mardi 13 mai 2025
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 497784 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2025:497784.20250513 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 8ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP FOUSSARD, FROGER |
Vu la procédure suivante :
La société Eni France a demandé au tribunal administratif de Paris d'annuler les titres de recettes n° 303926 et n° 211340 émis à son encontre par la Ville de Paris les 20 octobre 2020 et 1er octobre 2021 pour des montants de 79 078 et 121 752 euros, et de prononcer la décharge des sommes correspondantes. Par deux jugements n° 2100326 et n° 2127021 du 30 mai 2023, ce tribunal a annulé les titres de recettes contestés et rejeté le surplus des conclusions des demandes de la société Eni France, tendant à la décharge des sommes en litige.
Par un arrêt n° 23PA03346, 23PA03347 du 11 juillet 2024, la cour administrative d'appel de Paris a annulé l'article 3 de ces jugements et déchargé la société Eni France de l'obligation de payer les sommes de 79 078 et 121 752 euros.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 11 septembre et 10 décembre 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'État, la Ville de Paris demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) réglant l'affaire au fond, de rejeter l'appel de la société Eni France ;
3°) de mettre à la charge de la société Eni France la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'environnement ;
- le code général de la propriété des personnes publiques ;
- le code de justice administrative.
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Vincent Mahé, conseiller d'Etat,
- les conclusions de Mme Karin Ciavaldini, rapporteure publique ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Foussard, Froger, avocat de la Ville de Paris ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'elle attaque, la Ville de Paris soutient que la cour administrative d'appel de Paris a :
- omis de statuer sur sa demande de substitution de base légale, tendant à ce que les sommes en litige soient qualifiées d'indemnités pour occupation sans titre et non de redevances domaniales ;
- commis une erreur de droit en se fondant, pour juger que la société Eni France n'était pas tenue de dépolluer le site, sur la convention d'occupation domaniale du 8 août 2007 ;
- commis une erreur de droit et dénaturé les pièces du dossier qui lui était soumis en jugeant que la convention d'occupation domaniale du 8 août 2007 n'obligeait pas la société Eni France à dépolluer le site avant de le quitter et en ne regardant pas cette société, en raison de l'absence de réalisation de l'ensemble des travaux nécessaires à la dépollution du site, comme un occupant sans titre du domaine ;
- commis une erreur de droit en se fondant sur la circonstance inopérante que la dépollution des sites ayant accueilli une installation classée pour la protection de l'environnement relève de la compétence de l'Etat ;
- commis une erreur de droit en se fondant sur le motif inopérant que l'obligation de dépollution prévue à l'article L.512-12-1 du code de l'environnement ne se réfère pas à la remise des sites " dans leur état primitif ".
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de la Ville de Paris n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à la Ville de Paris.
Copie en sera adressée pour information à la société Eni France.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026