vendredi 11 juillet 2025
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 499364 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2025:499364.20250711 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 8ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP ZRIBI, TEXIER |
Vu la procédure suivante :
La société à responsabilité limitée (SARL) A International a demandé au tribunal administratif de Melun de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés auxquelles elle a été assujettie au titre des exercices clos en 2016 et 2017, ainsi que des pénalités correspondantes. Par un jugement no 2005398 du 7 mai 2024, ce tribunal a rejeté sa demande.
Par une ordonnance n° 24PA02919 du 30 septembre 2024, le président de la 7ème chambre de la cour administrative d'appel de Paris a rejeté l'appel formé par la société A International contre ce jugement.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 2 décembre 2024 et 3 mars 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la société A International demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cette ordonnance ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Alexandre Lapierre, maître des requêtes en service extraordinaire,
- les conclusions de Mme Karin Ciavaldini, rapporteure publique ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Zribi et Texier, avocat de la SARL A International ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'ordonnance qu'elle attaque, la société A International soutient que le président de la 7ème chambre de la cour administrative d'appel de Paris :
- l'a entachée d'irrégularité faute d'en avoir signé la minute ;
- a omis de statuer sur ses conclusions tendant à l'annulation de la décision du 24 juin 2020 par laquelle l'administration fiscale a rejeté sa réclamation préalable ;
- a méconnu son office, inexactement qualifié les faits de l'espèce, dénaturé les pièces du dossier qui lui était soumis et s'est mépris sur la portée de ses écritures en jugeant qu'elle n'apportait aucun élément de fait ou de droit nouveau ;
- l'a insuffisamment motivée en ne répondant pas au moyen tiré de la méconnaissance des règles gouvernant la charge de la preuve par le tribunal administratif de Melun ;
- a commis une erreur de droit en faisant, par adoption des motifs des premiers juges, peser sur elle la charge de la preuve du caractère déductible des rémunérations litigieuses ;
- l'a insuffisamment motivée, a commis une erreur de droit et a dénaturé les pièces du dossier qui lui était soumis en retenant, par adoption des motifs des premiers juges, que l'administration fiscale avait à bon droit refusé la déduction de la totalité des rémunérations de Mme A au titre des exercices clos en 2016 et 2017, alors qu'il résultait de ces motifs que Mme A avait la qualité de cogérante et avait réalisé et signé des documents juridiques, ce qui justifiait la rémunération de l'exercice de son mandat social ;
- a commis une erreur de droit et dénaturé les pièces du dossier qui lui était soumis en jugeant qu'elle ne produisait que deux rapports de gestion signés par Mme A et en s'abstenant d'examiner l'intégralité des pièces qu'elle avait produites pour apprécier l'effectivité du travail de cette dernière ;
- a dénaturé les pièces du dossier qui lui était soumis en estimant que les rémunérations de Mme A n'avaient pas été versées en contrepartie d'un travail effectif ;
- l'a insuffisamment motivée en s'abstenant de répondre au moyen tiré de ce que la rémunération litigieuse devait être considérée de manière globale, à l'échelle de la cogérance exercée par les époux A ;
- a fait un usage abusif de la faculté offerte par le dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de la société A International n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à la société à responsabilité limitée A International.
Copie en sera adressée au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026