LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° 499356

Conseil d'État — Décision N° 499356

mardi 14 octobre 2025

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier499356
ECLIECLI:FR:CECHS:2025:499356.20251014
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Formation4ème chambre jugeant seule
Avocat requérantSCP RICHARD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Le conseil départemental des Bouches-du-Rhône de l’ordre des médecins, d’une part, et le Conseil national de l’ordre des médecins, d’autre part, ont porté plainte contre M. A... B... devant la chambre disciplinaire de première instance de Provence-Alpes-Côte d’Azur-Corse de l’ordre des médecins. Par deux ordonnances des 3 février et 1er avril 2021, le président de la chambre disciplinaire nationale de l’ordre des médecins a attribué le jugement de ces plaintes à la chambre disciplinaire de première instance de Nouvelle-Aquitaine de l’ordre des médecins. Par une décision du 3 décembre 2021, la chambre disciplinaire de première instance a infligé un blâme à M. B....

Par une décision du 2 octobre 2024, la chambre disciplinaire nationale de l’ordre des médecins a, d’une part, rejeté l’appel formé par M. B... contre cette décision et, d’autre part, sur appel du Conseil national de l’ordre des médecins, annulé cette même décision et interdit à M. B... d’exercer la médecine pendant deux ans à compter du 1er février 2025.

Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés le 2 décembre 2024 et le 3 mars 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, M. B... demande au Conseil d’Etat :

1°) d’annuler cette décision ;

2°) de mettre solidairement à la charge du conseil départemental des Bouches-du-Rhône de l’ordre des médecins et du Conseil national de l’ordre des médecins la somme de 3 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.



Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :
- la Constitution, notamment son Préambule ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l’éducation ;
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative ;



Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de M. Aurélien Gloux-Saliou, maître des requêtes,


- les conclusions de M. Jean-François de Montgolfier, rapporteur public ;

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Richard, avocat de M. B... ;




Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 822-1 du code de justice administrative : « Le pourvoi en cassation devant le Conseil d’Etat fait l’objet d’une procédure préalable d’admission. L’admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n’est fondé sur aucun moyen sérieux. »

2. Pour demander l’annulation de la décision de la chambre disciplinaire nationale de l’ordre des médecins qu’il attaque, M. B... soutient qu’elle est entachée :
- d’inexacte qualification juridique des faits en ce que, pour retenir à son encontre une méconnaissance du cadre légal applicable aux recherches impliquant la personne humaine et, par suite, un manquement aux dispositions de l’article R. 4127-15 du code de la santé publique, elle juge que l’étude qu’il a publiée en 2023 dans une revue scientifique avec notamment d’anciens collaborateurs de l’institut hospitalo-universitaire Méditerranée Infection, analysant les données cliniques collectées à l’occasion de la prise en charge en 2020 et 2021 au sein de cet institut d’environ 30 000 patients pour une infection par la covid-19, qui se sont vu administrer différentes combinaisons de spécialités dans des indications non couvertes par leur autorisation de mise sur le marché, est le résultat d’une recherche interventionnelle au sens du 1° de l’article L. 1121-1 du même code, qui aurait dû faire l’objet, préalablement à sa mise en œuvre, d’un avis favorable d’un comité de protection des personnes et d’une autorisation de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, alors que cette étude, qui se bornait à une analyse rétrospective du recours à ces spécialités dans le traitement de la covid-19, ne pouvait être qualifiée de recherche impliquant la personne humaine au sens de ce code ;
- de dénaturation des pièces du dossier en ce que, pour retenir à son encontre des manquements aux dispositions des articles R. 4127-8, R. 4127-32, R. 4127-39, R. 4127-13 et R. 4127-14 du code de la santé publique, elle estime qu’en persistant, d’une part, à prescrire l’hydroxychloroquine pour traiter la covid-19, d’autre part, à défendre publiquement le recours à cette spécialité dans le traitement de cette pathologie pendant l’épidémie et après celle-ci, en dépit du consensus scientifique et des avis et recommandations des autorités sanitaires en défaveur de ce médicament pour le traitement de la covid-19, et en diffusant une étude sur l’efficacité thérapeutique de l’hydroxychloroquine dans cette indication alors que les conditions de sa réalisation ne permettaient pas d’en tirer des conclusions scientifiques valides, il n’a pas établi ses prescriptions selon les données acquises de la science, a méconnu, par suite, son obligation de dispenser des soins consciencieux à ses patients en leur proposant un médicament dont l’efficacité était insuffisamment éprouvée, n’a pas fondé ses prises de position publiques sur des données confirmées et n’a ainsi pas fait preuve de la prudence exigée dans ces circonstances ;
- d’inexacte qualification juridique des faits en ce qu’elle juge qu’il a manqué à son devoir de confraternité et à son obligation de coopération avec les autorités compétentes en vue de la protection de la santé publique.

Il soutient, en outre, que la sanction infligée est hors de proportion avec les fautes qui lui sont reprochées.

3. Aucun de ces moyens n’est de nature à permettre l’admission du pourvoi.





D E C I D E :
--------------

Article 1er : Le pourvoi de M. B... n’est pas admis.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. A... B....
Copie en sera adressée au conseil départemental des Bouches-du-Rhône de l’ordre des médecins et au Conseil national de l’ordre des médecins.




Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions