LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° 501700

Conseil d'État — Décision N° 501700

vendredi 28 novembre 2025

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier501700
ECLIECLI:FR:CECHS:2025:501700.20251128
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation5ème chambre jugeant seule
Avocat requérantSCP CELICE, TEXIDOR, PERIER;SCP GUÉRIN - GOUGEON

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

Le président du conseil central de la section H de l’ordre des pharmaciens a formé plainte contre M. A..., pharmacien des hôpitaux, praticien hospitalier, devant la chambre de discipline du conseil central de cette section H. Par une décision n° AD/07344-2/CD du 2 novembre 2023, cette chambre de discipline a, d’une part, refusé de transmettre au Conseil d’Etat la question prioritaire de constitutionnalité soulevée par M. B... A..., et, d’autre part, prononcé contre lui la sanction disciplinaire de l’interdiction temporaire d’exercer la pharmacie pour une durée de trois ans, dont un an avec sursis.

Par une décision n° AD/07344-3/CN du 20 décembre 2024, la chambre de discipline du Conseil national de l’ordre des pharmaciens, statuant sur l’appel formé par M. A..., a annulé la décision du 2 novembre 2023 de la chambre de discipline du conseil central de la section H de l’ordre des pharmaciens, puis, statuant par la voie de l’évocation, a refusé de transmettre au Conseil d’Etat la question prioritaire de constitutionnalité soulevée par M. A... et prononcé contre lui la sanction disciplinaire de l’interdiction temporaire d’exercer la pharmacie pour une durée de trois ans, dont dix-huit mois avec sursis, et dit que cette sanction s’exécuterait du 1er mai 2025 au 31 octobre 2026 inclus.

1° Sous le n° 501700, par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 19 février et 19 mai 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. A... demande au Conseil d’Etat :

1°) d’annuler cette décision ;

2°) de mettre à la charge du Conseil national de l’ordre des pharmaciens la somme de 5 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

2° Sous le n° 504489, par une requête, enregistrée le 19 mai 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. A... demande au Conseil d'Etat :

1°) d’ordonner, sur le fondement de l’article R. 821-5 du code de justice administrative, qu’il soit sursis à l’exécution de la décision du 20 décembre 2024 de la chambre de discipline du Conseil national de l’ordre des pharmaciens ;

2°) de mettre à la charge du Conseil national de l’ordre des pharmaciens la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.





…………………………………………………………………………




Vu les autres pièces des dossiers ;

Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative ;


Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de M. Bastien Brillet, maître des requêtes en service extraordinaire,


- les conclusions de M. Maxime Boutron, rapporteur public ;

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Guérin - Gougeon, avocat de M. A... ;




Considérant ce qui suit :

1. Le pourvoi et la requête présentés par M. A... présentent à juger les mêmes questions. Il y a lieu de les joindre pour statuer par une même décision.

Sur le pourvoi :

2. M. A... se pourvoit en cassation contre la décision du 20 décembre 2024 par laquelle la chambre de discipline du Conseil national de l’ordre des pharmaciens lui a infligé la sanction disciplinaire de l’interdiction temporaire d’exercer la pharmacie pour une durée de trois ans, dont dix-huit mois avec sursis. Il conteste, à l’occasion de ce pourvoi, par un mémoire distinct, cette même décision en tant qu’elle a refusé de transmettre au Conseil d’Etat la question de la conformité aux droits et libertés garantis par la Constitution des articles L. 453-1, L. 453-3 et L. 532-1 du code général de la fonction publique et de l’article L. 6152-1 du code de la santé publique.

2. Aux termes de l’article L. 822-1 du code de justice administrative : « Le pourvoi en cassation devant le Conseil d’Etat fait l’objet d’une procédure préalable d’admission. L’admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n’est fondé sur aucun moyen sérieux ».

3. Aux termes de l’article R. 771-16 du même code : « Lorsque l'une des parties entend contester devant le Conseil d'Etat, à l'appui d'un appel ou d'un pourvoi en cassation formé contre la décision qui règle tout ou partie du litige, le refus de transmission d'une question prioritaire de constitutionnalité précédemment opposé, il lui appartient, à peine d'irrecevabilité, de présenter cette contestation avant l'expiration du délai de recours dans un mémoire distinct et motivé, accompagné d'une copie de la décision de refus de transmission. La contestation du refus de transmission par la voie du recours incident doit, de même, faire l'objet d'un mémoire distinct et motivé, accompagné d'une copie de la décision de refus de transmission. »

4. Pour demander l’annulation de la décision qu’il attaque en tant qu’elle a refusé de transmettre au Conseil d’Etat la question de la conformité aux droits et libertés garantis par la Constitution des articles L. 453-1, L. 453-3 et L. 532-1 du code général de la fonction publique et de l’article L. 6152-1 du code de la santé publique, M. A... soutient qu’en regardant la question posée comme dépourvue de caractère sérieux, la chambre de discipline du Conseil national de l’ordre des pharmaciens a inexactement qualifié la question de la conformité de ces dispositions aux droits et libertés garantis par la Constitution.

5. Pour demander l’annulation de la décision de la chambre de discipline du Conseil national de l’ordre des pharmaciens qu’il attaque, M. A... soutient qu’elle est entachée :

- d’erreur de droit en ce qu’elle ne relève pas d’office l’incompétence de la juridiction ordinale à son égard, alors qu’il avait été préalablement radié du tableau de l’ordre des pharmaciens à l’initiative du conseil central de la section H de cet ordre ;

- d’irrégularité, faute pour la chambre de discipline de lui avoir communiqué le mémoire en défense produit par le président du conseil central de la section H de l’ordre des pharmaciens, sur lequel elle s’est fondée ;

- d’omission de réponse à ses moyens d’appels tirés de la méconnaissance des dispositions de l’article R. 4235-1 du code de la santé publique, de la méconnaissance de l’obligation d’information pesant sur le pharmacien, de la méconnaissance des dispositions protégeant les lanceurs d’alerte, de la méconnaissance de la liberté d’expression, et de la méconnaissance de l’indépendance professionnelle du pharmacien ;

- d’omission de statuer, après évocation, sur ses moyens de première instance tirés de la méconnaissance des dispositions de l’article R. 4235-2 du code de la santé publique, de ce que plusieurs autorités sanitaires ont fait un mésusage, tel que défini par les dispositions de l’article R. 5121-152 du code de la santé publique, du vaccin contre la covid-19, de ce que ses alertes visaient à faire obstacle à l’engagement de la responsabilité du centre hospitalier de Cholet du fait des produits défectueux sur le fondement des articles 1245 à 1245-17 du code civil, et de ce que les décisions prises en matière de politique vaccinale ont méconnu les dispositions de l’article R. 1110-5 du code de la santé publique ;

- d’erreur de droit et de dénaturation des pièces du dossier en ce qu’elle écarte le moyen tiré de la méconnaissance de la règle non bis in idem ;

- d’inexacte qualification juridique des faits en ce qu’elle juge qu’il a outrepassé le cadre institutionnel de ses missions et favorisé des pratiques contraires aux actions entreprises par les autorités publiques en vue de la préservation de la santé publique, en méconnaissance des dispositions des articles R. 4235-3, R. 4235-8 et R. 4235-10 du code de la santé publique ;

Il soutient en outre que la chambre de discipline lui a infligé une sanction hors de proportion avec les faits reprochés.

6. Aucun de ces moyens n’est de nature à justifier l’admission du pourvoi.

Sur la requête à fin de sursis à exécution :

7. Il résulte de ce qui précède que le pourvoi formé par M. A... contre la décision du 20 décembre 2024 de la chambre de discipline du Conseil national de l’ordre des pharmaciens n’est pas admis. Par suite, ses conclusions à fin de sursis de cet arrêt sont devenues sans objet.





D E C I D E :

--------------

Article 1er : Le pourvoi n° 501700 de M. A... n’est pas admis.

Article 2 : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête n° 540489 de M. A....

Article 3 : La présente décision sera notifiée à M. B... A....
Copie en sera adressé au conseil central de la section H de l’ordre des pharmaciens, au Conseil national de l’ordre des pharmaciens et à la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées.

Délibéré à l'issue de la séance du 21 octobre 2025 où siégeaient : M. Jean-Philippe Mochon, président de chambre, présidant ; M. Alain Seban, conseiller d’Etat et M. Bastien Brillet, maître des requêtes en service extraordinaire-rapporteur.

Rendu le 28 novembre 2025.

Le président :
Signé : M. Jean-Philippe Mochon


Le rapporteur :
Signé : M. Bastien Brillet

La secrétaire :
Signé : Mme Nathalie Pilet




Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions