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AccueilJurisprudence administrativeN° 498707

Conseil d'État — Décision N° 498707

vendredi 20 juin 2025

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier498707
ECLIECLI:FR:CECHS:2025:498707.20250620
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Formation3ème chambre jugeant seule
Avocat requérantSCP WAQUET, FARGE, HAZAN, FELIERS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Mme A B a demandé au tribunal administratif de Lille, d'une part, d'annuler la décision du 4 mai 2021 par laquelle le ministre de l'agriculture et de l'alimentation l'a licenciée au terme de sa période d'essai, d'autre part, de condamner l'Etat à lui verser la somme de 15 000 euros au titre du préjudice moral et des troubles dans les conditions d'existence qu'elle estime avoir subis en raison de cette éviction illégale et, enfin, d'enjoindre à l'autorité administrative de la réintégrer à compter de la date de son éviction et de reconstituer sa carrière ou à défaut de condamner l'Etat à lui verser la somme de 48 000 euros au titre de sa perte de salaires. Par un jugement n° 2106001 du 7 juin 2023, le tribunal administratif de Lille a rejeté cette demande.

Par un arrêt n° 23DA01472 du 29 août 2024, la cour administrative d'appel de Douai a rejeté l'appel formé par Mme B contre ce jugement.

Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 4 novembre 2024 et 4 février 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, Mme B demande au Conseil d'Etat :

1°) d'annuler cet arrêt ;

2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à ses demandes ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;

- le décret n° 86-83 du 17 janvier 1986 ;

- le code de justice administrative ;

Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de Mme Christine Allais, conseillère d'Etat en service extraordinaire,

- les conclusions de M. Thomas Pez-Lavergne, rapporteur public ;

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Waquet, Farge, Hazan, Feliers, avocat de Mme A B ;

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".

2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'elle attaque, Mme B soutient que la cour administrative d'appel de Douai a dénaturé les pièces du dossier et méconnu les dispositions de l'article 9 du décret du 17 janvier 1986 en jugeant que le ministre de l'agriculture et de l'alimentation pouvait légalement assortir d'une période d'essai le contrat à durée déterminée, signé le 27 novembre 2020, par lequel il l'a recrutée sur un emploi d'agent contractuel de catégorie A pour exercer les fonctions d'inspecteur des frontières pour la période du 1er janvier 2021 au 31 décembre 2022, alors qu'elle avait déjà été recrutée sur un tel emploi par quatre contrats à durée déterminée couvrant la période du 11 février 2019 au 31 décembre 2020.

3. Ces moyens ne sont pas de nature à permettre l'admission du pourvoi.

D E C I D E :

--------------

Article 1er : Le pourvoi de Mme B n'est pas admis.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme A B.

Copie en sera adressée au ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire.

Délibéré à l'issue de la séance du 22 mai 2025 où siégeaient : M. Stéphane Verclytte, président de chambre, présidant ; Mme Sylvie Pellissier, conseillère d'Etat et Mme Christine Allais, conseillère d'Etat en service extraordinaire-rapporteure.

Rendu le 20 juin 2025.

Le président :

Signé : M. Stéphane Verclytte

La rapporteure :

Signé : Mme Christine Allais

La secrétaire :

Signé : Mme Elisabeth Ravanne

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