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AccueilJurisprudence administrativeN° 507884

Conseil d'État — Décision N° 507884

mardi 13 janvier 2026

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier507884
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationZ
Formation6ème chambre
Avocat requérantCABEZAS ONOFRIO

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

M. B... E... A... a demandé au tribunal administratif de Paris d’annuler pour excès de pouvoir l’arrêté du 19 juin 2024 du préfet de police refusant le renouvellement de son titre de séjour, l’obligeant à quitter le territoire dans un délai de trente jours et fixant le pays à destination duquel il pourra être reconduit. Par un jugement n° 2418477/6-3 du 7 novembre 2024, le tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande.

Par un arrêt n° 24PA05055 du 9 juillet 2025, la cour administrative d'appel de Paris a rejeté l’appel formé par M. A... contre ce jugement.

Par un pourvoi, enregistré au secrétariat du contentieux du Conseil d’État le 3 septembre 2025, M. A... demande au Conseil d’État :

1°) d’annuler cet arrêt ;

2°) de renvoyer l’affaire à la cour administrative d’appel de Paris.


Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative ;


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 822-1 du code de justice administrative : « Le pourvoi en cassation fait l’objet d’une procédure préalable d’admission. L’admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n’est fondé sur aucun moyen sérieux ». Aux termes du troisième alinéa de l’article R. 822-5 du même code : « Lorsque le pourvoi est irrecevable pour défaut de ministère d’avocat (…), le président de la chambre peut décider par ordonnance de ne pas l’admettre ». Selon l’article R. 821-3 : « Le ministère d’un avocat au Conseil d’État et à la Cour de cassation est obligatoire pour l’introduction, devant le Conseil d’État, des recours en cassation, à l’exception de ceux dirigés contre les décisions de la commission centrale d’aide sociale et des juridictions de pension ». Enfin, en vertu du deuxième alinéa de l’article R. 612-1, le juge de cassation peut rejeter, sans demande de régularisation préalable, les conclusions présentées en méconnaissance de cette obligation, lorsqu’elle a été mentionnée dans la notification de la décision attaquée.

2. Le pourvoi de M. A..., qui n’est pas au nombre de ceux que l’article R. 821-3 du code de justice administrative dispense de l’obligation de ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat au Conseil d’État et à la Cour de cassation alors que la notification de l’arrêt attaqué faisait mention de cette obligation. Par suite, ce pourvoi n’est pas recevable et ne peut, dès lors, être admis.


O R D O N N E :

Article 1er : Le pourvoi de M. A... n’est pas admis.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... E... A....
Copie en sera adressée au ministre de l’intérieur.


Fait à Paris, le 13 janvier 2026

Signé : Mme D... C...




La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Pour expédition conforme,

Pour le secrétaire du contentieux,
par délégation : Marie-Adeline Allain



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