vendredi 20 juin 2025
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 502618 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2025:502618.20250620 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 8ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP FABIANI PINATEL |
Vu la procédure suivante :
La société par actions simplifiée (SAS) Galerie Vallois a demandé au tribunal administratif de Paris de prononcer la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée mis à sa charge au titre de la période du 1er janvier 2013 au 31 décembre 2014, des rappels de retenue à la source qui lui ont été réclamés sur le fondement de l'article 182 B du code général des impôts au titre des années 2013 et 2014 et des rappels de taxe sur les bijoux, objets d'art, de collection ou d'antiquité et de contribution au remboursement de la dette sociale auxquels elle a été assujettie au titre de la période du 1er janvier au 31 décembre 2014, ainsi que des pénalités correspondantes, et de l'amende qui lui a été infligée sur le fondement du 2° de l'article 1761 du code général des impôts.
Par un jugement n° 2103390 du 7 décembre 2023, ce tribunal a rejeté sa demande.
Par un arrêt n° 24PA00538 du 24 janvier 2025, la cour administrative d'appel de Paris a rejeté l'appel formé par la société contre ce jugement ainsi que ses conclusions, présentées pour la première fois en appel, tendant à ce qu'il soit ordonné à l'administration de prononcer le dégrèvement d'une somme de 198 000 euros relative aux provisions insuffisamment constituées lors de l'exercice clos en 2013.
Par un pourvoi, enregistré le 21 mars 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la SAS Galerie Vallois demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à son appel ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 10 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Alianore Descours, maîtresse des requêtes en service extraordinaire,
- les conclusions de Mme Karin Ciavaldini, rapporteure publique ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Fabiani, Pinatel, avocat de la Société Galerie Vallois ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux. ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'elle attaque, la société Galerie Vallois soutient que la cour administrative d'appel de Paris :
- l'a insuffisamment motivé et a commis une erreur de droit au regard de l'article 74 de l'annexe III au code général des impôts en jugeant, en dépit des documents bancaires qu'elle avait produits et sans répondre à son moyen tiré de ce que la production de ces documents inversait la charge de la preuve, qu'elle n'établissait pas la réalité des opérations d'exportation exonérées de taxe sur la valeur ajoutée ;
- l'a insuffisamment motivé en omettant de répondre au moyen, implicitement soulevé devant elle, tiré de ce que la preuve de l'exportation devait être appréciée au regard du 2° du I de l'article 262 du code général des impôts ;
- s'est méprise sur la portée de ses écritures, a méconnu les règles gouvernant la charge de la preuve, commis une erreur de droit et dénaturé les pièces du dossier qui lui était soumis en jugeant qu'elle n'alléguait ni n'établissait que les vendeurs des objets d'art qu'elle avait acquis avaient opté, dans les conditions prévues par l'article 150 VL du code général des impôts, pour l'imposition selon le régime des plus-values de l'article 150 UA du même code, de sorte qu'elle n'était pas redevable de la taxe forfaitaire prévue par l'article 150 VI de ce code ;
- a commis une erreur de droit et dénaturé les pièces du dossier qui lui était soumis en jugeant, s'agissant de la retenue à la source prévue par l'article 182 B du code général des impôts, qu'elle n'avait pas établi que certains vendeurs étaient résidents fiscaux étrangers, alors que les mentions des factures, notamment les coordonnées bancaires, qu'elle avait produites démontraient suffisamment cette qualité ;
- l'a entaché en conséquence d'erreurs de droits en jugeant que l'administration avait pu lui infliger des pénalités, une amende et des intérêts de retard alors que les impositions en litige n'étaient pas fondées.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à justifier l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
--------------
Article 1er : Le pourvoi de la société Galerie Vallois n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à la société par actions simplifiée Galerie Vallois.
Copie en sera adressée au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.GYVM08EV
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026