LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° 507205

Conseil d'État — Décision N° 507205

mercredi 10 décembre 2025

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier507205
ECLIECLI:FR:CECHS:2025:507205.20251210
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation4ème chambre jugeant seule
Avocat requérantSAIDANI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

M. C... E... a demandé au tribunal administratif de Melun, d’une part, d’annuler les opérations électorales qui se sont déroulées les 26 janvier et 2 février 2025 en vue de l’élection des conseillers municipaux et du conseiller communautaire dans la commune de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne), d’autre part, d’ordonner la tenue d’un nouveau scrutin et enfin, de prononcer l’inéligibilité de Mme F... D... pour une durée de trois ans. Par un jugement n° 2501659 du 11 juillet 2025, le tribunal administratif a rejeté sa protestation.

Par une requête et deux nouveaux mémoires, enregistrés les 11 août et les 16 et 18 novembre 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. E... demande au Conseil d'Etat :

1°) d’annuler ce jugement ;

2°) de faire droit à sa protestation ;

3°) de mettre à la charge de Mme D... une somme au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :
- le code électoral ;
- le code de justice administrative ;



Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de M. Hugo Bevort, conseiller d'Etat,


- les conclusions de M. Cyrille Beaufils, rapporteur public ;




Considérant ce qui suit :

1. A l’issue du second tour des opérations électorales qui se sont déroulées les 26 janvier et 2 février 2025 en vue de la désignation des conseillers municipaux et du conseiller communautaire de la commune de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne), la liste « Villeneuve d’abord, c’est notre direction » conduite par Mme D... a recueilli 49 % des suffrages exprimés et obtenu 30 sièges de conseillers municipaux et le siège de conseiller communautaire, la liste « Dignité, fierté et solidarité avec Louis A... » conduite par M. A... a recueilli 38,75 % des suffrages exprimés et obtenu 7 sièges de conseillers municipaux, et la liste « Villeneuve notre ville » conduite par M. B... a recueilli 12,25 % des suffrages exprimés et s’est vu attribuer 2 sièges de conseillers municipaux. M. E... fait appel du jugement du 11 juillet 2025 par lequel le tribunal administratif de Melun a rejeté sa protestation tendant à l’annulation de ces opérations électorales.

Sur la régularité du jugement attaqué :

2. Contrairement à ce que soutient M. E..., le jugement attaqué est suffisamment motivé.

Sur le bien-fondé du jugement attaqué :

En ce qui concerne la recevabilité des griefs :

3. Les griefs tirés de ce que des citoyens, en particulier M. E..., auraient fait l’objet de menaces, d’agressions verbales et de pressions, de ce qu’un démarchage communautaire et la diffusion par téléphone de messages diffamatoires auraient été organisés et de ce que des partisans de Mme D... auraient arraché des affiches des listes concurrentes, n’ont été invoqués pour la première fois devant le tribunal administratif qu’après l’expiration du délai de protestation de cinq jours prévu par l’article R. 119 du code électoral. Ces griefs, distincts de ceux invoqués dans ce délai, ne présentent pas un caractère d’ordre public. Ils sont, par suite, irrecevables.

En ce qui concerne le déroulement de la campagne électorale :

4. En premier lieu, aux termes du premier alinéa de l’article L. 106 du code électoral : « Quiconque, par des dons ou libéralités en argent ou en nature, par des promesses de libéralités, de faveurs, d'emplois publics ou privés ou d'autres avantages particuliers, faits en vue d'influencer le vote d'un ou de plusieurs électeurs aura obtenu ou tenté d'obtenir leur suffrage, soit directement, soit par l'entremise d'un tiers, quiconque, par les mêmes moyens, aura déterminé ou tenté de déterminer un ou plusieurs d'entre eux à s'abstenir, sera puni de deux ans d'emprisonnement et d'une amende de 15 000 € ». S’il n’appartient pas au juge de l’élection de faire application de ces dispositions en ce qu’elles édictent des sanctions pénales, il lui revient, en revanche, de rechercher si des pressions telles que définies par celles-ci ont été exercées sur les électeurs et ont été de nature à altérer la sincérité du scrutin.

5. Il résulte de l’instruction que Mme D... et ses colistiers ont organisé durant la campagne électorale, devant certaines écoles de la commune, une opération de distribution de friandises aux écoliers en présence d’une mascotte en forme de lion portant un vêtement à l’effigie de la candidate. Dans les circonstances de l’espèce, eu égard aux conditions dans lesquelles elle a été effectuée, cette distribution, si elle ne peut être regardée comme dénuée de lien avec l’élection, ne caractérise pas l’exercice sur les électeurs de pressions de nature à altérer la sincérité du scrutin.

6. En deuxième lieu, aux termes de l’article L. 51 du code électoral : « Pendant la durée de la période électorale, dans chaque commune, des emplacements spéciaux sont réservés par l'autorité municipale pour l'apposition des affiches électorales. / Dans chacun de ces emplacements, une surface égale est attribuée à chaque binôme de candidats ou à chaque liste de candidats. / Pendant les six mois précédant le premier jour du mois d'une élection et jusqu'à la date du tour de scrutin où celle-ci est acquise, tout affichage relatif à l'élection, même par affiches timbrées, est interdit en dehors de cet emplacement ou sur l'emplacement réservé aux autres candidats, ainsi qu'en dehors des panneaux d'affichage d'expression libre lorsqu'il en existe. / En cas d'affichage électoral apposé en dehors des emplacements prévus au présent article, le maire ou, à défaut, le préfet peut, après une mise en demeure du ou des candidats en cause, procéder à la dépose d'office des affiches. » Contrairement à ce que soutient M. E..., la mascotte arborant un t-shirt avec une inscription comportant le portrait et le slogan de campagne de Mme D... ne peut être regardée comme un affichage électoral qui contreviendrait à ces dispositions.

7. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu’il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir opposée par Mme D..., que M. E... n’est pas fondé à soutenir que c’est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Melun a rejeté sa protestation. Ses conclusions présentées au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent, par suite, qu’être rejetées. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de M. E... la somme que demande Mme D... au titre des mêmes dispositions.




D E C I D E :
--------------

Article 1er : La requête de M. E... est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par Mme D... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente décision sera notifiée à M. C... E..., à Mme F... D... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée à la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques.





Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions