LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° 500324

Conseil d'État — Décision N° 500324

mercredi 16 juillet 2025

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier500324
ECLIECLI:FR:CECHS:2025:500324.20250716
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Formation9ème chambre jugeant seule
Avocat requérantSCP CELICE, TEXIDOR, PERIER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

La société Nature et Prestige a demandé au tribunal administratif de Marseille de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés auxquelles elle a été assujettie au titre des exercices clos en 2008 et de 2010 à 2014, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été réclamés pour la période du 1er janvier 2010 au 31 décembre 2014 ainsi que des pénalités correspondantes, et de lui maintenir le bénéfice du sursis de paiement en application des dispositions de l'article L. 277 du livre des procédures fiscales. Par un jugement n° 2006064 du 16 septembre 2022, ce tribunal a rejeté sa demande.

Par un arrêt n° 22MA02728 du 5 novembre 2024, la cour administrative d'appel de Marseille a rejeté l'appel formé par la société Nature et Prestige contre ce jugement.

Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 6 janvier et 7 avril 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la société

Nature et Prestige demande au Conseil d'Etat :

1°) d'annuler cet arrêt ;

2°) de renvoyer l'affaire à la cour administrative d'appel de Marseille ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative ;

Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de M. Julien Barel, maître des requêtes en service extraordinaire,

- les conclusions de Mme Céline Guibé, rapporteure publique ;

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Célice, Texidor, Perier, avocat de la société Nature et Prestige ;

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".

2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'elle attaque, la société

Nature et Prestige soutient que la cour administrative d'appel de Marseille :

- a commis une erreur de droit ou, à tout le moins, l'a insuffisamment motivé en se bornant à rechercher si les pièces issues de la procédure pénale utilisées par l'administration fiscale pour établir les impositions en litige n'avaient pas été annulées par le juge pénal, sans s'assurer qu'elles ne découlaient pas de l'exploitation des pièces annulées ;

- a dénaturé les pièces du dossier qui lui était soumis en estimant que les pièces utilisées par l'administration fiscale pour établir les impositions en litige étaient toujours présentes dans le dossier pénal et qu'elles ne découlaient pas de l'exploitation des pièces annulées par la chambre de l'instruction de la cour d'appel d'Aix-en-Provence ;

- a dénaturé les pièces du dossier qui lui était soumis en estimant, en premier lieu, que la somme de 80 630 euros était au nombre des sommes qu'aurait appréhendées son associé au titre de recettes sociales dissimulées, en deuxième lieu, qu'il ressortait sans ambiguïté des déclarations de celui-ci qu'il reconnaissait avoir appréhendé la somme globale de 740 600 euros représentant des recettes sociales dissimulées et, en dernier lieu, que l'administration fiscale apportait la preuve, d'une part, de l'appréhension par son associé de cette somme et, d'autre part, que celle-ci correspondait à la contrepartie de prestations qu'elle aurait réalisées.

3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.

D E C I D E :

--------------

Article 1er : Le pourvoi de la société Nature et Prestige n'est pas admis.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à la société Nature et Prestige.

Copie en sera adressée au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.

Délibéré à l'issue de la séance du 19 juin 2025 où siégeaient : Mme Anne Egerszegi, présidente de chambre, présidant ; M. Vincent Daumas, conseiller d'Etat et M. Julien Barel, maître des requêtes en service extraordinaire-rapporteur.

Rendu le 16 juillet 2025.

La présidente :

Signé : Mme Anne Egerszegi

Le rapporteur :

Signé : M. Julien Barel

Le secrétaire :

Signé : M. Gilles Ho

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour la secrétaire du contentieux, par délégation :

Décisions similaires

TA78Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076

03/08/2026

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781

03/08/2026

← Retour aux décisions