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AccueilJurisprudence administrativeN° 499926

Conseil d'État — Décision N° 499926

mercredi 11 février 2026

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier499926
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationZ
Formation5ème chambre

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Mme A... B... a demandé au tribunal administratif de Nantes d’annuler pour excès de pouvoir la décision du 12 avril 2024 par laquelle le préfet de la Loire a refusé de procéder à l’échange de son permis de conduire russe contre un permis de conduire français. Par une ordonnance n° 2408664 du 25 juin 2024, prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président du tribunal administratif a rejeté sa demande.

Par une ordonnance n° 24NT03519 du 17 décembre 2024, le président de la cour administrative d’appel de Nantes a transmis à la cour administrative de Versailles, en application de l’article R. 322-1 du code de justice administrative, la requête, enregistrée le 16 décembre 2024 au greffe de cette cour, présentée par Mme B....

Par une ordonnance n° 24VE03336 du 20 décembre 2024, enregistrée le 20 décembre 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, la présidente de la cour administrative d’appel de Versailles a transmis au Conseil d’Etat, en application de l’article R. 351-2 du code de justice administrative, le pourvoi, enregistré le 17 décembre 2024 au greffe de cette cour, présenté par Mme B.... Par ce pourvoi, Mme B... demande au Conseil d’Etat :


1°) d’annuler cette ordonnance ;

2°) réglant l’affaire au fond, de faire droit à sa demande.


Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative ;








Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 822-1 du code de justice administrative : « Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ». Aux termes du troisième alinéa de l’article R. 822-5 du même code : « Lorsque le pourvoi est irrecevable pour défaut de ministère d'avocat (…), le président de la chambre peut décider par ordonnance de ne pas l'admettre ». Selon l’article R. 821-3 du même code : « Le ministère d'un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation est obligatoire pour l'introduction, devant le Conseil d'Etat, des recours en cassation, à l'exception de ceux dirigés contre les décisions des juridictions de pension ». Enfin, en vertu du premier alinéa de l’article R. 612-1 du même code : « Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser ».

2. Le pourvoi de Mme B..., qui n’est pas au nombre de ceux que l’article R. 821-3 du code de justice administrative dispense de l’obligation de ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation. En application de l’article R. 612-1 du même code, l’intéressée a été invitée à régulariser son pourvoi dans un délai d’un mois par un courrier notifié le 10 décembre 2025. A la date de la présente ordonnance, Mme B... n’a pas régularisé son pourvoi. Par suite, il n’est pas recevable et ne peut, dès lors, être admis.


O R D O N N E :

Article 1er : Le pourvoi de Mme B... n’est pas admis.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....


Fait à Paris, le 11 février 2026


Signé : Jean-Philippe Mochon




La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.


Pour expédition conforme ;
Pour le secrétaire du contentieux, par délégation :

Bernard Longieras


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