vendredi 4 avril 2025
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 496973 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2025:496973.20250404 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 5ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | CABINET ROUSSEAU, TAPIE |
Vu la procédure suivante :
M. A B, ainsi que ses parents, Mme E B et M. D B, et son frère, M. C B, ont demandé au tribunal administratif de Marseille de condamner le centre hospitalier d'Arles (Bouches-du-Rhône) à les indemniser des préjudices qu'ils estiment avoir subis du fait des fautes commises dans la prise en charge de A B en février et août 2013. Par un jugement n° 2005587 du 11 avril 2022, le tribunal administratif a condamné le centre hospitalier à payer à M. A B la somme de 121 824 euros, celle de 6 000 euros chacun à Mme E B et M. D B, celle de 4 500 euros à M. C B et celle de 5 427,42 euros à l'ensemble des requérants à titre de dommages-intérêts, ces sommes portant intérêts à compter du 12 avril 2018, avec capitalisation des intérêts à chaque échéance annuelle.
Par un arrêt n° 22MA01657 du 14 juin 2024, la cour administrative de Marseille, a sur appel de M. A B, réformé ce jugement et condamné le centre hospitalier d'Arles à lui payer la somme de 25 000 euros en réparation des parts personnelles de l'incidence professionnelle et de l'incidence scolaire, une indemnité en capital au titre de la perte de revenus professionnels, de la perte consécutive de droits à pension et des parts patrimoniales des incidences scolaire et professionnelle subies, ainsi que, pour la période postérieure à l'arrêt, une rente mensuelle calculée sur la base de 1 797 euros revalorisée chaque année par application du coefficient mentionné à l'article L. 161-25 du code de la sécurité sociale, sous réserve de déduire les éventuels revenus d'activité ainsi que, le cas échéant, au titre de pensions ou de prestations ayant pour objet de compenser la perte de revenus professionnels.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire enregistrés les 14 août et 13 novembre 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, le centre hospitalier d'Arles demande au Conseil d'Etat d'annuler cet arrêt.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code civil ;
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Sarah Houllier, maîtresse des requêtes,
- les conclusions de M. Maxime Boutron, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SARL Le Prado - Gilbert, avocat du centre hospitalier d'Arles ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'il attaque, le centre hospitalier d'Arles soutient que la cour administrative d'appel de Marseille :
- a commis une erreur de droit et dénaturé les pièces du dossier en estimant que les séquelles dont reste atteint M. B l'ont privé de toute possibilité d'accéder dans les conditions usuelles à une activité professionnelle ;
- a commis une erreur de droit en jugeant que M. B devait bénéficier d'une rente à titre viager, sans prendre en compte son âge de départ en retraite prévisible ;
- a commis une erreur de droit et a dénaturé les pièces du dossier en retenant que le salaire médian en 2015 s'élevait à 1 797 euros ;
- a commis une erreur de droit en jugeant que la perte de gains professionnels subie par M. B pour la période allant de sa majorité à la date de l'arrêt devait porter intérêts à compter du 12 avril 2018 ;
- a commis une erreur de droit et méconnu son office en statuant au-delà des conclusions dont elle était saisie, en le condamnant, s'agissant de la perte de gains professionnels futurs, à verser à M. B un montant supérieur à celui qu'il demandait.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi du centre hospitalier d'Arles n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée au centre hospitalier d'Arles.
Copie en sera adressée à M. A B.
Délibéré à l'issue de la séance du 6 mars 2025 où siégeaient : M. Jean-Philippe Mochon, président de chambre, présidant ; M. Alain Seban, conseiller d'Etat et Mme Sarah Houllier, maîtresse des requêtes-rapporteure.
Rendu le 4 avril 2025.
Le président :
Signé : M. Jean-Philippe Mochon
La rapporteure :
Signé : Mme Sarah Houllier
La secrétaire :
Signé : Mme Nathalie Pilet
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026