mardi 9 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-1905795 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | AUBREE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 5 décembre 2019 et le 2 août 2022, Mme A D épouse C et M. B C, représentés par Me Aubree, demandent au tribunal :
1°) de condamner l'Etat à leur verser une somme de 117 000 euros en réparation des préjudices subis nés de l'établissement, la régularisation et la légalisation d'une servitude de passage et d'aménagement sur leur parcelle non-bâtie cadastrée BL 8 à La Gaude ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- leur requête est recevable ;
- par un arrêté préfectoral n° 2019-080 du 11 juin 2019, notifié le 27 juin 2019, il a été prévu l'établissement sur la parcelle non-bâtie cadastrée BL 8 au lieudit Valestreche à La Gaude (06610) leur appartenant, d'une servitude de passage et d'aménagement pour une voie d'accès d'une longueur de 100 mètres et d'une largeur de 6 mètres, présentant une emprise de 600 m² et un bassin et deux bacs-tampons disposés en pourtour d'une aire aménagée de 1 456 m² dédiée à l'atterrissage d'hélicoptères bombardiers d'eau ; cet arrêté prévoyait également pour le bénéficiaire de la servitude, sans l'accord préalable des propriétaires, de créer et aménager l'infrastructure, d'en assurer l'entretien, d'en assurer l'exploitation et l'utilisation, de procéder à ses frais au débroussaillement des forêts, voies, landes, maquis et garrigues des abords de la voie ou de l'équipement sur deux bandes latérales sans que le total des largeurs de ces bandes n'excède 100 mètres ; cet arrêté limitait également la circulation des propriétaires sur leur parcelle ;
- cette servitude de passage et d'aménagement constitue une limite excessive à leur droit de propriété ; il existe un chemin rural qui jouxte leur propriété et contourne leur fond jusqu'au point d'accès aux bassins, bacs-tampons et à la piste d'atterrissage ; ce chemin aurait pu servir de chemin d'accès direct sans grever leur fond d'une servitude exorbitante du droit commun ;
- la voie ainsi créée traverse leur propriété en plein milieu et coupe leur terrain en deux, rendant l'utilisation normale du fond impossible ; l'installation et l'implantation des équipements en cause constituent une dépossession de fait de cette partie de leur parcelle, qui aboutit à une privation totale de l'usage du fond BL 8 ;
- l'implantation des équipements a été réalisée il y a plusieurs années sur leur fond sans leur accord ;
- cette servitude crée une charge spéciale et exorbitante disproportionnée dont ils sont fondés à demander l'indemnisation pour rupture d'égalité devant les charges publiques ;
- ils sont fondés à demander l'indemnisation des préjudices qu'ils estiment avoir subis en raison de cette emprise irrégulière constitutive d'une voie de fait et qui se décomposent comme suit :
* préjudice moral : 50 000 euros ;
* préjudice matériel nés de l'atteinte portée au principe d'égalité devant les charges publiques : 10 000 euros ;
* préjudice matériel né de la dépossession d'une partie de leur parcelle : 30 000 euros ;
* préjudice matériel en raison de la perte des loyers pour la location d'emplacement d'antenne téléphonique : 7 000 euros ;
* préjudice matériel pour la perte de chance de pouvoir contracter des contrats de location d'emplacement d'antenne : 20 000 euros ;
- ils ont conclu des contrats d'emplacement d'antennes téléphoniques avec les sociétés Orange et SFR pour un loyer annuel respectif de 5 000 euros et 3 500 euros ; ils étaient en contact avec la société Free pour l'installation d'une antenne complémentaire pour un loyer annuel de 7 000 euros ; en raison des difficultés juridiques nées de l'établissement de la servitude de passage et d'aménagement, cette société a renoncé à installer ses antennes de téléphonie ; ils ont ainsi subi un préjudice financier.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 juillet 2022, le préfet des Alpes-Maritimes conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- l'arrêté du 11 juin 2019 a été pris après une enquête publique ; la servitude a été établie afin de permettre l'aménagement d'ouvrages de défense contre les incendies de forêt consistant en une voie d'accès, des réservoirs et une autre pour hélicoptères ;
- les servitudes administratives, établies dans l'intérêt général, sont d'ordre public et ne peuvent donner lieu à aucune négociation ou aucun engagement contractuel à la seule exception de la fixation de l'indemnisation ; il n'y a donc pas lieu de reprocher à l'administration un défaut d'accord préalable ;
- la servitude est établie sur le fondement de l'article L. 134-2 du code forestier ;
- dans l'hypothèse d'une indemnisation, le Conseil constitutionnel et le Conseil d'Etat ont jugé que le texte qui institue la servitude ne doit pas exclure formellement l'indemnisation, il doit être porté atteinte à des droits acquis, le préjudice futur ou éventuel est exclu de la réparation et le dommage indemnisable doit être matériel, direct et certain ; les époux C ne sont pas fondés à demander une indemnisation au titre d'un préjudice moral ;
- les servitudes d'utilité publique n'ouvrent droit à l'indemnisation du préjudice matériel que dans l'hypothèse où l'instauration d'une telle servitude causerait une charge spéciale et exorbitante hors de proportion avec l'objectif d'utilité générale ; les dispositions de l'article L. 134-2 du code forestier prévoient que si l'exercice de la servitude rend impossible l'utilisation normale des terrains grevés, les propriétaires peuvent demander l'acquisition de tout ou partie du terrain d'assiette de la servitude et, éventuellement du reliquat des parcelles ; l'établissement de cette servitude profite à la métropole Nice Côte d'Azur ; il appartenait aux requérants d'entamer les démarches auprès de cette-ci afin d'envisager un rachat de tout ou partie du terrain d'assiette de la servitude si celle-ci empêchait un usage normale de la parcelle ; les requérants n'étaient donc pas tenus de subir les désagréments liés à une occupation partielle de leur terrain ;
- ils ne sont pas fondés à demander l'indemnisation d'un préjudice au titre de l'atteinte au principe d'égalité devant les charges publiques dès lors que l'instauration d'une servitude est assortie d'un mécanisme d'indemnisation ; il n'y a pas lieu de rechercher une charge spéciale et exorbitante hors de proportion avec l'objectif d'intérêt général poursuivi ;
- le préjudice résultant de la perte des loyers ou des bénéfices escomptés d'une opération immobilière que le comportement de l'administration a rendu impossible ou retardé est purement éventuel et n'ouvre pas droit à réparation ;
- les préjudices résultant de la perte de chance ne sont reconnus que lorsqu'ils sont liés à l'information du patient sur les risques des soins et intervention et au retard ou défaut de diagnostic ou de soins ; les requérants ne peuvent se prévaloir de la perte de chance et de la privation des loyers qui ne présentent pas un caractère certain.
Par ordonnance du 12 juillet 2022 la clôture d'instruction a été fixée au 5 août 2022 à 12 heures.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code forestier ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 5 décembre 2023 :
- le rapport de Mme Chaumont, conseillère,
- et les conclusions de Mme Moutry, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A C et M. B C sont propriétaires de la parcelle non-bâtie cadastrée BL 8 au lieu-dit Valestreche à La Gaude (06610), grevée d'une servitude de passage et d'aménagement concernant une voie d'accès d'une longueur de 100 mètres et d'une largeur projetée de 6 mètres, présentant une emprise de 600 m², et un bassin et deux bacs-tampons disposés en pourtour d'une aire aménagée de 1 456 m², dédiée à l'atterrissage d'hélicoptères bombardiers d'eau. Par la présente requête, les époux C demandent au tribunal de condamner l'Etat à leur verser une somme de 177 000 euros en réparation des préjudices subis résultant de cette servitude de passage.
Sur les conclusions indemnitaires :
En ce qui concerne la responsabilité :
S'agissant de la responsabilité pour faute :
2. Les requérants soutiennent que l'arrêté du 11 juin 2019 instaurant une servitude de passage et d'aménagement est illégal.
3. Il appartient au juge, lorsqu'il doit se prononcer sur le caractère d'utilité publique d'une opération nécessitant l'institution d'une servitude, de contrôler successivement qu'elle répond à une finalité d'intérêt général, que l'autorité administrative bénéficiaire n'était pas en mesure de réaliser l'opération dans des conditions équivalentes sans recourir à une telle procédure, notamment en utilisant des biens se trouvant dans son patrimoine et, enfin, que les atteintes à la propriété privée, le coût financier et, le cas échéant, les inconvénients d'ordre social ou économique que comporte l'opération ne sont pas excessifs eu égard à l'intérêt qu'elle présente.
4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 134-2 du code forestier : " Pour créer des voies de défense des bois et forêts contre l'incendie, en assurer la continuité et la pérennité ainsi que pour établir et entretenir des équipements de protection et de surveillance des bois et forêts, une servitude de passage et d'aménagement est établie par l'Etat à son profit ou au profit d'une autre collectivité publique, d'un groupement de collectivités territoriales ou d'une association syndicale. / Si la bande de roulement de ces voies excède 6 mètres ou si la surface au sol de ces équipements excède 500 mètres carrés, l'établissement de cette servitude est précédé d'une enquête publique, réalisée conformément aux dispositions du code de l'expropriation pour cause d'utilité publique. () / Si l'exercice de cette servitude rend impossible l'utilisation normale des terrains grevés, leurs propriétaires peuvent demander l'acquisition de tout ou partie du terrain d'assiette de la servitude et, éventuellement, du reliquat des parcelles. A défaut d'accord amiable, le juge fixe l'indemnité comme en matière d'expropriation () ". Il résulte de ces dispositions que les servitudes destinées à permettre la création de voies de défense des bois et forêts contre l'incendie ainsi que les équipements de protection et de surveillance de ces bois et forêts ne peuvent être instituées qu'après déclaration d'utilité publique.
5. Si les époux C soutiennent qu'ils n'ont pas donné leur accord à l'instauration d'une telle servitude, il résulte des dispositions précitées de l'article L. 132-4 du code forestier que la création d'une telle servitude devait seulement être précédée d'une enquête publique. Il résulte de l'instruction qu'une enquête publique a été menée du 25 mars au 26 avril 2019 en vue de la constitution d'une servitude de passage et d'aménagement des infrastructures DFCI au chemin du Tacon " Piste d'accès et trois citernes ".
6. En deuxième lieu, il résulte de l'instruction que la servitude de passage et d'aménagement concernant une voie d'accès traversant le terrain non-bâti des requérants, le bassin et les deux bacs-tampons est créée et destinée à assurer la continuité et la pérennité des voies et ouvrages de défense des forêts contre l'incendie et l'entretien des équipements de protection et de surveillance de ces forêts au profit de la métropole Nice Côte d'Azur. Ainsi, cette servitude répond à une finalité d'intérêt général.
7. En troisième lieu, les époux C soutiennent que cette servitude de passage et d'aménagement porte atteinte à leur droit de propriété. Il résulte de l'instruction que la servitude créée par l'arrêté du 11 juin 2019 représente une surface de 2 056 m², soit un dixième seulement de la cadastrée BL 8, anciennement cadastrée section A 266, présentant une superficie de 2 ha 35 a 30 ca. En outre, la servitude constituée d'une voie d'accès, d'un bassin, de deux bacs tampons et d'une aire aménagée se situe en bordure du terrain appartenant aux requérants. Enfin, il résulte de l'instruction que le terrain sur lequel a été instaurée la servitude, classé dans la zone Nb du plan local d'urbanisme, ne peut accueillir que des constructions légères.
8. En quatrième et dernier lieu, l'opportunité du tracé ne saurait être utilement discutée devant le juge de l'excès de pouvoir. Il n'y a donc pas lieu d'apprécier les mérites respectifs du tracé retenu et de tracés alternatifs. A cet égard, est notamment inopérante la circonstance qu'un voisin, propriétaire de la parcelle A 243, aurait autorisé l'installation de ces équipements sur sa parcelle.
9. Dans ces conditions, compte tenu de l'intérêt général qui s'attache à la sécurité publique et à la défense contre l'incendie et des effets qu'emporte la servitude en litige quant à son droit de propriété, les époux C ne sont pas fondés à soutenir que l'arrêté du 11 juin 2019 est illégal. Par suite, ils ne sont pas fondés à soutenir que l'Etat a commis une faute de nature à engager sa responsabilité.
S'agissant de la responsabilité sans faute :
10. Le maître d'ouvrage est responsable, même en l'absence de faute, des dommages que les ouvrages publics dont il a la garde peuvent causer aux tiers tant en raison de leur existence que de leur fonctionnement. Il ne peut dégager sa responsabilité que s'il établit que ces dommages résultent de la faute de la victime ou d'un cas de force majeure. Ces tiers ne sont pas tenus de démontrer le caractère grave et spécial du préjudice qu'ils subissent lorsque le dommage présente un caractère accidentel.
11. Les époux C invoquant un préjudice grave et spécial, ils doivent être regardés comme se recherchant la responsabilité sans faute de l'Etat.
12. Il résulte de ce qui a été dit au point 7 que les requérants ne démontrent pas l'existence d'un préjudice grave et spécial. Par suite, ils ne sont pas fondés à rechercher la responsabilité sans faute de l'Etat.
S'agissant de l'emprise avant le 11 juin 2019 :
13. Il résulte de l'instruction que, avant le 11 juin 2019, aucune convention de servitude autorisant le passage et l'aménagement de la piste DFCI et l'accès aux bassins et à la piste d'hélicoptères n'avait été conclue entre les époux C et l'Etat. Dans ces circonstances, cette servitude doit être regardée comme constituant une emprise irrégulière sur la parcelle cadastrée BL 8, située au lieu-dit Valestreche, à La Gaude.
En ce qui concerne les préjudices liés à l'emprise irrégulière :
14. Les requérants soutiennent qu'ils doivent être indemnisés des préjudices résultant de la servitude de passage et d'aménagement. Toutefois, si avant l'édiction de l'arrêté du 11 juin 2019, les ouvrages ont été implantés irrégulièrement sur leur terrain, il ne résulte pas de l'instruction que cette emprise irrégulière leur ait causé un préjudice. En effet, et ainsi qu'il a été dit précédemment, la parcelle se situe dans une zone inconstructible et l'emprise ne représente qu'un dixième de sa superficie. Il ne résulte pas non plus de l'instruction que les requérants n'auraient pas pu jouir de leur parcelle, alors même qu'ils indiquent avoir conclu des contrats avec des sociétés de téléphonie mobile pour l'implantation d'antenne de radiotéléphonie. S'ils soutiennent que les difficultés juridiques nées de l'établissement de la servitude les ont empêchés de conclure d'autres contrats, ils n'en rapportent pas la preuve. A cet égard, ils n'établissent pas ni même n'allèguent que les ouvrages litigieux empêcheraient la conclusion d'autres contrats de ce type. Enfin, il ne résulte pas de l'instruction que cette servitude aurait eu pour effet de dévaluer leur terrain. Dans ces conditions, ils n'établissent pas avoir subi des préjudices liés à l'implantation irrégulière des ouvrages litigieux avant l'édiction de l'arrêté du 11 juin 2019 précité.
15. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. et Mme C doit être rejetée.
Sur les frais de procédure :
16. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".
17. Ces dispositions font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante à l'instance, la somme demandée à ce titre par les époux C.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme D épouse C et de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A D épouse C, à M. B C et au ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire.
Copie en sera adressée au préfet des Alpes-Maritimes et à la commune de La Gaude.
Délibéré après l'audience du 5 décembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Pascal, président,
Mme Chaumont, conseillère,
Mme Duroux, conseillère,
assistés de Mme Gialis, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 janvier 2024.
La rapporteure,
signé
A-C. CHAUMONT
Le président,
signé
F. PASCAL La greffière,
signé
E. GIALIS
La République mande et ordonne au ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire en ce qui le concerne ou à tous les commissaires de justice à ce que requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Ou par délégation la greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026