LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° 504533

Conseil d'État — Décision N° 504533

jeudi 5 février 2026

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier504533
ECLIECLI:FR:CECHS:2026:504533.20260205
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème chambre jugeant seule
Avocat requérantSCP GATINEAU, FATTACCINI, REBEYROL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

M. C... B... et M. A... D... ont demandé au tribunal administratif de Grenoble d’annuler l’arrêté du 21 mai 2021 par lequel la commune de Val-d'Isère (Savoie) a délivré un permis de construire à la société Le Rocher pour la construction d’un chalet individuel au lieu-dit « La Balme », ainsi que la décision implicite de rejet de leur recours gracieux. Par un jugement n° 2108007 du 20 décembre 2024, le tribunal administratif a rejeté leur demande.

Par une ordonnance n° 25LY00528 du 19 mai 2025, enregistrée le 21 mai 2025 au secrétariat de la section du contentieux du Conseil d’Etat, le président de la cour administrative d’appel de Lyon a transmis au Conseil d’Etat, en application de l’article R. 351-2 du code de justice administrative, la requête, enregistrée le 19 février 2025 au greffe de cette cour, présenté par M. B... E... contre ce jugement.

Par cette requête et un mémoire complémentaire, enregistré le 28 août 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. B... et M. D... demandent au Conseil d'Etat :

1°) de donner acte du désistement d’instance de M. D... ;

2°) de renvoyer la requête à la cour administrative d’appel de Lyon ;

3°) subsidiairement, d’annuler le jugement du tribunal administratif de Grenoble du 20 décembre 2024 ;

4°) de mettre à la charge de la société Le Rocher et de la commune de Val-d’Isère une somme de 2 000 euros chacune au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.



Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :
- le code de l’urbanisme ;
- le décret n° 2013-392 du 10 mai 2013 ;
- le décret n° 2022-929 du 24 juin 2022 ;
- le code de justice administrative ;



Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de M. Hadrien Tissandier, maître des requêtes,


- les conclusions de Mme Dorothée Pradines, rapporteure publique ;

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Gaschignard, Loiseau, Massignon, avocat de M. B... et de M. D... ;





Considérant ce qui suit :

Sur le désistement :

1. Le désistement de M. D... est pur et simple. Rien ne s’appose à ce qu’il en soit donné acte.

Sur la compétence :

2. Aux termes du 2e alinéa de l’article 3 du décret du 24 juin 2022 visé ci-dessus : « Les dispositions de l'article R. 811-1-1 du code de justice administrative, dans leur rédaction antérieure au présent décret, demeurent applicables aux recours introduits entre le 1er décembre 2013 et le 31 août 2022. » La demande de première instance ayant été introduite le 22 novembre 2021, il y a lieu de faire application des dispositions de l'article R. 811-1-1 du code de justice administrative, dans leur rédaction antérieure à ce décret, aux termes de laquelle : « Les tribunaux administratifs statuent en premier et dernier ressort sur les recours contre les permis de construire ou de démolir un bâtiment à usage principal d'habitation (…) lorsque le bâtiment (…) est implanté en tout ou partie sur le territoire d'une des communes mentionnées à l'article 232 du code général des impôts et son décret d'application, à l'exception des permis afférents aux opérations d'urbanisme et d'aménagement des jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 mentionnées au 5° de l'article R. 311-2. / Les dispositions du présent article s'appliquent aux recours introduits entre le 1er décembre 2013 et le 31 décembre 2022. » A la date du jugement du tribunal administratif de Grenoble, la commune de Val-d’Isère figurait sur la liste annexée au décret du 10 mai 2013 relatif au champ d'application de la taxe annuelle sur les logements vacants instituée par l'article 232 du code général des impôts. La demande de première instance tendant à l’annulation pour excès de pouvoir d’un bâtiment à usage principal d’habitation, il en résulte que le jugement du tribunal administratif a été rendu en premier et dernier ressort et que, par suite, la requête de M. B... a le caractère d’un pourvoi en cassation qui relève de la compétence du Conseil d’Etat, statuant au contentieux.

Sur le pourvoi :

3. Aux termes de l’article L. 822-1 du code de justice administrative : « Le pourvoi en cassation devant le Conseil d’Etat fait l’objet d’une procédure préalable d’admission. L’admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n’est fondé sur aucun moyen sérieux. »

4. Pour demander l’annulation du jugement du tribunal administratif de Grenoble qu’il attaque, M. B... soutient qu’il est entaché :
- d’erreur de droit en se fondant sur une note de synthèse et des préconisations émises par des sociétés tierces postérieurement à l’arrêté attaqué pour écarter le moyen tiré de la méconnaissance de l’article R. 111-2 du code de l’urbanisme ;
- de dénaturation des pièces du dossier en estimant que les mesures prévues étaient suffisantes pour assurer le respect de l’article R. 111-2 du code de l’urbanisme ;
- d’erreur de droit en écartant le moyen tiré de l’irrégularité de l’arrêté contesté faute d’avis conforme de l’architecte des bâtiments de France sur le projet de construction qu’il autorise ;
- d’erreur de droit et de dénaturation des pièces du dossier en écartant le moyen tiré de la méconnaissance de l’article UC 7 du règlement du plan local d’urbanisme (PLU) relatif aux règles d’implantation des constructions par rapport aux limites séparatives du terrain ;
- d’erreur de droit et de dénaturation des pièces du dossier en écartant le moyen tiré de la méconnaissance de l’article UC 12 du règlement du PLU portant sur les places de stationnement.

5. Aucun de ces moyens n’est de nature à permettre l’admission du pourvoi.





D E C I D E :
--------------

Article 1er : Il est donné acte du désistement d’instance de M. D....

Article 2 : Le pourvoi de M. B... n’est pas admis.

Article 3 : La présente décision sera notifiée à M. C... B... et à M. A... D....
Copie en sera adressée à la commune de Val-d'Isère et à la société Le Rocher.



Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions