mercredi 11 juin 2025
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 503448 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2025:503448.20250611 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 7ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP ROCHETEAU, UZAN-SARANO & GOULET |
Vu la procédure suivante :
Par quatre requêtes, le préfet des Alpes-Maritimes a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Nice, sur le fondement de l'article L. 554-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution des sous-traités d'exploitation des lots n°s 3, 5/6, 7 et 8 de la plage artificielle des Sablettes conclus le 23 mai 2024 entre la commune de Menton et les sociétés La Pergola, La French Plage, Calabrò Beach Club et Caesar Plage. Par quatre ordonnances n°s 2500306, 2500313, 2500317 et 2500319 du 12 février 2025, le juge des référés du tribunal administratif de Nice a fait droit à ces demandes.
Par une ordonnance n°s 25MA00502, 25MA00504, 25MA00507, 25MA00508, 25MA00511, 25MA00512 du 28 mars 2025, le juge des référés de la cour administrative d'appel de Marseille a rejeté les appels formés par la commune de Menton, ainsi que, s'agissant des lots n°s 3 et 5/6, respectivement par la société La Pergola, d'une part, et M. B A et la société La French Plage, d'autre part, contre cette ordonnance.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 14 et 17 avril 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la commune de Menton demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cette ordonnance ;
2°) statuant en référé, de faire droit à ses appels ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 6 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de la commande publique ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Hervé Cassara, maître des requêtes,
- les conclusions de M. Marc Pichon de Vendeuil, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Rocheteau, Uzan-Sarano et Goulet, avocat de la commune de Menton ;
Considérant ce qui suit :
1.Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2.Pour demander l'annulation de l'ordonnance qu'elle attaque, la commune de Menton soutient que le juge des référés de la cour administrative d'appel de Marseille a :
- insuffisamment motivé son ordonnance, commis une erreur de droit, inexactement qualifié les faits de l'espèce et dénaturé les pièces du dossier en jugeant que la demande du préfet des Alpes-Maritimes du 4 juillet 2024 de communication de pièces avait régulièrement interrompu le délai de recours ;
- commis une erreur de droit, inexactement qualifié ou dénaturé les faits de l'espèce, en jugeant sérieux le moyen tiré de la méconnaissance de son obligation de hiérarchisation des critères résultant de l'article R. 3124-5 du code de la commande publique ;
- commis une erreur de droit, inexactement qualifié ou dénaturé les faits de l'espèce, en jugeant sérieux le moyen tiré du caractère incomplet, et donc irrégulier, du dossier de candidature du candidat retenu, au motif qu'il ne comportait que " la seule caution personnelle de M. D A, dont rien n'indique qu'elle serait équivalente à une caution bancaire " ;
- inexactement qualifié ou dénaturé les faits de l'espèce en jugeant qu'il ne résultait pas de l'instruction que l'intérêt général ne faisait pas obstacle à la résiliation des contrats, pour en valider la suspension.
3.Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de la commune de Menton n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à la commune de Menton.
Copie en sera adressée au ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation, à M. B A, à la société La French Plage, à la société La Pergola, à la société Calabrò Beach Club et à la société Caesar Plage.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026