LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° 499000

Conseil d'État — Décision N° 499000

mercredi 29 octobre 2025

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier499000
ECLIECLI:FR:CECHS:2025:499000.20251029
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Formation7ème chambre jugeant seule
Avocat requérantSAS BOULLOCHE, COLIN, STOCLET ET ASSOCIÉS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

L’université Lumière Lyon 2 a demandé au tribunal administratif de Lyon de condamner solidairement les sociétés Arteo Construction, Projet Alu, Chabanne Architecte, Chabanne Ingénierie, Chabanne Energétique et Qualiconsult à lui verser, d’une part, la somme de 419 488 euros TTC, assortie des intérêts de droit à compter du 27 janvier 2014, capitalisés, sur le fondement de la garantie décennale des constructeurs, ou subsidiairement, sur celui de la responsabilité biennale et du défaut de conseil du maître d’œuvre, en réparation des désordres affectant l’isolation du bâtiment ICOM, et de mettre à la charge définitive des mêmes sociétés les frais et honoraires d’expertise. Par jugement n° 1909455 du 24 mai 2022, le tribunal administratif de Lyon a, d’une part, condamné solidairement les sociétés Arteo Construction, Projet Alu, Chabanne Architecte, Chabanne Ingénierie et Qualiconsult, sur le fondement de la garantie décennale des constructeurs, à lui verser la somme de 388 303,95 euros TTC, outre les intérêts de droit à compter du 4 décembre 2019, capitalisés, d’autre part, condamné les sociétés Chabanne Architecte, Chabanne Ingénierie, Qualiconsult et Batimontage à se garantir mutuellement, à hauteur de 30 % pour la société Batimontage, 15 % pour la société Chabanne Architecte, 10 % pour la société Chabanne Ingénierie et 10 % pour la société Qualiconsult, des condamnations prononcées à leur encontre, a rejeté les conclusions d’appel en garantie de la société Batimontage dirigées contre la société Arteo Construction comme portées devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître, a mis à la charge des sociétés Arteo Construction, Projet Alu, Chabanne Architecte, Chabanne Ingénierie, Qualiconsult, Batimontage et société Façade Da Silva les frais et honoraires d’expertise, à concurrence du partage de responsabilité déterminé au point 32 du jugement et rejeté le surplus des conclusions des parties.

Par un arrêt n° 22LY02261 du 19 septembre 2024, la cour administrative d’appel de Lyon a, en premier lieu, annulé l’article 3 du jugement en tant qu’il condamne la société Batimontage à garantir les sociétés Chabanne Architecte et Chabanne Ingénierie à hauteur de 30 % des condamnations prononcées à leur encontre et rejeté les conclusions d’appel en garantie des sociétés Chabanne Architecte et Chabanne Ingénierie dirigées contre la société Batimontage, en deuxième lieu, annulé l’article 4 du même jugement en tant qu’il condamne les sociétés Batimontage et Façade Da Silva aux dépens, en troisième lieu, porté la part des dépens supportée respectivement par les sociétés Chabanne Architecte et Chabanne Ingénierie à 40 % et 35 % et, en dernier lieu, rejeté le surplus des conclusions des parties.

Par un pourvoi sommaire, un mémoire complémentaire et un nouveau mémoire, enregistrés le 19 novembre 2024 et les 19 février et 3 septembre 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, les sociétés Chabanne Architecte et Chabanne Ingénierie demandent au Conseil d’Etat :

1°) d’annuler cet arrêt en tant qu’il leur fait grief ;

2°) de mettre à la charge des sociétés Batimontage, Façade Da Silva, Qualiconsult Sécurité, Projet Alu et Rey, de l’université Lumière Lyon 2 et de Me Allais, liquidateur judiciaire de la société Arteo Construction, la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.






Vu les autres pièces du dossier ;


Vu le code de justice administrative ;





Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de M. Cédric Arcos, conseiller d'Etat,


- les conclusions de M. Nicolas Labrune, rapporteur public ;

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SAS Boulloche, Colin, Stoclet et associés, avocat de la Société Chabanne Architecte et de la Société Chabanne Ingenierie ;





Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 822-1 du code de justice administrative : « Le pourvoi en cassation devant le Conseil d’Etat fait l’objet d’une procédure préalable d’admission. L’admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n’est fondé sur aucun moyen sérieux ».

2. Pour demander l’annulation de l’arrêt qu’elles attaquent, les sociétés Chabanne Architecte et Chabanne Ingénierie soutiennent que la cour administrative d’appel de Lyon a :
- insuffisamment motivé son arrêt et dénaturé les pièces du dossier en jugeant que les désordres en cause pouvaient être regardés comme apparents dans toute leur ampleur à la date de réception de l’ouvrage ;
- insuffisamment motivé son arrêt en omettant de répondre aux conclusions de la société Chabanne Ingénierie tendant à ce qu’elle soit mise hors de cause ;
- insuffisamment motivé son arrêt en ne précisant pas les motifs pour lesquels elle a estimé, comme le tribunal administratif, que la part de responsabilité de l’université devait être fixée à 5 % ;
- commis une erreur de droit et dénaturé les pièces du dossier en rejetant leurs conclusions tendant à être garanties par les autres constructeurs des condamnations prononcées contre elles au titre du manquement à leur devoir de conseil à la réception.

3. Aucun de ces moyens n’est de nature à permettre l’admission du pourvoi.






D E C I D E :
--------------

Article 1er : Le pourvoi des sociétés Chabanne Architecte et Chabanne Ingénierie n’est pas admis.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à la société Chabanne Architecte, première requérante dénommée.
Copie en sera adressée aux sociétés Batimontage, Façade Da Silva, Chabanne Energétique, Qualiconsult, Projet Alu et Rey, à Me Allais, liquidateur de la société Arteo Construction, et à l’université Lumière Lyon 2.





Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions