LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° 506020

Conseil d'État — Décision N° 506020

jeudi 18 décembre 2025

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier506020
ECLIECLI:FR:CECHS:2025:506020.20251218
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation5ème chambre jugeant seule
Avocat requérantSCP ROCHETEAU, UZAN-SARANO & GOULET

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

La caisse primaire centrale d’assurance maladie (CPCAM) des Bouches-du-Rhône a saisi la section des assurances sociales du conseil régional de l’ordre des pharmaciens de Provence-Alpes-Côte d’Azur-Corse d’une plainte dirigée contre M. A... B..., pharmacien d’officine à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) et titulaire de la « Pharmacie B... ». Par une décision du 10 octobre 2024, cette section des assurances sociales a prononcé à l’encontre de l’intéressé la sanction de l’interdiction temporaire de service des prestations aux assurés sociaux pendant une durée de trois ans, dont vingt-quatre mois avec sursis.

Par une décision n° SAS/07468-2/CN du 13 mai 2025, la section des assurances sociales du Conseil national de l’ordre des pharmaciens a rejeté l’appel formé par M. B... contre cette décision.

1° Sous le n° 506020, par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 9 juillet et 22 septembre 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, M. B... demande au Conseil d’Etat :

1°) d’annuler la décision de la section des assurances sociales du Conseil national de l’ordre des pharmaciens ;

2°) réglant l’affaire au fond, de faire droit à son appel ;

3°) de mettre à la charge de la CPCAM des Bouches-du-Rhône la somme de 5 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.



2° Sous le n° 508469, par une requête enregistrée le 22 septembre 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, M. B... demande au Conseil d’Etat :

1°) d’ordonner qu’il soit sursis à l’exécution de la même décision du 13 mai 2025 ;

2°) de mettre à la charge de la CPCAM des Bouches-du-Rhône la somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.




…………………………………………………………………………



Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- Le code de la santé publique ;
- le code de la sécurité sociale ;
- l’arrêté du 1er juin 2021 prescrivant les mesures nécessaires à la gestion de la sortie de crise sanitaire ;
- le code de justice administrative ;



Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de M. Erwan Le Bras, maître des requêtes en service extraordinaire,
- les conclusions de M. Florian Roussel, rapporteur public ;

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Rocheteau, Uzan-Sarano & Goulet, avocat de M. B... ;





Considérant ce qui suit :

1. Le pourvoi et la requête à fin de sursis à exécution sont relatifs à la même décision. Il y a lieu de les joindre pour statuer par une seule décision.

Sur le pourvoi en cassation :

2. Aux termes de l’article L. 822-1 du code de justice administrative : « Le pourvoi en cassation devant le Conseil d’État fait l’objet d’une procédure préalable d’admission. L’admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n’est fondé sur aucun moyen sérieux. »

3. Pour demander l’annulation de la décision de la section des assurances sociales du Conseil national de l’ordre des pharmaciens qu’il attaque, M. B... soutient qu’elle est entachée :
- d’irrégularité, d’erreur de droit et de dénaturation des pièces du dossier, faute pour la section des assurances sociales d’avoir communiqué le premier mémoire en défense produit par la CPCAM et rouvert l’instruction, alors que ce mémoire contenait des éléments nouveaux ;
- d’irrégularité, d’erreur de droit et de dénaturation des pièces du dossier, faute pour lui d’avoir été informé de son droit de se taire lors de son audition au cours de l’enquête administrative et de son audition au cours de l’instruction devant la section des assurances sociales du conseil régional de l’ordre des pharmaciens ;
- d’erreur de droit, d’erreur de qualification juridique des faits, d’insuffisance de motivation et de dénaturation des pièces du dossier en ce qu’elle juge qu’il s’est rendu coupable de facturation de tests antigéniques non délivrés, alors qu’il avait réfuté ce grief de manière suffisamment documentée sans être utilement contredit ;
- d’erreur de droit, d’erreur de qualification juridique, d’insuffisance de motivation et de dénaturation des pièces du dossier en ce qu’elle juge qu’il s’est rendu coupable de facturation et de délivrance de tests antigéniques sur la base de fausses prescriptions médicales, alors qu’il avait réfuté ce grief de manière suffisamment documentée sans être utilement contredit ;
- d’erreur de droit en ce qu’elle juge qu’il s’est rendu coupable de facturation de tests antigéniques délivrés par l’intermédiaire d’une société tierce, alors qu’il ne résulte d’aucun texte qu’un pharmacien ne peut sous-traiter certaines de ses prestations ;

Il soutient en outre qu’il lui a été infligé une sanction hors de proportion avec les fautes commises.

4. Aucun de ces moyens n’est de nature à permettre l’admission du pourvoi.

Sur la requête à fin de sursis à exécution :

5. Le pourvoi formé contre la décision du 13 mai 2025 de la section des assurances sociales du Conseil national de l’ordre des pharmaciens n’étant pas admis, les conclusions présentées par M. B... à l’appui de sa requête enregistrée sous le n° 508469, aux fins de sursis à exécution de cette décision, sont devenues sans objet. Il n’y a donc pas lieu d’y statuer.

Sur les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative :

6. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce de faire droit aux conclusions présentées par M. B... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.





D E C I D E :
--------------

Article 1 : Le pourvoi n° 506020 de M. B... n’est pas admis.

Article 2 : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. B... tendant à ce qu’il soit sursis à l’exécution de la décision de la section des assurances sociales du Conseil national de l’ordre des pharmaciens du 13 mai 2025.

Article 3 : Les conclusions présentées par M. B... dans l’instance n° 508469 au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 4 : La présente décision sera notifiée à M. A... B... et à la caisse primaire centrale d’assurance maladie des Bouches-du-Rhône.




Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions