LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° 508670

Conseil d'État — Décision N° 508670

mercredi 10 décembre 2025

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier508670
ECLIECLI:FR:CECHS:2025:508670.20251210
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation4ème chambre jugeant seule
Avocat requérantGALY

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

La directrice régionale du service du contrôle médical de la Guyane a porté plainte contre M. B... A... devant la chambre disciplinaire de première instance des Antilles et de Guyane de l’ordre des chirurgiens-dentistes. Le conseil départemental de la Guyane de l’ordre des chirurgiens-dentistes ne s’est pas associé à sa plainte. Par une décision du 30 novembre 2023, la chambre disciplinaire de première instance a infligé à M. A... la sanction de l’avertissement.

Par une décision du 10 juillet 2025, la chambre disciplinaire nationale de l’ordre des chirurgiens-dentistes a, sur appel du directeur régional du service du contrôle médical de la Guyane, infligé à M. A... la sanction de l’interdiction d’exercer la profession de chirurgien-dentiste pour une durée de six mois.

1° Sous le n° 508670, par un pourvoi, enregistré le 30 septembre 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, M. A... demande au Conseil d’Etat :

1°) d’annuler cette décision ;

2°) de mettre à la charge de la caisse de sécurité sociale de la Guyane la somme de 5 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


2° Sous le n° 508671, par une requête, enregistrée le 30 septembre 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, M. A... demande au Conseil d’Etat d’ordonner, en application de l’article R. 821-5 du code de justice administrative, qu’il soit sursis à l’exécution de la même décision du 10 juillet 2025 de la chambre disciplinaire nationale de l’ordre des chirurgiens-dentistes.




…………………………………………………………………………






Vu les autres pièces des dossiers ;

Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative ;



Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de Mme Anne Villette, maîtresse des requêtes,


- les conclusions de M. Cyrille Beaufils, rapporteur public ;

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à Me Galy, avocat de M. A... ;

Vu les notes en délibéré, enregistrées le 20 novembre 2025, présentées par M. A... dans chacune de ces instances ;




Considérant ce qui suit :

1. Le pourvoi par lequel M. A... demande l’annulation de la décision du 10 juillet 2025 de la chambre disciplinaire nationale de l’ordre des chirurgiens-dentistes et sa requête tendant à ce qu’il soit sursis à l’exécution de cette décision présentent à juger les mêmes questions. Il y a lieu d’y statuer par une seule décision.

2. Aux termes de l’article L. 822-1 du code de justice administrative : « Le pourvoi en cassation devant le Conseil d’Etat fait l’objet d’une procédure préalable d’admission. L’admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n’est fondé sur aucun moyen sérieux. »

3. Pour demander l’annulation de la décision de la chambre disciplinaire nationale de l’ordre des chirurgiens-dentistes qu’il attaque, M. A... soutient qu’elle est entachée :
- d’insuffisance de motivation en ce qu’elle omet de répondre au moyen tiré du détournement de procédure ;
- d’erreur de droit en ce qu’elle n’a pas relevé d’office l’irrecevabilité de la plainte dont était saisie la chambre disciplinaire de première instance, alors que la directrice régionale du service du contrôle médical de la Guyane n’avait pas qualité pour saisir directement la chambre disciplinaire de première instance et que sa plainte a été enregistrée par la section des assurances sociales de la chambre disciplinaire de première instance, laquelle l’a ensuite irrégulièrement transmise à la chambre disciplinaire de première instance ;
- d’erreur de droit en ce qu’elle n’a pas relevé d’office l’irrégularité de la procédure menée devant cette juridiction alors que la procédure de conciliation prévue par l’article L. 4123-2 du code de la santé publique n’a pas été mise en œuvre ;
- d’insuffisance de motivation, d’erreur de droit et d’inexacte qualification juridique des faits en ce qu’elle juge que les faits reprochés constituent des fautes disciplinaires.

4. Aucun de ces moyens n’est de nature à permettre l’admission du pourvoi.

5. Le pourvoi formé par M. A... contre la décision du 10 juillet 2025 de la chambre disciplinaire nationale de l’ordre des chirurgiens-dentistes n’étant pas admis, les conclusions qu’il présente aux fins de sursis à exécution de cette décision sont devenues sans objet. Il n’y a donc pas lieu d’y statuer.





D E C I D E :
--------------

Article 1er : Le pourvoi de M. A... n’est pas admis.

Article 2 : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. A... tendant à ce qu’il soit sursis à l’exécution de la décision du 10 juillet 2025 de la chambre disciplinaire nationale de l’ordre des chirurgiens-dentistes.

Article 3 : La présente décision sera notifiée à M. B... A... et à la caisse primaire d’assurance maladie de la Guyane.
Copie en sera adressée au Conseil national de l’ordre des chirurgiens-dentistes.




Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions