lundi 17 mars 2025
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 497674 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2025:497674.20250317 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 8ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP BAUER-VIOLAS - FESCHOTTE-DESBOIS - SEBAGH |
Vu la procédure suivante :
La société par actions simplifiée (SAS) Filend a demandé au tribunal administratif de Bordeaux de rétablir le déficit reportable qu'elle avait constaté à la clôture de l'exercice 2015 et de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés auxquelles elle a été assujettie au titre des exercices 2015 et 2016, ainsi que des pénalités correspondantes. Par un jugement n° 2003746 du 23 juin 2022, ce tribunal a rejeté sa demande.
Par un arrêt n° 22BX02179 du 9 juillet 2024, la cour administrative d'appel de Bordeaux a rejeté l'appel formé par la société Filend contre ce jugement.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 9 septembre et 9 décembre 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la société Filend demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à son appel ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Ophélie Champeaux, maîtresse des requêtes,
- les conclusions de Mme Karin Ciavaldini, rapporteure publique ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Bauer-Violas - Feschotte-Desbois - Sebagh, avocat de la Société Filend ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'elle attaque, la société Filend soutient que la cour administrative d'appel de Bordeaux a :
- commis une erreur de droit et inversé la charge de la preuve en se fondant uniquement sur l'absence de justificatifs produits par elle pour juger que l'administration fiscale avait établi que la prise en charge de dépenses de location en crédit-bail, d'entretien et d'assurance d'un véhicule de marque Porsche relevaient d'une gestion commerciale anormale, sans avoir exigé au préalable que l'administration fiscale apportât des éléments concrets de nature à démontrer que ces dépenses étaient manifestement étrangères à l'intérêt de l'entreprise ;
- commis une erreur de droit en appliquant une présomption d'anormalité à des dépenses liées à un véhicule professionnel, au lieu d'examiner le caractère déductible de ces dépenses au regard des besoins professionnels légitimes de l'entreprise ;
- commis une erreur de droit au regard des dispositions du 5 de l'article 39 du code général des impôts en jugeant que l'absence de justificatifs produits suffisait à caractériser l'anormalité de ces dépenses, sans examiner si ces dernières étaient manifestement excessives au regard des besoins et de l'activité de l'entreprise, ni s'interroger sur leur pertinence économique dans le cadre de ses missions ;
- inexactement qualifié les faits de l'espèce en jugeant que les frais en litige, engagés pour la location, l'entretien et l'assurance d'un véhicule de fonction, constituaient un acte anormal de gestion et n'étaient par suite pas déductibles, alors que ces dépenses, justifiées par des besoins professionnels liés à ses missions de représentation et de gestion stratégique, s'inscrivaient dans une gestion commerciale normale, ne présentaient aucun caractère manifestement étranger à l'intérêt de l'entreprise et n'étaient pas excessives.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de la société Filend n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à la société par actions simplifiée Filend.
Copie en sera adressée au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026