mercredi 19 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-1904753 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | CRESPIN |
Vu la procédure suivante :
Procédure antérieure
Par un jugement n° 1501274 du 8 décembre 2017, le tribunal administratif de Nice a rejeté la requête de Mme C B tendant à la décharge de l'obligation de payer la somme de 15 486,50 euros procédant de cinq mises en demeure tenant lieu de commandement de payer, émises le 11 août 2014 par la direction départementale des finances publiques des Alpes-Maritimes pour le recouvrement des cotisations de taxe d'habitation pour le bien indivis dont elle était propriétaire, situé à Cannes, au titre des années 2005 à 2013, ainsi que des pénalités correspondantes.
Par une décision nos 419384, 419490, le Conseil d'Etat, statuant au contentieux, saisi d'un pourvoi présenté par Mme B, a annulé le jugement n° 1501274 du tribunal administratif de Nice et a renvoyé l'affaire devant le tribunal administratif de Nice.
Procédure devant le tribunal :
Par une requête, enregistrée initialement le 16 mars 2015 sous le n° 1501274, puis après renvoi par le Conseil d'Etat, le 2 octobre 2019 sous le n° 1904753, quatre mémoires, enregistrés le 30 janvier 2020, le 17 février 2020, le 20 juillet 2020, le 12 octobre 2020, et trois mémoires récapitulatifs, enregistrés le 13 janvier 2021, le 4 mai 2021 et le 27 juillet 2021, Mme C B, représentée par Me Crespin, doit être regardée comme demandant au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de prononcer la décharge de l'obligation de payer la somme de 15 486,50 euros procédant de cinq mises en demeure tenant lieu de commandement de payer, émises le
11 août 2014 par le directeur départemental des finances publiques des Alpes-Maritimes pour le recouvrement des cotisations de taxe d'habitation pour le bien indivis dont elle était propriétaire, situé à Cannes, au titre des années 2005 à 2013, ainsi que des pénalités correspondantes ;
2°) de prononcer la décharge des cotisations de taxe d'habitation pour le bien indivis dont elle était propriétaire au titre des années 2012 à 2016, ainsi que des pénalités correspondantes ;
3°) de prononcer la décharge de l'obligation de payer la somme de 2 070,46 euros procédant de deux mises en demeure tenant lieu de commandement de payer émises le
9 août 2019 par le directeur départemental des finances publiques des Alpes-Maritimes ainsi que des saisies administratives à tiers détenteur émises le 15 novembre 2019, pour le recouvrement des cotisations de taxe d'habitation pour le bien indivis dont elle était propriétaire au titre des années 2012 à 2016, ainsi que des pénalités correspondantes ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 500 euros au titre de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
S'agissant de la demande de décharge de l'obligation de payer la somme de
15 486,50 euros procédant des mises en demeure du 11 août 2014 :
- le tribunal doit tirer toutes les conséquences de la décision nos 419384, 419490 du
30 septembre 2019 par laquelle le Conseil d'Etat a annulé le jugement n° 1501277 du tribunal administratif de Nice rejetant sa requête ;
S'agissant de la demande de décharge de l'obligation de payer la somme de
2 070,46 euros procédant des mises en demeure du 9 août 2019 :
- les mises en demeure du 11 août 2014, qui portent sur des rappels de taxe d'habitation au titre des années 2005 à 2013, devant être annulées, l'administration fiscale ne peut à nouveau procéder au recouvrement des cotisations de taxe d'habitation au titre des années 2012 et 2013 ;
- dans son mémoire en défense enregistré le 24 octobre 2019, l'administration fiscale avait indiqué qu'" aucune poursuite ne sera engagée sur le montant restant dû sur les créances concernées par la mise en demeure litigieuse, soit 2 198,84 euros " ; cependant, dans son mémoire en défense enregistré le 9 décembre 2019, l'administration fiscale indique qu'elle entend procéder au recouvrement des sommes dues au titre de la taxe d'habitation ; un tel revirement méconnaît les principes de loyauté, de transparence et d'égalité, ainsi que la règle de l'estoppel ;
- l'administration fiscale n'a pas tenu compte des versements régulièrement effectués par un des autres indivisaires, M. D B, pour le compte de l'indivision ; il appartient à l'administration de démontrer que la dette de l'indivision au titre de la taxe d'habitation n'a pas été soldée par les paiements de ce co-indivisaire ;
- elle n'a pas bénéficié de remises des majorations contrairement à deux des autres indivisaires, ce qui est discriminatoire ; les versements effectués par M. D B pour le compte de l'indivision auraient dû faire bénéficier l'ensemble des indivisaires des remises de majorations ; en outre, le quatrième indivisaire n'a jamais reçu de proposition de délais de paiement ;
- elle a payé plus que sa quote-part dans l'indivision ;
- la créance est prescrite dès lors que la prescription n'a pu être interrompue par le paiement partiel de la dette.
Par sept mémoires en défense, enregistrés le 24 octobre 2019, le 9 décembre 2019, le 2 juin 2020, le 24 août 2020, le 6 janvier 2021, le 23 mars 2021 et le 21 décembre 2021, le directeur départemental des finances publiques des Alpes-Maritimes conclut, dans le dernier état de ses écritures, au non-lieu à statuer sur les conclusions tendant à la décharge de l'obligation de payer la somme de 15 486,50 euros et au rejet du surplus des conclusions de la requête.
Il soutient que :
- le 29 novembre 2019, il a prononcé une mainlevée des mises en demeure émises le
11 août 2014 ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Les parties ont été informées, le 13 septembre 2022, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions d'assiette tendant à la décharge des cotisations de taxe d'habitation au titre des années 2012 à 2016, présentées pour la première fois par Mme B dans son mémoire enregistré le 30 janvier 2020, en l'absence de réclamation préalable dans les délais impartis.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code civil ;
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Bergantz, conseillère, a été entendu au cours de l'audience publique du 5 octobre 2022.
Considérant ce qui suit :
1. A la suite du décès de Mme A B le 21 juillet 1994, ses quatre enfants sont devenus propriétaires indivis d'un bien immobilier situé sur le territoire de la commune de Cannes.
2. Dans un premier temps, les taxes d'habitation relatives à cet immeuble ont été établies et mises en recouvrement au nom de l'indivision. Les cotisations de taxe dues au titre des années 2005 à 2013 n'ayant pas été intégralement réglées, le comptable public a émis, le 11 août 2014, à l'encontre de Mme B, cinq mises en demeure valant commandement de payer. Par un jugement n° 1501274 du 8 décembre 2017, le tribunal administratif de Nice a rejeté la requête présentée par Mme B tendant à la décharge de l'obligation de payer résultant de ces mises en demeure. Par une décision nos 419384, 419490 du 20 septembre 2019, le Conseil d'Etat, saisi d'un pourvoi formé par la Mme B, a annulé ce jugement, et a renvoyé l'affaire devant le tribunal.
3. Dans un second temps, le 22 juillet 2019, l'administration fiscale a émis à l'encontre de Mme B deux avis de mises en recouvrement portant sur la taxe d'habitation au titre des années 2012 à 2016, à concurrence cette fois de la seule part de celle-ci dans l'indivision (25 %).
Les cotisations de taxe dues n'ayant pas été intégralement réglées, le comptable public a émis à l'encontre de Mme B deux mises en demeure le 9 août 2019 puis deux saisies administratives à tiers détenteur le 15 novembre 2019. Mme B demande la décharge de ces impositions supplémentaires ainsi que de l'obligation de payer résultant de ces mises en demeure et saisies administratives à tiers détenteur.
Sur l'étendue du litige :
4. Par une décision du 29 novembre 2019, postérieure à l'introduction de la requête, le chef du service des impôts de Cannes a ordonné la mainlevée totale des mises en demeure du 11 août 2014 relatives à la taxe d'habitation au titre des années 2005 à 2013. Par suite, les conclusions de la requête sont, dans cette mesure, devenues sans objet.
Sur les conclusions tendant à la décharge des cotisations de taxe d'habitation au titre des années 2012 à 2016 :
5. Aux termes du a) de l'article R.* 196-2 du livre des procédures fiscales : " Pour être recevables, les réclamations relatives aux impôts directs locaux et aux taxes annexes doivent être présentées à l'administration des impôts au plus tard le 31 décembre de l'année suivant celle, selon le cas : / a) De la mise en recouvrement du rôle ou de la notification d'un avis de mise en recouvrement ; () ".
6. Mme B n'établit pas avoir présenté, avant sa réclamation du
19 septembre 2019, de réclamation préalable tendant à la décharge de la taxe d'habitation au titre des années 2012 à 2016, alors que ces impositions ont été mises en recouvrement respectivement les 31 octobre 2012, 31 octobre 2013, 31 octobre 2014, 31 octobre 2015 et 31 octobre 2016. Dans ces conditions, et alors que les deux mises en recouvrement du 22 juillet 2019 n'ont pas eu pour effet de rouvrir le délai de réclamation dès lors que les impositions litigieuses pouvaient régulièrement être établies au nom de l'indivision, la réclamation du 19 septembre 2019 est tardive au regard des dispositions précitées de l'article R.* 196-2 du livre des procédures fiscales. Par suite, Mme B n'est pas recevable à demander la décharge des cotisations de taxe d'habitation au titre des années 2012 à 2016. Ces conclusions sont irrecevables et doivent être rejetées.
Sur les conclusions tendant à la décharge de l'obligation de payer les cotisations de taxe d'habitation au titre des années 2012 à 2016 :
7. En premier lieu, aux termes du premier alinéa de l'article 815-17 du code civil : " Les créanciers qui auraient pu agir sur les biens indivis avant qu'il y eût indivision, et ceux dont la créance résulte de la conservation ou de la gestion des biens indivis, seront payés par prélèvement sur l'actif avant le partage () ". Aux termes de l'article 1202 du même code dans sa rédaction applicable au litige : " La solidarité ne se présume point ; il faut qu'elle soit expressément stipulée /. Cette règle ne cesse que dans les cas où la solidarité a lieu de plein droit, en vertu d'une disposition de la loi. "
8. Lorsque la taxe d'habitation a été établie, en raison de l'inoccupation des locaux au titre desquels elle est due, au nom d'une indivision successorale, l'obligation de payer incombant à chaque indivisaire ne saurait excéder ses droits dans l'indivision, dès lors qu'en application des dispositions des articles 815-17 et 1202 du code civil précitées, la solidarité ne s'attache pas de plein droit à la qualité d'indivisaire et ne se présume pas.
9. Mme B soutient que l'administration fiscale ne pouvait procéder au recouvrement des cotisations de taxe d'habitation au titre des années 2012 et 2013, dès lors que ces cotisations faisaient également l'objet des mises en demeure du 11 août 2014 pour lesquelles la mainlevée totale a été ordonnée. Toutefois, si l'administration ne pouvait pas légalement émettre de commandement de payer au seul nom de Mme B pour la totalité de la somme due par l'indivision, comme elle l'avait fait avec les mises en demeure du 11 août 2014, le service pouvait, par les mises en demeure du 9 août 2019, poursuivre le recouvrement de la part lui incombant, limitée à sa quote-part dans l'indivision. Par suite, ce moyen doit être écarté.
10. En deuxième lieu, le principe de l'estoppel qui interdirait de se contredire au détriment du contribuable n'est pas applicable en contentieux fiscal. Mme B ne peut donc utilement se prévaloir d'un tel principe pour soutenir que l'administration ne pouvait pas procéder au recouvrement des sommes dues par l'intéressée au titre de la taxe d'habitation pour les années 2012 à 2016 alors qu'elle avait annoncé, dans son mémoire en défense enregistré le
24 octobre 2019 au greffe du tribunal, qu'" aucune poursuite ne sera engagée sur le montant restant dû sur les créances concernées par la mise en demeure litigieuse, soit 2 198,84 euros ", avant d'indiquer, dans son mémoire en défense du 9 décembre 2019, " annulant et remplaçant " celui du 24 octobre 2019, que Mme B était toujours tenue au paiement des cotisations de taxe d'habitation dues.
11. En troisième lieu, Mme B soutient que l'administration fiscale n'a pas tenu compte de l'ensemble des versements effectués pour le compte de l'indivision par un des autres indivisaires, M. D B, pour calculer le quantum de la dette fiscale dont elle restait redevable à la date de l'émission des mises en demeure litigieuses. Cependant, il ne résulte pas de l'instruction, et notamment du tableau produit par l'administration fiscale listant l'ensemble des paiements effectués par chaque indivisaire, que l'administration aurait omis d'imputer sur les cotisations de la taxe d'habitation due au titre des années 2012 à 2016 des paiements effectués par un autre indivisaire. Dès lors, la requérante n'est pas fondée à soutenir que la somme de 2 070,46 euros dont le recouvrement est recherché par l'administration serait supérieure à sa quote-part dans l'indivision.
12. En quatrième lieu, Mme B soutient que les sommes réclamées au titre de la taxe d'habitation des années 2012 à 2016 sont prescrites. Toutefois, un tel moyen, qui concerne le bien-fondé de ces impositions, se rattache au contentieux de l'assiette de l'impôt et ne peut être utilement soulevé dans le cadre d'un litige de recouvrement. Le moyen ainsi invoqué par la requérante ne peut qu'être écarté.
13. En cinquième lieu, Mme B soutient que, contrairement à deux des autres indivisaires, MM. Patrick et Dominique B, elle n'a pas bénéficié de remise de majoration, ce qui constitue une discrimination. Toutefois, il résulte de l'instruction que si ces deux indivisaires ont bénéficié d'une remise des majorations, c'est parce qu'ils ont accepté la proposition de l'administration de leur accorder un délai pour le paiement de leur quote-part restant due au titre des taxes d'habitation 2012 à 2016 avec remise totale des majorations de 10 %. Or Mme B, à qui une telle proposition a également été adressée, n'a pas donné son accord pour bénéficier d'un délai de paiement avec une remise totale des majorations de 10 %. Par suite, la requérante n'est pas fondée à soutenir que l'administration aurait dû soustraire au montant de sa quote-part le montant de la majoration de 10 % correspondant.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de Mme B tendant à la décharge de l'obligation de payer les cotisations supplémentaires de taxe d'habitation mises à sa charge au titre des années 2012 à 2016 doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que Mme B demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions présentées par Mme B tendant à la décharge de l'obligation de payer la somme de 15 486,50 euros.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme B est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B et au directeur départemental des finances publiques des Alpes-Maritimes.
Délibéré après l'audience du 5 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Emmanuelli, président,
Mme Chevalier, conseillère,
Mme Bergantz, conseillère,
assistés de M. Crémieux, greffier.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 octobre 2022.
La rapporteure,
Signé
A. BERGANTZ
Le président,
Signé
O. EMMANUELLILe greffier,
Signé
D. CREMIEUX
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Ou par délégation la greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026