LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° 498459

Conseil d'État — Décision N° 498459

lundi 28 octobre 2024

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier498459
ECLIECLI:FR:CEORD:2024:498459.20241028
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
FormationJuge des référés
Avocat requérantGHAEM

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

M. A C a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Mayotte, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de l'arrêté du préfet de Mayotte du 9 août 2024 prononçant à son égard une obligation de quitter le territoire français et une interdiction de retour pour une durée d'un an. Par une ordonnance n° 2401899 du 5 octobre 2024, le juge des référés du tribunal administratif de Mayotte a suspendu l'exécution de cet arrêté.

Par une requête, enregistrée le 16 octobre 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, le ministre de l'intérieur demande au juge des référés du Conseil d'Etat, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :

1°) d'annuler l'ordonnance du 5 octobre 2024 du juge des référés du tribunal administratif de Mayotte ;

2°) de rejeter les conclusions présentées par M. C devant le juge des référés du tribunal administratif de Mayotte.

Il soutient que :

- c'est à tort que le juge des référés du tribunal administratif de Mayotte a estimé que l'arrêté portant obligation de quitter le territoire français du 9 août 2024 portait atteinte au droit à la vie privée et familiale de M. C, dès lors qu'il n'établit pas la réalité de ses liens familiaux avec celui qu'il présente comme son frère, établi à Mayotte, que sa présence sur le territoire pour soutenir M. B ne peut être considérée comme indispensable à celui-ci en l'état de l'instruction et qu'il ne fait état ni d'une intégration socio-professionnelle particulière en France, ni de craintes fondées pour son intégrité en cas de retour en République démocratique du Congo ;

- c'est à tort que le juge des référés du tribunal administratif de Mayotte a considéré que la condition d'urgence était satisfaite dès lors, d'une part, que ce n'est qu'un mois et six jours après son placement en centre de rétention administrative que le requérant a déposé sa première requête en référé, ce qui ne constitue pas une situation d'extrême urgence et que, d'autre part, il n'est plus détenu en centre de rétention administrative depuis le 7 octobre 2024.

Par un mémoire en défense, enregistré le 21 octobre 2024, M. C conclut, à titre principal, à ce que la requête d'appel du ministre soit rejetée pour irrecevabilité ou à ce que soit prononcé un non-lieu à statuer sur cette requête, subsidiairement à la confirmation de l'ordonnance litigieuse, et, en tout état de cause, à ce qu'il soit enjoint à l'administration de délivrer à M. C une autorisation provisoire de séjour dans un délai de cinq jours, sous astreinte de 300 euros par jour de retard et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de l'Etat au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il soutient qu'aucun des moyens soulevés par le ministre à l'appui de son appel n'est fondé.

Par un mémoire en intervention, enregistré le 22 octobre 2024, la Cimade conclut au rejet de la requête. Elle soutient que son intervention est recevable et s'associe aux moyens exposés par M. C.

Par un mémoire, enregistré le 23 octobre 2024, le ministre de l'intérieur déclare se désister de sa requête d'appel.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative ;

Après avoir convoqué à une audience publique, d'une part, le ministre de l'intérieur et, d'autre part, M. C ;

Les parties ont été informées de la radiation de l'affaire du rôle de l'audience publique du 28 octobre 2024.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. ()

2. Par un mémoire enregistré au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat le 23 octobre 2024, soit postérieurement à l'introduction de la requête du ministre de l'intérieur, celui-ci déclare se désister de son appel, l'arrêté litigieux ayant été retiré le 9 octobre 2024. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte, l'intervention de la Cimade étant elle-même devenue sans objet.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à M. C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

------------------

Article 1er : Il est donné acte du désistement du ministre de l'intérieur.

Article 2 : Il n'y a pas lieu de statuer sur l'intervention de la Cimade.

Article 3 : L'Etat versera à M. C une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée au ministre de l'intérieur et à M. A C.

Copie en sera adressée à la Cimade.

Fait à Paris, le 28 octobre 2024

Signé : Terry Olson

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions