Conseil d'État — Décision N° 507622
mercredi 1 juillet 2026
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 507622 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | Z |
| Formation | Juge des référés |
Résumé IA
Le Conseil d'État, statuant en tant que juge des référés, a rejeté la requête de M. A... qui demandait l'annulation pour excès de pouvoir de la circulaire du ministre de la Justice du 25 mars 2025 relative à la prise en charge des détenus étrangers. La requête a été jugée manifestement irrecevable car présentée le 26 août 2025, soit après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 122-12 du même code, sans instruction contradictoire ni audience publique.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 26 août 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, M. B... A... demande au Conseil d’Etat d’annuler pour excès de pouvoir la circulaire n° CRIM 2025-3-E3-20/02/2025 du 25 mars 2025 du ministre de la Justice relative à la prise en charge des personnes détenues de nationalité étrangère définitivement condamnées.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du premier alinéa de l’article R. 122-12 du code de justice administrative : « Le président de la section du contentieux, les présidents adjoints de cette section, les présidents de chambre et les conseillers d'Etat mentionnés au quatrième alinéa de l'article R. 122-7 peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser (…) ». Cette procédure ne nécessite ni instruction contradictoire préalable, ni audience publique.
2. Aux termes du premier alinéa de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée ».
3. Il ressort des pièces du dossier que la circulaire n° CRIM 2025-3-E3-20/02/2025 du ministre de la Justice relative à la prise en charge des personnes détenues de nationalité étrangère définitivement condamnées a été publié au bulletin officiel du ministère de la Justice le 25 mars 2025. La requête de M. B... A... a été enregistrée au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat le 26 août 2025, soit après l’expiration du délai de deux mois imparti par les dispositions précitées. Dès lors, elle a été présentée tardivement et n’est, par suite, pas recevable.
ORDONNE :
Article 1er: La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Copie en sera adressée au ministre de la Justice.
Fait à Paris, le 1er juillet 2026
Le président : Bertrand Dacosta
La République mande et ordonne au ministre de la Justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le secrétaire du contentieux, par délégation :
Par une requête, enregistrée le 26 août 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, M. B... A... demande au Conseil d’Etat d’annuler pour excès de pouvoir la circulaire n° CRIM 2025-3-E3-20/02/2025 du 25 mars 2025 du ministre de la Justice relative à la prise en charge des personnes détenues de nationalité étrangère définitivement condamnées.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du premier alinéa de l’article R. 122-12 du code de justice administrative : « Le président de la section du contentieux, les présidents adjoints de cette section, les présidents de chambre et les conseillers d'Etat mentionnés au quatrième alinéa de l'article R. 122-7 peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser (…) ». Cette procédure ne nécessite ni instruction contradictoire préalable, ni audience publique.
2. Aux termes du premier alinéa de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée ».
3. Il ressort des pièces du dossier que la circulaire n° CRIM 2025-3-E3-20/02/2025 du ministre de la Justice relative à la prise en charge des personnes détenues de nationalité étrangère définitivement condamnées a été publié au bulletin officiel du ministère de la Justice le 25 mars 2025. La requête de M. B... A... a été enregistrée au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat le 26 août 2025, soit après l’expiration du délai de deux mois imparti par les dispositions précitées. Dès lors, elle a été présentée tardivement et n’est, par suite, pas recevable.
ORDONNE :
Article 1er: La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Copie en sera adressée au ministre de la Justice.
Fait à Paris, le 1er juillet 2026
Le président : Bertrand Dacosta
La République mande et ordonne au ministre de la Justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le secrétaire du contentieux, par délégation :