jeudi 15 mai 2025
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 497749 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2025:497749.20250515 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 2ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP LYON-CAEN, THIRIEZ |
Vu la procédure suivante :
La société anonyme (SA) Pompière Agence en Douane a demandé au tribunal administratif de la Martinique de condamner la collectivité territoriale de la Martinique à lui verser la somme de 600 000 euros en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis du fait du défaut d'entretien ou de risques anormaux d'exploitation du pont de Châteauboeuf surplombant l'autoroute A1 située dans le ressort de cette collectivité.
Par un jugement n° 2100263 du 7 avril 2022, le tribunal administratif de la Martinique a rejeté sa demande.
Par un arrêt n° 22BX01580 du 11 juillet 2024, la cour administrative d'appel de Bordeaux a rejeté l'appel formé par la SA Pompière Agence en Douane contre ce jugement.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 11 septembre et 11 décembre 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la SA Pompière Agence en Douane demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) de mettre à la charge de la collectivité de Martinique la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de la voirie routière ;
- l'arrêté du 7 juin 1977 relatif à la signalisation des routes et autoroutes ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Pierra Mery, maîtresse des requêtes en service extraordinaire,
- les conclusions de M. Clément Malverti, rapporteur public,
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Lyon-Caen, Thiriez, avocat de la société Pompière Agence en Douane ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'elle attaque, la société anonyme Pompière Agence en Douane soutient que la cour administrative d'appel de Bordeaux a :
- commis des erreurs de droit au regard des dispositions de l'article 61 de l'instruction ministérielle sur la signalisation routière approuvée par l'arrêté du 7 juin 1977 relatif à la signalisation des routes et autoroutes ainsi que du principe général de prévention des risques et dénaturé les pièces du dossier en retenant, pour écarter la responsabilité de la collectivité de la Martinique, qu'aucune obligation de signalisation n'incombait à cette dernière, la hauteur libre minimale du pont étant supérieure à celle mentionnée à l'article 61 de l'instruction ministérielle précitée ;
- commis une erreur de droit et inexactement qualifié les faits en relevant que son chauffeur avait commis une faute d'imprudence en empruntant le parcours litigieux, sans que l'impossibilité d'emprunter un itinéraire alternatif puisse être utilement invoquée pour exclure toute faute de la victime et entaché sa décision de contradiction de motifs en jugeant que son chauffeur aurait dû s'assurer au préalable de la possibilité de passer sous le pont après avoir jugé que la collectivité de Martinique n'avait aucune obligation de signaler la hauteur du pont ;
- commis une erreur de droit et inexactement qualifié les faits en jugeant que l'existence d'autres accidents de même nature, quand bien même elle serait établie antérieurement aux dommages litigieux, ne saurait faire regarder la hauteur du pont de Châteauboeuf comme exceptionnellement dangereuse pour les usagers de l'autoroute A1.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de la société anonyme Pompière Agence en Douane n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à la société anonyme Pompière Agence en Douane.
Copie en sera adressée à la collectivité de la Martinique.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026