lundi 21 juillet 2025
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 499564 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2025:499564.20250721 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 8ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SARL CABINET BRIARD, BONICHOT ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
La société civile immobilière (SCI) Maisons et Décors a demandé au tribunal administratif de Montpellier de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés auxquelles elle a été assujettie au titre des exercices clos en 2014, 2015 et 2016 et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été réclamés au titre de la période du 1er janvier 2015 au 31 décembre 2016, ainsi que des pénalités correspondantes et de l'amende prévue à l'article 1759 du code général des impôts qui lui a été infligée au titre de la période du 1er janvier 2014 au 31 décembre 2016. Par un jugement n° 2005430 du 3 octobre 2022, ce tribunal a fait droit à sa demande.
Par un arrêt n° 22TL22240 du 10 octobre 2024, la cour administrative d'appel de Toulouse, statuant sur appel du ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, a annulé ce jugement et remis à la charge de la société Maisons et Décors les impositions dont le tribunal avait prononcé la décharge.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 10 décembre 2024 et 10 mars 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la société Maisons et Décors demande au Conseil d'Etat d'annuler cet arrêt.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Alianore Descours, maîtresse des requêtes en service extraordinaire ;
- les conclusions de M. Romain Victor, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SARL cabinet Briard, Bonichot et Associés, avocat de la société Maisons et Décors ;
Vu la note en délibéré, enregistrée le 10 juillet 2025, présentée par la société Maisons et Décors ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'elle attaque, la société Maisons et Décors soutient que la cour administrative d'appel de Toulouse :
- l'a insuffisamment motivé en fondant son appréciation de l'intention spéculative qu'aurait eue la société lors de l'opération en litige sur l'importance de la marge qu'elle en a retirée, sans chiffrer celle-ci ;
- a dénaturé les pièces du dossier qui lui était soumis en estimant que l'unique des deux courriers qu'elle avait adressés à l'administration, le 20 mars 2018, et dont celle-ci avait accusé réception faisait suite à sa demande de désignation des bénéficiaires des distributions résultant des rehaussements de ses résultats, et que l'administration y avait répondu ;
- a commis une erreur de droit et donné aux faits de l'espèce une inexacte qualification juridique en jugeant, au regard de motifs inopérants, tirés de l'absence de paiement des loyers dus sur la partie de l'ensemble immobilier louée à ses associés, membres de la même famille, et à une entreprise du même nom, de la qualité de promoteur du père de cette famille, qui n'était, lui, pas associé, et de la revente de lots inachevés, et sans tenir compte des éléments pertinents qu'elle avait avancés pour les contredire, tirés notamment de ce qu'une partie des biens en litige avait été occupée par cette famille en tant que résidence principale et que l'opération n'avait généré in fine qu'une marge de 1 458 euros, que l'administration avait établi la preuve d'une intention spéculative de sa part s'agissant de l'acquisition à laquelle elle avait procédé en juillet 2009 à Castelnau-le-Lez (Hérault), justifiant la requalification de l'activité civile de cette société en activité de marchand de biens ;
- a dénaturé les pièces du dossier qui lui était soumis en estimant qu'elle avait retiré de cette opération une marge conséquente.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de la société Maisons et Décors n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à la société civile immobilière Maisons et Décors.
Copie en sera adressée au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.
Délibéré à l'issue de la séance du 3 juillet 2025 où siégeaient : M. Thomas Andrieu, président de chambre, présidant ; M. Jonathan Bosredon, conseiller d'Etat et Mme Alianore Descours, maîtresse des requêtes en service extraordinaire-rapporteure.
Rendu le 21 juillet 2025.
Le président :
Signé : M. Thomas Andrieu
La rapporteure :
Signé : Mme Alianore Descours
Le secrétaire :
Signé : M. Aurélien Engasser
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026