vendredi 18 juillet 2025
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 506036 |
| ECLI | ECLI:FR:CEORD:2025:506036.20250718 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | MARTINEZ |
Vu la procédure suivante :
Mme B A a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Montpellier, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'enjoindre à l'Université de Montpellier sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard, d'une part, de l'admettre sans délai en deuxième année des études de médecine au titre de l'année universitaire 2025-2026 et, à défaut, de réexaminer son classement en appliquant un système d'harmonisation conforme au principe d'égalité et, d'autre part, de surseoir à toute affectation définitive et à toute redistribution des places vacantes jusqu'à l'exécution complète de l'ordonnance à intervenir. Par une ordonnance n° 2504872 du 8 juillet 2025, la juge des référés du tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa demande.
Par une requête, enregistrée le 9 juillet 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, Mme A demande au juge des référés du Conseil d'Etat, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :
1°) d'annuler l'ordonnance du 8 juillet 2025 de la juge des référés du tribunal administratif de Montpellier ;
2°) de faire droit à sa demande de première instance ;
3°) de mettre à la charge de l'université de Montpellier la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa requête est recevable ;
- la condition d'urgence est satisfaite dès lors que les listes d'affectation définitives en filières médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie et kinésithérapie (MMOPK) seront publiées le 15 juillet 2025 et que les places non pourvues à cette date seront automatiquement attribuées à des étudiants de licence parcours d'accès spécifique santé (PASS) ;
- c'est à tort que la juge des référés du tribunal administratif de Montpellier a écarté l'atteinte grave et manifestement illégale à son droit à l'égal accès à l'instruction, au principe d'égalité devant le service public de l'enseignement supérieur, à sa liberté du travail, au libre choix de son avenir professionnel et à son droit au respect de la dignité de la personne alors que le système d'harmonisation des notes est fondé sur les hypothèses erronées et scientifiquement contestables, qu'il existe une hétérogénéité des méthodes de notations selon les disciplines suivies et qu'il est impossible de comparer statistiquement des populations universitaires hétérogènes, si bien que les résultats obtenus peuvent être absurdes.
Par un nouveau mémoire, enregistré le 15 juillet 2025, Mme A déclare se désister purement et simplement de sa requête.
Vu les autres pièces du dossier ;
- le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. () ".
2. Par un mémoire, enregistré au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat le 15 juillet 2025, soit postérieurement à l'introduction de la requête de Mme A, celle-ci déclare se désister de son appel. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
O R D O N N E :
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Article 1er : Il est donné acte du désistement de Mme A.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.
Copie en sera adressée à l'Université de Montpellier.
Fait à Paris, le 18 juillet 2025
Signé : Rozen Noguellou
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026