mardi 13 mai 2025
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 497256 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2025:497256.20250513 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 8ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP CELICE, TEXIDOR, PERIER |
Vu la procédure suivante :
Mme A B a demandé au tribunal administratif de Nantes de prononcer la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été réclamés au titre de la période du 1er juillet 2011 au 31 août 2014 ainsi que des pénalités correspondantes, des rappels de taxe sur les salaires, de cotisations sur la valeur ajoutée des entreprises, de participation des employeurs au développement de la formation professionnelle continue et de taxe d'apprentissage qui lui ont été réclamés au titre des exercices clos en 2012 et 2013 et des amendes qui lui ont été infligées sur le fondement des articles 1727 et 1840 J du code général des impôts. Par une ordonnance n°1804300 du 24 décembre 2021, la présidente de la 4ème chambre de ce tribunal lui a donné acte du désistement de sa demande.
Par un arrêt n° 22NT00463 du 8 juillet 2022, la cour administrative d'appel de Nantes a, sur appel de Mme B, annulé cette ordonnance et renvoyé l'affaire au tribunal administratif de Nantes.
Par un jugement n° 2208809 du 30 décembre 2022, ce tribunal a prononcé la décharge de l'amende qui a été infligée à Mme B sur le fondement de l'article 1737 du code général des impôts et rejeté le surplus des conclusions de sa demande.
Par un arrêt n° 23NT00574 du 25 juin 2024, la cour administrative d'appel de Nantes a, sur appel de Mme B, prononcé la décharge, d'une part, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée afférents à la livraison à soi-même de trois immobilisations, ainsi que des pénalités correspondantes, d'autre part, de la pénalité infligée à Mme B sur le fondement de l'article 1729 du code général des impôts à raison des rappels de taxe sur la valeur ajoutée sur les stocks vendus entre janvier et juin 2014, et rejeté le surplus des conclusions de sa requête.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 26 août et 26 novembre 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, Mme B demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler l'article 4 de cet arrêt ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Vincent Mahé, conseiller d'Etat,
- les conclusions de Mme Karin Ciavaldini, rapporteure publique ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Célice, Texidor, Perier, avocat de Mme B ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'elle attaque, Mme B soutient que la cour administrative d'appel de Nantes a :
- dénaturé les pièces du dossier qui lui était soumis en estimant que la proposition de rectification du 7 décembre 2015 était suffisamment motivée ;
- inexactement qualifié les faits de l'espèce en jugeant que la méthode employée par l'administration fiscale pour reconstituer les chiffres d'affaires des exercices clos les 30 juin 2012, 30 juin 2013 et 31 décembre 2013 n'était pas radicalement viciée dans son principe ;
- insuffisamment motivé sa décision en se bornant, pour écarter le moyen tiré du caractère radicalement vicié dans son principe de la méthode employée par le vérificateur pour reconstituer le chiffre d'affaires de ces exercices, à décrire la méthode retenue par celui-ci ;
- commis une erreur de droit en jugeant qu'elle n'apportait pas la preuve du caractère radicalement vicié dans son principe de la méthode employée par l'administration fiscale pour reconstituer son chiffre d'affaires à défaut de produire aucune donnée d'entreprise équivalente à la sienne, mettant à sa charge une preuve impossible à apporter ;
- commis une erreur de droit en inférant l'existence de ventes non déclarées taxables au titre de la période du 1er janvier au 31 août 2024 de la seule reconstitution du stock de son entreprise à laquelle le vérificateur s'était livré et de la constatation d'un engagement de liquider son stock avant le 30 juin 2014 ;
- commis une erreur de droit en jugeant qu'elle n'était pas fondée à demander que la base d'imposition des livraisons à soi-même en litige, à les supposer établies dans leur principe, fût fixée d'après la valeur nette comptable des immobilisations en cause et en faisant reposer sur elle la charge de produire des justificatifs de la valeur résiduelle de ces biens à la date de ces opérations.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de Mme B n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme A B.
Copie en sera adressée au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026