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AccueilJurisprudence administrativeN° 509839

Conseil d'État — Décision N° 509839

vendredi 9 janvier 2026

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier509839
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationZ
Formation5ème chambre
Avocat requérantSARL THOUVENIN, COUDRAY, GREVY

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

M. B... A... a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Marseille d’ordonner, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l’exécution de la décision du 11 juillet 2025 par laquelle le chef du service central des courses et jeux du ministère de l’intérieur a émis un avis défavorable à sa demande d’exploitation d’un poste d’enregistrement des jeux et paris de la société Française des jeux dans son établissement ainsi que la décision implicite de rejet de son recours gracieux. Par une ordonnance n° 2513247 du 3 novembre 2025, prise sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, la juge des référés du tribunal administratif a rejeté sa demande.

Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 18 novembre et 3 décembre 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. A... demande au Conseil d'Etat :

1°) d’annuler cette ordonnance ;

2°) statuant en référé, de faire droit à sa demande ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 4 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

En application des dispositions de l’article R. 822-5-1 du code de justice administrative, l’avocat du requérant a été informé que la décision du Conseil d’Etat était susceptible d’être prise en application de l’article R. 822-5 du même code.


Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative ;




Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 822-1 du code de justice administrative : « Le pourvoi en cassation devant le Conseil d’Etat fait l’objet d’une procédure préalable d’admission. L’admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n’est fondé sur aucun moyen sérieux ». Aux termes de l’article R. 822-5 du même code : « (…) Lorsqu'ils sont dirigés contre une décision rendue en premier et dernier ressort, le président de la chambre peut décider par ordonnance de ne pas admettre : (…) 3° Les pourvois manifestement dépourvus de fondement dirigés contre les ordonnances prises en application du livre V (…) ».

2. Pour demander l’annulation de l’ordonnance de la juge des référés du tribunal administratif de Marseille qu’il attaque, M. A... soutient qu’elle est entachée de dénaturation des pièces du dossier en ce qu’elle estime, d’une part, qu’il ne fournit aucun élément concernant l’exploitation du fonds de commerce au cours de l’année 2024 et la part de chiffre d’affaires généré par les recettes au titre des activités de paris, jeux et de loterie et, d’autre part, que l’attestation de l’expert-comptable du 20 août 2025 ne donne aucune information précise sur l’incidence de cette perte sur la viabilité économique de l’entreprise.

3. Il est manifeste que ce moyen n’est pas de nature à permettre l’admission du pourvoi.


O R D O N N E :

Article 1er : Le pourvoi de M. A... n’est pas admis.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Copie en sera adressée au ministre de l’intérieur.


Fait à Paris, le 9 janvier 2026



Signé : Jean-Philippe Mochon



La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Pour expédition conforme,
Pour le secrétaire du contentieux, par délégation :


Bernard Longieras


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