LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° 500402

Conseil d'État — Décision N° 500402

jeudi 18 décembre 2025

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier500402
ECLIECLI:FR:CECHS:2025:500402.20251218
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation5ème chambre jugeant seule
Avocat requérantSCP FABIANI PINATEL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Mme B... A... a demandé au tribunal administratif de Toulon de condamner le centre hospitalier intercommunal (CHI) de Brignoles à lui verser une indemnité d’un montant total de 430 663,30 euros en réparation des préjudices qu’elle estime avoir subis du fait d’une intervention chirurgicale réalisée le 15 décembre 2015. Par un jugement n° 2002920 du 30 mars 2023, le tribunal administratif de Toulon a condamné le CHI de Brignoles à lui verser la somme totale de 221 668,02 euros.

Par un arrêt n° 23MA01325 du 8 novembre 2024, la cour administrative d’appel de Marseille a ramené à 41 528 euros la somme mise à la charge du CHI de Brignoles.

Par un pourvoi sommaire, un mémoire complémentaire et un mémoire en réplique, enregistrés les 8 janvier, 8 avril et 13 octobre 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, Mme A... demande au Conseil d’Etat :

1°) d’annuler cet arrêt ;

2°) réglant l’affaire au fond, de faire droit à ses conclusions d’appel ;

3°) de mettre à la charge du CHI de Brignoles la somme de 4 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.



Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative ;


Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Hortense Naudascher, maîtresse des requêtes,
- les conclusions de M. Florian Roussel, rapporteur public ;

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Fabiani, Pinatel, avocat de Mme A... et à la SARL Le Prado - Gilbert, avocat du centre hospitalier intercommunal de Brignoles ;





Considérant ce qui suit :

1. Il ressort des pièces du dossier soumis aux juges du fond que Mme A... a subi, le 15 décembre 2015, au centre hospitalier intercommunal (CHI) de Brignoles une opération pour une lésion ovarienne infectieuse gauche par voie coelioscopique. Les suites opératoires ont été marquées par une plaie accidentelle de la vessie ainsi qu’une nécrose iléale qui ont rendu nécessaires de nombreuses autres interventions. Par un jugement du 30 mars 2023, le tribunal administratif de Toulon a condamné le CHI de Brignoles à verser à Mme A... la somme totale de 221 668,02 euros en réparation de ses préjudices. Mme A... se pourvoit en cassation contre l’arrêt du 8 novembre 2024 par lequel la cour administrative d’appel de Marseille a ramené à 41 528 euros la somme mise à la charge du CHI de Brignoles au titre de la réparation de ses préjudices. Mme A... doit être regardée comme demandant l’annulation de cet arrêt en tant qu’il statue sur l’indemnisation de ses chefs de préjudice tenant à la perte de gains professionnels futurs et de droits à pension et à l’incidence professionnelle.

2. La cour administrative d’appel a jugé, par des motifs non contestés de son arrêt, que Mme A... avait, en raison de la faute commise, perdu une chance sérieuse d’être recrutée par un contrat à durée indéterminée correspondant à une promesse d’embauche sans période d’essai qui lui avait été adressé quatre jours avant l’accident par une société de transports, et a en conséquence condamné le centre hospitalier, à l’indemniser de la perte de revenus subie jusqu’à la date de la consolidation de son état de santé sur la base de la rémunération qu’elle aurait dû ainsi percevoir. En se fondant, pour refuser, malgré cette perte de chance sérieuse, d’indemniser tout préjudice professionnel au titre de la période postérieure à cette consolidation, le 15 décembre 2016, sur les seules circonstances, que, d’une part, l’intéressée avait été recrutée au cours de cette période à plusieurs reprises par des contrats à durée déterminée puis, à compter du 1er juin 2021, par un contrat à durée indéterminée en qualité de vendeuse, et avait de ce fait perçu des revenus professionnels et que, d’autre part, son déficit fonctionnel permanent ne la rendait pas inapte à l’exercice d’une activité professionnelle, alors qu’il lui appartenait d’évaluer le manque à gagner qu’elle avait subi au regard des revenus que lui aurait assurés le contrat à durée indéterminée qui lui avait été proposé, la cour a commis une erreur de droit.

3. Il résulte de ce qui précède, et sans qu’il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens du pourvoi, qu’il a lieu d’annuler l’arrêt de la cour administrative d’appel de Marseille en tant qu’il statue sur l’indemnisation des chefs de préjudice tenant à la perte de gains professionnels futurs, de droits à pension et à l’incidence professionnelle subie par Mme A....

4. Il y a lieu de mettre à la charge du CHI de Brignoles une somme de 3 000 euros à verser à Mme A... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.





D E C I D E :
--------------

Article 1er : L’arrêt du 8 novembre 2024 de la cour administrative d’appel de Marseille est annulé en tant qu’il statue sur l’indemnisation des chefs de préjudice tenant à la perte de gains professionnels futurs, de droits à pension et à l’incidence professionnelle subie par Mme A....

Article 2 : L’affaire est renvoyée, dans cette mesure, à la cour administrative d’appel de Marseille.

Article 3 : Le CHI de Brignoles versera la somme de 3 000 euros à Mme A... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : La présente décision sera notifiée à Mme B... A... et au centre hospitalier intercommunal de Brignoles.
Copie en sera adressée à la caisse primaire d’assurance maladie du Var.




Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions