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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-1904476

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-1904476

mercredi 12 juillet 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-1904476
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantJOSSERAND

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 17 septembre 2019, 16 décembre 2020, 10 février et 14 avril 2021, M. A B, représenté par Me Albertini, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) de condamner l'université Côte d'Azur à lui verser une somme assortie des intérêts au taux légal correspondant à la réparation de l'ensemble des préjudices qu'il estime avoir subis à la suite de l'accident dont il a été victime le 24 mai 2013 dans les locaux de la faculté de médecine de l'université ;

2°) de condamner l'université Côte d'Azur aux entiers dépens ;

3°) de mettre solidairement à la charge de l'université Côte d'Azur et de la société en commandite simple (SCS) Otis la somme de 4 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la responsabilité de l'université Côte d'Azur est engagée en raison du défaut d'entretien normal du monte-charge dans lequel il a chuté le 24 mai 2013 ;

- l'université Côte d'Azur a manqué à son obligation de sécurité en le faisant utiliser un monte-charge présentant des défauts de sécurité ;

- elle doit l'indemniser de l'ensemble des préjudices subis à la suite de son accident reconnu comme étant imputable au service ;

- il est fondé à demander l'indemnisation de ses préjudices comme suit :

* Dépenses de santé actuelles : pour mémoire

* Frais divers : 630 euros

* Aide humaine : 1 242 euros

* Perte de gains professionnels actuels : pour mémoire

* Déficit fonctionnel temporaire : 2 579, 75 euros

* Souffrances endurées : 9 000 euros

* Déficit fonctionnel permanent : 7500 euros

* Préjudice esthétique : 2000 euros

* Préjudice d'agrément : 7000 euros

* Dépenses de santé futures : pour mémoire

Par des mémoires en défense, enregistrés les 27 janvier, 24 novembre 2020 et 11 mars 2021, la société Otis, représentée par Me Josserand, conclut, dans le dernier état de ses écritures, à sa mise hors de cause, à titre subsidiaire, au rejet de la requête et, en tout état de cause, à ce que le tribunal mette solidairement à la charge du requérant et de l'université Côte d'Azur la somme de 4 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- aucune demande n'est présentée à son encontre ;

- l'accident du 24 mai 2013 n'est lié à aucune de ses prestations mais à l'inertie de l'université Côte d'Azur ;

- en tout état de cause, le requérant ne justifie pas du quantum des préjudices dont il sollicite l'indemnisation.

Par trois mémoires en défense, enregistrés les 13 octobre 2020, 26 janvier et 24 mars 2021, l'université Côte d'Azur, représentée par Me Laridan, conclut, dans le dernier état de ses écritures, au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge du requérant la somme de 3 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ou, à titre subsidiaire, à ce que la société Otis soit condamnée à la garantir totalement ou partiellement de toute condamnation prononcée à son encontre et à ce que, dans cette hypothèse, soit mise à la charge de cette société la somme de 3 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- elle justifie d'un entretien normal du monte-charge dans lequel le requérant a chuté le 24 mai 2013 ;

- le requérant ne peut se prévaloir, dans son mémoire du 10 février 2021, d'une méconnaissance de son obligation de sécurité dans la mesure où elle relève d'une cause juridique distincte de celle tirée de son obligation d'entretien normal de l'ouvrage invoquée dans sa requête introductive d'instance ;

- le requérant a fait un usage anormal et non conforme à sa destination du monte-charge et a commis une imprudence fautive de nature à l'exonérer de sa responsabilité ;

- la société Otis a méconnu son obligation de résultat quant à la sécurité des usagers ;

- en tout état de cause, les prétentions indemnitaires du requérant doivent être ramenées à de plus juste proportions.

La requête a été communiquée à la caisse primaire d'assurance-maladie des Alpes-Maritimes qui n'a pas produit de mémoire.

Vu :

- le rapport d'expertise en date du 16 août 2019 ;

- l'ordonnance du 5 novembre 2019 par laquelle la présidente du tribunal a taxé les frais et honoraires de l'expertise ;

- les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code général de la fonction publique ;

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;

- le code de justice administrative ;

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 21 juin 2023 :

- le rapport de M. Holzer,

- les conclusions de M. Beyls, rapporteur public,

- les observations de Me Albertini, représentant M. B,

- les observations de Me Ratouit, substituant Me Laridan, représentant l'université Côte d'Azur.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, technicien de recherche et de formation à l'institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), a été victime, le 24 mai 2013, alors qu'il empruntait le monte-charge des locaux de la faculté de médecine de l'université Côte d'Azur où se trouve son lieu de travail, d'une chute provoquée par une flaque d'huile présente dans le monte-charge. Par une décision du 17 juin 2013, cet accident a été reconnu comme étant imputable au service. Par une ordonnance n°1705648 du 5 juin 2018, le juge des référés du tribunal a ordonné une expertise aux fins notamment d'évaluer l'étendue des préjudices consécutifs à cet accident. L'expert désigné par cette ordonnance a rendu son rapport d'expertise le 16 août 2019. Par une demande du 16 septembre 2019, M. B a sollicité, auprès de l'université Côte d'Azur, l'indemnisation des préjudices résultant de cet accident. En l'absence de réponse à cette demande, M. B demande au tribunal de condamner l'université Côte d'Azur à lui verser la somme correspondant à l'indemnisation de l'ensemble des préjudices qu'il estime avoir subis à la suite de l'accident du 24 mai 2013.

Sur les conclusions indemnitaires :

2. Les dispositions qui instituent, en faveur des fonctionnaires victimes d'accidents de service ou de maladies professionnelles une rente d'invalidité en cas de mise à la retraite et une allocation temporaire d'invalidité en cas de maintien en activité doivent être regardées comme ayant pour objet de réparer les pertes de revenus et l'incidence professionnelle résultant de l'incapacité physique causée par un accident de service ou une maladie professionnelle. Ces dispositions déterminent forfaitairement la réparation à laquelle les fonctionnaires concernés peuvent prétendre, au titre de ces chefs de préjudice, dans le cadre de l'obligation qui incombe aux collectivités publiques de garantir leurs agents contre les risques qu'ils peuvent courir dans l'exercice de leurs fonctions. Elles ne font, en revanche, obstacle ni à ce que le fonctionnaire qui subit, du fait de l'invalidité ou de la maladie, des préjudices patrimoniaux d'une autre nature ou des préjudices personnels, obtienne de la personne publique qui l'emploie, même en l'absence de faute de celle-ci, une indemnité complémentaire réparant ces chefs de préjudice, ni à ce qu'une action de droit commun pouvant aboutir à la réparation intégrale de l'ensemble du dommage soit engagée contre une personne publique, dans le cas notamment où l'accident ou la maladie serait imputable à une faute de nature à engager sa responsabilité ou à l'état d'un ouvrage public dont l'entretien lui incombait.

Sur les faits générateurs invoqués :

En ce qui concerne le défaut d'entretien normal de l'ouvrage :

3. D'une part, il appartient à l'usager, victime d'un dommage survenu sur un ouvrage public, de rapporter la preuve du lien de causalité entre l'ouvrage public et le dommage dont il se plaint. La collectivité en charge de l'ouvrage public doit alors, pour que sa responsabilité ne soit pas retenue, établir que l'ouvrage public faisait l'objet d'un entretien normal ou que le dommage est imputable à la faute de la victime ou à un cas de force majeure. D'autre part, les personnels des services publics ont la qualité d'usagers des locaux où ils exercent leurs fonctions.

4. En l'espèce, il est constant que M. B a été victime, le 24 mai 2013, d'une chute provoquée par une flaque d'huile alors qu'il empruntait le monte-charge des locaux de la faculté de médecine de l'université Côte d'Azur où se trouve son lieu de travail. L'intéressé soutient que cet accident, reconnu comme étant imputable au service, est dû à un défaut d'entretien normal de ce monte-charge.

5. L'université Côte d'Azur produit le cahier des clauses techniques et particulières (CCTP) du contrat relatif à l'exécution de maintenance préventive et corrective des appareils élévateurs équipant ses bâtiments, qu'elle a conclu avec la société Otis le 22 novembre 2010. Il résulte de ce contrat que la société prestataire de service a l'obligation de procéder à une vérification toutes les six semaines de ces dispositifs d'élévation ainsi qu'à des vérifications semestrielles et annuelles plus approfondies. L'université verse au dossier le document de suivi de ce contrat de maintenance ainsi que le registre de suivi d'interventions techniques spécifique au monte-charge attestant que ces obligations de maintenance préventive et corrective, s'agissant de cet ouvrage, ont été respectées. Il ressort, à cet effet, de ces documents que la société Otis a notamment procédé à un remplacement de l'éclairage de la cabine de ce monte-charge le 5 février 2013 ainsi qu'à deux visites régulières les 26 février et 13 mai 2013, peu de temps avant la survenance de l'accident du 24 mai 2013. En outre, l'université produit les rapports de vérification des 11 octobre 2011, 4 mai, 15 décembre 2012 et 13 mai 2013 de la société Derka, laquelle procède, en tant que bureau de contrôle indépendant, à un contrôle de l'appareil litigieux tous les six mois. Dans ces conditions, l'université de Côte d'Azur justifie assurer la maintenance préventive et corrective du monte-charge litigieux.

6. Toutefois, il résulte de l'instruction que le monte-charge est affecté par un désordre récurent relatif à la présence d'une fuite d'huile laquelle a été constatée pour la première fois en mai 2011 puis en octobre 2011, août, octobre et décembre 2012. L'université Côte d'Azur a sollicité la société Otis par des courriers des 6 juillet, 12 décembre 2011, 8 février et 16 mars 2012 en vue que celle-ci remédie à ce désordre. En réponse à ces sollicitations, la société Otis a émis le 13 avril 2012 un devis relatif à des travaux portant sur la mise en place d'une étanchéité ainsi que sur la réalisation d'une vidange et d'un nettoyage du moteur du monte-charge, de nature à " éviter les fuites ", devis qui aurait toutefois été refusé par l'université Côte d'Azur alors que cette dernière se borne à contester en avoir été destinatrice et à invoquer, dans son courrier du 25 février 2016 adressé à la société Redac-recours mandatée par le requérant, l'existence avec la société Otis " d'un arrangement amiable ". A supposer, comme le soutient l'université, qu'elle n'aurait pas été destinatrice d'un tel devis qui est pourtant versé au dossier tant par le requérant que par la société Otis, il est constant qu'au regard de la réapparition de la fuite d'huile constatée en août, octobre et décembre 2012, la réparation d'un tel désordre qui ne pouvait être réalisée dans le cadre des prestations de maintenance prévues par le contrat du 22 novembre 2010 mais concernait des prestations non-incluses, prévues par les dispositions de l'article III.2.6 de ce contrat, n'est finalement intervenue que postérieurement à la survenance de l'accident dont a été victime le requérant, soit en février 2014 sur la base d'un devis qui n'a été sollicité par l'université que le jour de l'accident tel que cela ressort d'un courriel de l'assistante de prévention de l'Institute for Research on Cancer and Aging (IRCAN) et après une mise à l'arrêt de l'appareil intervenue en juillet 2013.

7. Dans ces conditions, eu égard à la récurrence du désordre lié à la présence d'une fuite d'huile dont l'université avait connaissance dès le mois 2011 et de son inertie à procéder aux réparations utiles et nécessaires lesquelles n'entraient pas dans le champ des prestations incluses dans le contrat de maintenance du 22 novembre 2010 conclu avec la société Otis, l'université Côte d'Azur ne peut être regardée comme apportant la preuve d'un entretien normal du monte-charge. Par suite, le requérant est fondé à soutenir qu'elle a méconnu une telle obligation.

En ce qui la méconnaissance de l'obligation de sécurité :

8. La responsabilité de l'administration, notamment en sa qualité d'employeur, peut être engagée à raison de la faute qu'elle a commise, pour autant qu'il en soit résulté un préjudice direct et certain. A le caractère d'une faute, le manquement à l'obligation de sécurité de résultat à laquelle l'employeur est tenu envers son agent, lorsqu'il a ou aurait dû avoir conscience du danger auquel était exposé ce dernier, et qu'il n'a pas pris les mesures nécessaires pour l'en préserver.

9. En l'espèce, dans ses mémoires introductif d'instance et en réplique des 17 septembre 2019 et 16 décembre 2020, M. B s'est borné à invoquer la responsabilité de l'université Côte d'Azur du fait d'un défaut d'entretien normal du monte-charge. La responsabilité pour faute de l'université du fait d'un manquement à son obligation de sécurité, qui n'est pas d'ordre public, a été invoquée pour la première fois par le requérant dans son mémoire enregistré le 10 février 2021, postérieurement à l'expiration du délai de recours contentieux. Ainsi, l'université Côte d'Azur est fondée à soutenir que cette nouvelle demande, qui se fonde sur une cause juridique distincte de celle soulevée dans le délai de recours contentieux, a été présentée tardivement et n'est, par suite, pas recevable.

Sur la faute de la victime :

10. Il résulte de ce qui a été dit au point 3 qu'en cas de dommage intervenu du fait d'un ouvrage public, il appartient à la collectivité en charge de cet ouvrage, pour que sa responsabilité ne soit pas retenue, d'établir qu'il faisait l'objet d'un entretien normal ou que le dommage est imputable à la faute de la victime ou à un cas de force majeure.

11. Pour s'exonérer de sa responsabilité, l'université Côte d'Azur soutient, d'une part, que M. B a commis une imprudence fautive et, d'autre part, que ce dernier a procédé à un usage anormal et non-conforme à sa destination du monte-charge.

12. En premier lieu, l'université Côte d'Azur ne saurait se prévaloir d'une imprudence fautive du requérant en se bornant à soutenir qu'il avait connaissance des dysfonctionnements et désordres réguliers qui affectaient le monte-charge alors qu'en tout état de cause, il ne résulte pas de l'instruction qu'au jour de l'accident, le fonctionnement de cet ouvrage avait été mis à l'arrêt.

13. En second lieu, il est constant que l'utilisation du monte-charge emprunté par M. B le jour de l'accident est exclusivement réservée, sans que cela ne soit d'ailleurs contesté par ce dernier, au transport de charges dont le poids excède celui autorisé dans les ascenseurs à la disposition des agents, ainsi qu'au transport des personnes, expressément autorisées, qui se rendent au 13ème étage de l'établissement où se trouve l'animalerie. Pour justifier de l'utilisation du monte-charge le jour de l'accident, M. B soutient que les deux ascenseurs lui permettant d'accéder aux locaux au sein desquels il exerce ses fonctions étaient indisponibles et, qu'en tout état de cause, il se rendait au 13ème étage comme il était expressément autorisé à le faire afin de se rendre à l'animalerie du laboratoire.

14. Toutefois, d'une part, s'il n'est pas contesté par l'université qu'un des deux ascenseurs était bien indisponible le jour de l'accident, il ne résulte pas de l'instruction, contrairement à ce que soutient le requérant, que le deuxième ascenseur désigné comme " l'ascenseur duplex gauche " était également indisponible. A cet effet, s'il résulte respectivement du registre hygiène et sécurité et de celui d'interventions, que les deux ascenseurs étaient en panne les 10 août et 4 octobre 2012 et que la société de maintenance a réalisé des interventions relatives à des dysfonctionnements ponctuels sur le deuxième ascenseur les 25 avril, 30 avril, 14 et 15 mai 2013, qui n'ont toutefois pas donné lieu à une mise à l'arrêt de cet appareil, de telles circonstances ne sont pas de nature à établir que le jour de l'accident, cet ascenseur était indisponible alors qu'en outre, ce même appareil avait l'objet d'une visite de maintenance par la société Otis le 13 mai 2013.

15. D'autre part, si le requérant se prévaut du fait que le jour de l'accident il se rendait au 13ème étage pour rejoindre l'animalerie accessible uniquement par le monte-charge, une telle allégation intervenue pour la première fois dans son mémoire du 10 février 2021 n'est établie par aucune pièce, à l'exception de ses propres déclarations qui, au demeurant, contredisent sa propre description de l'accident dans ses premières écritures devant le tribunal dans lesquelles il indiquait se rendre au 7ème étage, tel que cela ressort également de sa propre déclaration d'accident ainsi que du courriel précité de l'assistante de prévention de l'IRCAN.

16. Dans ces conditions, en ne respectant pas les consignes d'utilisation du monte-charge alors qu'un ascenseur en état de marche était également à sa disposition, M. B doit être regardé comme ayant fait un usage anormal de cet ouvrage de nature à exonérer l'université Côte d'Azur de sa responsabilité.

17. Il résulte de ce qui précède que les conclusions indemnitaires présentées par M. B doivent, dès lors, être rejetées.

Sur l'appel en garantie présenté par l'université Côte d'Azur :

18. En l'absence de condamnation de l'université Côte d'Azur, les conclusions à fin d'appel en garantie qu'elle présente à l'encontre de la société Otis sont sans objet et ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les dépens :

19. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge définitive de M. B les dépens de l'instance, constitués des frais et honoraires de l'expertise prescrite par l'ordonnance n°1705648 du 5 juin 2018, liquidés et taxés à la somme de 1 429,60 euros par l'ordonnance de la présidente du tribunal datée du 5 novembre 2019.

Sur les frais liés au litige :

20. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'université Côte d'Azur et de la société Otis, qui ne sont pas les parties perdantes dans cette instance, la somme que le requérant demande au titre des frais qu'il a exposés et non compris dans les dépens. Il en va de même des conclusions présentées sur ce même fondement par la société Otis à l'encontre de l'université Côte d'Azur.

21. En revanche, il y a lieu de mettre à la charge du requérant une somme de 750 euros à verser tant à l'université Côte d'Azur qu'à la société Otis au titre de ces mêmes frais.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Les frais d'expertise taxés et liquidés à la somme de 1 429,60 euros sont mis à la charge de M. B.

Article 3 : M. B versera une somme de 750 (sept-cent-cinquante) euros à l'université Côte d'Azur et la même somme à la société Otis au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à l'université Côte d'Azur, à la société en commandite simple Otis et à la caisse primaire d'assurance-maladie des Alpes-Maritimes.

Délibéré après l'audience du 21 juin 2023, à laquelle siégeaient :

M. Bonhomme, président,

Mme Soler, conseillère,

M. Holzer, conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 juillet 2023.

Le rapporteur,

Signé

M. HOLZER

Le président,

Signé

T. BONHOMME

La greffière,

Signé

M.L. DAVERIO

La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

Ou par délégation la greffière,

N°1904476

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