LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° 505428

Conseil d'État — Décision N° 505428

mercredi 10 décembre 2025

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier505428
ECLIECLI:FR:CECHS:2025:505428.20251210
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation9ème chambre jugeant seule
Avocat requérantSCP PIWNICA & MOLINIE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

M. B... A... a demandé au tribunal administratif de Toulon de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de contributions sociales auxquelles il a été assujetti au titre des années 2014 à 2017, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été réclamés pour la période du 1er janvier 2014 au 31 décembre 2018, ainsi que des pénalités correspondantes. Par un jugement nos 2101935, 2102149, 2102194, 2200619 du 19 juin 2023, ce tribunal a rejeté ses demandes.

Par un arrêt n° 23MA02110 du 12 mai 2025, la cour administrative d’appel de Marseille a rejeté l’appel formé par M. A... contre ce jugement.

Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 23 juin et 28 août 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. A... demande au Conseil d'Etat :

1°) d’annuler cet arrêt ;

2°) réglant l’affaire au fond, de faire droit à son appel.




Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative ;




Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de M. Julien Barel, maître des requêtes en service extraordinaire,


- les conclusions de M. Bastien Lignereux, rapporteur public ;

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Piwnica & Molinié, avocat de M. A... ;





Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 822-1 du code de justice administrative : « Le pourvoi en cassation devant le Conseil d’Etat fait l’objet d’une procédure préalable d’admission. L’admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n’est fondé sur aucun moyen sérieux ».

2. Pour demander l’annulation de l’arrêt qu’il attaque, M. A... soutient que la cour administrative d’appel de Marseille :
- a inexactement qualifié les faits qui lui étaient soumis et dénaturé les pièces du dossier en jugeant, pour conclure à l’existence d’une activité occulte, qu’il n’était pas établi qu’il aurait fait connaître son activité de location meublée à une date antérieure au fait générateur des impositions en litige ;
- l’a entaché d’une contradiction de motifs et a dénaturé les pièces du dossier en estimant, pour écarter l’existence d’une société de fait constituée avec son ancienne compagne, que cette dernière ne pouvait être regardée comme ayant effectué un apport en industrie ;
- l’a entaché d’une contradiction de motifs et a dénaturé les pièces du dossier en estimant qu’il n’était pas établi que son ancienne compagne participait effectivement au contrôle de l’entreprise ;
- a commis une erreur de droit et dénaturé les pièces du dossier en jugeant qu’il n’était pas établi, ni même soutenu, qu’il partageait avec son ancienne compagne les bénéfices et les pertes de l’activité ;
- a inexactement qualifié les faits qui lui étaient soumis et dénaturé les pièces du dossier en jugeant que son activité devait être regardée comme celle d’un loueur en meublé non professionnel ;
- a commis une erreur de droit en s’appuyant, pour juger qu’il devait être regardé comme exerçant une activité de loueur en meublé non professionnel, sur son absence d’inscription au registre du commerce et des sociétés, alors qu’une telle condition constituait, compte tenu de la jurisprudence de la Cour de cassation, une formalité impossible ;
- a dénaturé les pièces du dossier en ne tenant pas compte de la contestation de la valeur probante des éléments sur lesquels l’administration fiscale s’est fondée pour reconstituer le chiffre d’affaires de l’activité ;
- a dénaturé les pièces du dossier en estimant que la photographie sur laquelle l’administration fiscale s’est fondée pour reconstituer le chiffre d’affaires avait été spontanément communiquée par l’autorité judiciaire dès le 2 décembre 2019, alors que cette dernière ne pouvait détenir ce document avant le 6 décembre 2019 ;
- a dénaturé les pièces du dossier en estimant que l’authenticité de la photographie sur laquelle l’administration fiscale s’est fondée pour reconstituer le chiffre d’affaires n’était pas valablement remise en cause ;
- l’a insuffisamment motivé en s’abstenant de répondre au moyen tiré de ce que, son activité de location meublée étant exercée à titre professionnel eu égard à son assujettissement à la taxe sur la valeur ajoutée, les revenus qu’il en tirait ne pouvaient être soumis aux contributions sociales sur les revenus du patrimoine ;
- a commis une erreur de droit et inexactement qualifié les faits qui lui étaient soumis en jugeant que les revenus tirés de son activité de location meublée étaient passibles des contributions sociales sur les revenus du patrimoine et non de celles sur les revenus d’activité, alors qu’il exerçait cette activité à titre professionnel.

3. Eu égard aux moyens soulevés, il y a lieu d’admettre les conclusions du pourvoi qui sont dirigées contre l’arrêt attaqué en tant qu’il s’est prononcé sur les suppléments de contributions sociales auxquels M. A... a été assujetti au titre des années 2014 à 2017 ainsi que sur les pénalités correspondantes. En revanche, s’agissant du surplus des conclusions du pourvoi, aucun des moyens soulevés n’est de nature à en permettre l’admission.





D E C I D E :
--------------

Article 1er : Les conclusions du pourvoi de M. A... qui sont dirigées contre l’arrêt attaqué en tant qu’il s’est prononcé sur les suppléments de contributions sociales auxquels il a été assujetti au titre des années 2014 à 2017 ainsi que sur les pénalités correspondantes sont admises.

Article 2 : Le surplus des conclusions du pourvoi de M. A... n’est pas admis.

Article 3 : La présente décision sera notifiée à M. B... A....
Copie en sera adressée à la ministre de l’action et des comptes publics.
Délibéré à l'issue de la séance du 6 novembre 2025 où siégeaient : Mme Anne Egerszegi, présidente de chambre, présidant ; M. Vincent Daumas, conseiller d'Etat et M. Julien Barel, maître des requêtes en service extraordinaire-rapporteur.

Rendu le 10 décembre 2025.


La présidente :
Signé : Mme Anne Egerszegi


Le rapporteur :
Signé : M. Julien Barel

Le secrétaire :
Signé : M. Gilles Ho


La République mande et ordonne à la ministre de l’action et des comptes publics en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Pour expédition conforme,


Pour la secrétaire du contentieux, par délégation :





Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions