LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° 500867

Conseil d'État — Décision N° 500867

mercredi 12 novembre 2025

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier500867
ECLIECLI:FR:CECHS:2025:500867.20251112
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Formation5ème chambre jugeant seule
Avocat requérantSCP ROCHETEAU, UZAN-SARANO & GOULET

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

M. A... B... a demandé au tribunal administratif de Caen, à titre principal, d’ordonner une expertise médicale avant dire droit et, à titre subsidiaire, de condamner le centre hospitalier universitaire (CHU) de Caen à lui verser la somme de 252 220,50 euros en réparation des préjudices qu’il estime avoir subis du fait d’une opération pratiquée le 11 septembre 2017 ou, à défaut, de mettre cette somme à la charge de l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (ONIAM) au titre de la solidarité nationale. Par un jugement n° 2102694 du 26 mai 2023, le tribunal administratif a rejeté sa demande.

Par un arrêt n° 23NT02250 du 20 décembre 2024, la cour administrative d’appel de Nantes a rejeté l’appel formé par M. B... contre ce jugement.

Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 24 janvier et 22 avril 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d’État, M. B... demande au Conseil d'État :

1°) d’annuler cet arrêt ;

2°) réglant l’affaire au fond, de faire droit à son appel ;

3°) de mettre à la charge du CHU de Caen et de l’ONIAM la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.





Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative ;


Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de M. Julien Boucher, conseiller d'Etat,


- les conclusions de M. Florian Roussel, rapporteur public.

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Rocheteau, Uzan-Sarano & Goulet, avocat de M. B....





Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 822-1 du code de justice administrative : « Le pourvoi en cassation devant le Conseil d’Etat fait l’objet d’une procédure préalable d’admission. L’admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n’est fondé sur aucun moyen sérieux ».

2. Pour demander l’annulation de l’arrêt de la cour administrative d’appel de Nantes qu’il attaque, M. B... soutient qu’il est entaché :
- de dénaturation des pièces du dossier et d’inexacte qualification juridique des faits de l’espèce en ce qu’il juge, pour écarter la responsabilité du CHU de Caen au titre d’un manquement à son obligation d’information, que la pathologie dont il était atteint aurait abouti, en cas d’abstention chirurgicale, à une tétraplégie dans un délai de six mois, alors que le rapport de l’expertise médicale diligentée par la commission de conciliation et d’indemnisation faisait état d’un simple risque de tétraplégie ;
- de dénaturation des pièces du dossier et d’erreur de droit en ce qu’il juge qu’il n’existait pas d’alternative thérapeutique à l’opération subie, alors qu’une laminectomie avait été initialement envisagée ;
- de dénaturation des pièces du dossier et d’erreur de droit en ce qu’il se fonde, pour affirmer qu’il aurait consenti à l’opération s’il avait bénéficié d’une information adéquate, sur la circonstance qu’il avait manifesté sa volonté d’être opéré ;
- de dénaturation des pièces du dossier en ce qu’il juge qu’il n’a pas conservé de séquelles de la pneumopathie contractée lors de son hospitalisation de 2017 ;
- de dénaturation des pièces du dossier en ce qu’il juge que le retard avec lequel lui a été dispensée une rééducation orthophonique n’a pas eu d’incidence sur sa récupération ;
- d’erreur de droit en ce qu’il se fonde, pour juger que la survenance du dommage constitué par l’accident vasculaire ischémique ne présentait pas une probabilité faible, sur le taux de survenance de cette complication, sans rechercher quel était le taux de survenance d’une complication entraînant l’ensemble des séquelles en cause ;
- d’insuffisance de motivation et de dénaturation des pièces du dossier en ce qu’il juge, sans s’en expliquer, que les troubles du timbre de la voix et de la déglutition qu’il a subis ne sont pas suffisamment graves pour justifier une prise en charge au titre de la solidarité nationale ;
- de dénaturation des pièces du dossier, d’inexacte qualification juridique des faits et d’erreur de droit en ce qu’il juge que ces troubles ne pouvaient être qualifiés d’accident médical, alors qu’il ne pouvait être prévu qu’il conserve de tels troubles après son opération et que le rapport d’expertise concluait expressément à l’existence d’un accident médical non fautif aux conséquences anormales.

3. Aucun de ces moyens n’est de nature à permettre l’admission du pourvoi.





D E C I D E :
--------------

Article 1er : Le pourvoi de M. B... n’est pas admis.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. A... B....
Copie en sera adressée au centre hospitalier universitaire de Caen et à l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales.

Délibéré à l'issue de la séance du 9 octobre 2025 où siégeaient : M. Jean-Philippe Mochon, président de chambre, présidant ; M. Jean-Dominique Langlais, conseiller d'Etat et M. Julien Boucher, conseiller d'Etat-rapporteur.

Rendu le 12 novembre 2025.

Le président :
Signé : M. Jean-Philippe Mochon


Le rapporteur :
Signé : M. Julien Boucher

Le secrétaire :
Signé : M. Bernard Longieras




Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions