'avoir répondu au moyen tiré de ce qu'il n'avait pas été en mesure de communiquer d'éléments relatifs à la consultation du 3 août 2016, effectuée par un autre praticien ;
- d'erreur de droit et d'insuffisance de motivation en ce qu'elle juge établi, par adoption des motifs des premiers juges, le grief tiré de ce qu'il n'a pas transmis les éléments du dossier médical relatifs à certaines consultations dont l'existence serait attestée par l'exécution d'ordonnances par des officines pharmaceutiques et des relevés de remboursement de soins, alors que les juges de première instance avait relevé que certaines ordonnances avaient pu être délivrées sans consultation préalable de l'enfant ;
- d'erreur de droit en ce qu'elle juge qu'il a reçu l'enfant en consultation le 2 novembre 2016.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de M. B n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. C B.
Copie en sera adressée au Conseil national de l'ordre des médecins, à Mme A E.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026