LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° 513573

Conseil d'État — Décision N° 513573

mercredi 18 mars 2026

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier513573
ECLIECLI:FR:CEORD:2026:513573.20260318
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
FormationJuge des référés

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

La société Nouveau Chalet du Lac a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Paris, statuant sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, à titre principal, de suspendre l’exécution de l’arrêté du 25 février 2026 par lequel le préfet de police a prononcé la fermeture de l’établissement qu’elle exploite sous l’enseigne « Le Chalet du Lac » pour l’exercice d’une activité dansante et de 22 heures à 7 heures du matin, pour une durée de quinze jours ou, à titre subsidiaire, en tant qu’il dépasse une durée de sept jours. Par une ordonnance n° 2606591 du 5 mars 2026, le juge des référés du tribunal administratif de Paris a suspendu l’exécution de cet arrêté.

Par une requête, enregistrée le 10 mars 2026 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, le ministre de l’intérieur demande au juge des référés du Conseil d’Etat, statuant sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative :

1°) d’annuler cette ordonnance ;

2°) de rejeter la demande de première instance de la société Nouveau Chalet du Lac.



Il soutient que :
- c’est à tort que le juge des référés du tribunal administratif de Paris a considéré que la condition d’urgence était remplie dès lors que, d’une part, la société Nouveau Chalet du Lac ne fait valoir aucun argument démontrant l’existence d’une extrême urgence résultant de la fermeture partielle en ce qu’elle porte uniquement sur l’activité dansante et sur l’activité entre 22 heures et 7 heures du matin et est limitée à une durée de quinze jours du 27 février au 13 mars 2026 inclus et, d’autre part, l’arrêté contesté est fondé sur des éléments graves révélant la nécessité d’exécuter urgemment la fermeture administrative de l’établissement en cause ;
- c’est à tort que le juge des référés du tribunal administratif de Paris a constaté une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d’entreprendre de la société Nouveau Chalet du Lac dès lors que l’arrêté contesté est adapté au risque identifié, limité à ce qui est nécessaire pour prévenir la réitération des violences et proportionné à la gravité des faits relevés en ce que, d’une part, les conditions de fréquentation et d’exploitation de l’activité dansante et nocturne de l’établissement sont directement en lien avec des troubles à l’ordre public et la commission de délits et de crimes relevés par le préfet de police et, d’autre part, de nouveaux incidents se sont produits depuis l’édiction de l’arrêté contesté.



Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative ;






Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d’une demande en ce sens justifiée par l’urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d’un service public aurait porté, dans l’exercice d’un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. (…) ». En vertu de l’article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d’urgence n’est pas remplie ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée.

2. Par un arrêté du 25 février 2026, le préfet de police a prononcé la fermeture administrative partielle de l’établissement « Chalet du Lac », pour son activité dansante et de 22 heures à 7 heures, pour une durée de quinze jours à compter de sa notification. Par une requête introduite le 10 mars 2026, le ministre de l’intérieur relève appel de l’ordonnance du 5 mars 2026 par laquelle le juge des référés du tribunal administratif de Paris, statuant sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a, sur la demande de la société exploitante Nouveau Chalet du Lac, suspendu l’exécution de cet arrêté.

3. Le ministre de l’intérieur fait valoir que la mesure de fermeture partielle et temporaire est justifiée et proportionnée à la prévention des troubles à l’ordre public et à la commission d’infractions pénales, eu égard aux conditions de fréquentation et d’exploitation de l’établissement et à la commission de délits et de crimes en lien avec l’activité dansante se déroulant de 22 heures à 7 heures du matin dans l’établissement « Chalet du Lac ». Le ministre de l’intérieur fait également valoir que l’arrêté contesté prononce uniquement une fermeture partielle et limitée à une durée de quinze jours sur la période du 27 février au 13 mars 2026 inclus, portant exclusivement sur l’activité dansante et sur l’activité entre 22 heures et 7 heures du matin.

4. Toutefois, il ressort des pièces du dossier qu’alors même que son exécution a été suspendue par le juge des référés du tribunal administratif de Paris, l’arrêté contesté n’est plus susceptible de produire des effets à la date de la présente ordonnance, la durée de quinze jours qui assortissait la mesure de fermeture partielle étant expirée depuis le 13 mars 2026, à 24 heures. Par suite, la requête du ministre de l’intérieur a perdu son objet. Il n’y a, dès lors, pas lieu de se prononcer sur l’appel formé par le ministre.





O R D O N N E :
------------------

Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur la requête du ministre de l’intérieur.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au ministre de l’intérieur et à la société Nouveau Chalet du Lac.
Copie en sera adressée au préfet de police.



Fait à Paris, le 18 mars 2026

Signé : Stéphane Hoynck



Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions