mardi 28 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2000832 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | Magistrat Mme Chevalier Aubert |
| Avocat requérant | BAKARY AFISSOU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 19 février 2020 et 5 février 2022, M. C B, représenté par Me Bakary demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler, à titre principal, la décision du département des Alpes-Maritimes, prise par le président du conseil départemental des Alpes-Maritimes, le 3 janvier 2020 portant notification d'un indu de RSA d'un montant de 4 596,38 euros, versé pour la période d'octobre 2016 à novembre 2019 et la décision du 28 janvier 2020 prononçant une amende administrative de 400 euros à son encontre ;
2°) à titre subsidiaire, d'enjoindre, au département des Alpes-Maritimes de prononcer l'exonération totale ou partielle aux deux tiers de la somme de 4 596,38 euros réclamée au titre de l'indu de RSA et celle de 400 euros au titre de l'amende administrative prononcée à son encontre ;
3°) de mettre à la charge du département des Alpes-Maritimes une somme de 1 200 euros à verser à son avocat, Me Bakary en application des dispositions des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L.761-1 du code de justice administrative, sous réserve de la renonciation par ce dernier du bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
- sa compagne Mme E a un intérêt à agir dans le cadre de la présente instance dès lors qu'elle l'a toujours accompagné dans ses démarches administratives ;
- le moyen tiré de l'irrecevabilité de la requête en l'absence de recours administratif préalable est inopérant ;
- le moyen tiré de l'absence de communication d'un inventaire est infondé dès lors que son mémoire est accompagné d'un inventaire des pièces, qui sont celles annexées à la requête introductive d'instance ; sa requête et son mémoire sont donc recevables ;
- les décisions attaquées sont entachées d'une erreur d'appréciation dès lors que sa bonne foi ne saurait être remise en cause ;
- aucune intention frauduleuse ne peut lui être imputée à lui et à sa concubine ;
- la décision attaquée prononçant une amende administrative n'est pas motivée ;
- cette amende administrative est injustifiée et disproportionnée.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 24 février 2021 et le 4 janvier 2023, le département des Alpes-Maritimes, représenté par le président du conseil départemental en exercice conclut :
- à titre principal, à l'irrecevabilité des conclusions de M. B tendant à l'annulation de la décision du 3 janvier 2020 portant notification d'une décision d'indu de RSA et des conclusions de Mme E tendant à l'annulation de l'amende administrative ou à défaut, au rejet de la requête ;
- à titre subsidiaire, au rejet des demandes comme étant infondées.
Il fait valoir que :
- la décision du 12 mars 2020 s'étant implicitement substituée à la décision initiale du 3 janvier 2020, la demande tendant à l'annulation de la décision du 3 janvier 2020 est irrecevable ;
- les moyens invoqués en demande sont irrecevables et infondés.
M. B a été admis au bénéficie de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 1er juillet 2020.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Chevalier-Aubert, vice-présidente, pour statuer sur les litiges visés à l'article R.222-13 du code de justice administrative.
La magistrate désignée a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme F ;
- les observations de Mme A D, représentant le département des Alpes-Maritimes.
La clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B a été bénéficiaire du revenu de solidarité active (RSA) après avoir déposé une demande le 21 octobre 2016. A la suite d'un contrôle diligenté par les services de la caisse d'allocations familiales (CAF) des Alpes-Maritimes, le contrôleur assermenté a constaté, dans un rapport en date du 30 juillet 2019, le caractère non conforme des déclarations de M. B par rapport à sa situation familiale déclarée dans sa demande de RSA et l'intention frauduleuse de ce dernier. La CAF des Alpes-Maritimes a régularisé sa situation en conséquence et a notamment informé l'intéressé par courrier du 3 janvier 2020 de l'existence d'un indu de RSA (INK 001) d'un montant de 4 596,38 euros et d'un indu de prime de Noël (ING 01) d'un montant de 152,45 euros. M. B a contesté la décision de notification par courrier du 5 février 2020. Par une décision en date du 12 mars 2020, le département a rejeté son recours formé à l'encontre de la décision du 3 janvier 2020 portant notification d'un trop perçu de RSA. Parallèlement, le département des Alpes Maritimes informait M. B par courrier qu'il envisageait de prononcer une amende administrative de 400 euros à son encontre. Par décision du 28 janvier 2020, après avis favorable de l'équipe pluridisciplinaire en date du 24 janvier 2020, le département prononçait cette amende à l'encontre de M. B. Par la présente requête, M. B demande l'annulation de la décision du 28 janvier 2020 par laquelle le département des Alpes-Maritimes a prononcé à son encontre une amende administrative d'un montant de 400 euros.
Sur les conclusions à fin d'annulation de l'amende administrative :
2. Aux termes de l'article L.262-52 du code de l'action sociale et des familles : " La fausse déclaration ou l'omission délibérée de déclaration ayant abouti au versement indu du revenu de solidarité active est passible d'une amende administrative prononcée et recouvrée dans les conditions et les limites définies, en matière de prestations familiales, aux sixième, septième, neuvième et dixième alinéas du I, à la seconde phrase du onzième alinéa du I et au II de l'article L. 114-17 du code de la sécurité sociale. La décision est prise par le président du conseil départemental après avis de l'équipe pluridisciplinaire mentionnée à l'article L. 262-39 du présent code. La juridiction compétente pour connaître des recours à l'encontre des contraintes délivrées par le président du conseil départemental est la juridiction administrative. Aucune amende ne peut être prononcée à raison de faits remontant à plus de deux ans, ni lorsque la personne concernée a, pour les mêmes faits, déjà été définitivement condamnée par le juge pénal ou a bénéficié d'une décision définitive de non-lieu ou de relaxe déclarant que la réalité de l'infraction n'est pas établie ou que cette infraction ne lui est pas imputable () ".
3. Il appartient au juge du fond, saisi d'une contestation portant sur une sanction que l'administration inflige à un administré, de se prononcer, eu égard à son office de juge de plein contentieux, sur les manquements qui sont à l'origine du prononcé de cette sanction et de prendre une décision qui se substitue à celle de l'administration et, le cas échéant, de faire application d'une loi nouvelle plus douce entrée en vigueur entre la date à laquelle l'infraction a été commise et celle à laquelle il statue. Par suite, compte tenu des pouvoirs dont il dispose ainsi pour contrôler une sanction de cette nature, le juge se prononce sur la contestation dont il est saisi comme juge de plein contentieux.
4. En premier lieu, la décision par laquelle l'autorité administrative inflige une amende administrative est au nombre des décisions prononçant une sanction et doit, par suite, être motivée en application de l'article L.211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Le requérant soutient que la décision du 28 janvier 2020 est insuffisamment motivée. Toutefois, cette décision qui vise les articles L.262-52 du code de l'action sociale et des familles et les articles L.114-17 et R.114-11 du code de la sécurité sociale fait mention de l'indu de 4 569,38 euros. Cet acte indique que l'indu à l'origine de l'amende administrative, résulte de l'omission de déclaration à la caisse d'allocations familiales des Alpes-Maritimes de ses ressources, du changement de sa situation familiale et de l'absence du territoire de sa conjointe. Par ailleurs, l'acte mentionne également que le montant a été fixé après l'avis de l'équipe pluridisciplinaire prévue à l'article L.262-52 du code de l'action sociale et des familles. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L.262-2 du code de l'action sociale et des familles : " Toute personne résidant en France de manière stable et effective, dont le foyer dispose de ressources inférieures à un montant forfaitaire, a droit au revenu de solidarité active dans les conditions définies au présent chapitre / Le revenu de solidarité active est une allocation qui porte sur les ressources du foyer au niveau du montant forfaitaire. Il est complété, le cas échéant, par l'aide personnalisée de retour à l'emploi mentionnée à l'article L.5133-8 du code du travail ". Aux termes de l'article L. 262-3 du même code : " () L'ensemble des ressources du foyer, y compris celles qui sont mentionnées à l'article L. 132-1, est pris en compte pour le calcul du revenu de solidarité active, dans des conditions fixées par un décret en Conseil d'Etat () ". Le premier alinéa de l'article L. 132-1 de ce code dispose que : " Il est tenu compte, pour l'appréciation des ressources des postulants à l'aide sociale, des revenus professionnels et autres et de la valeur en capital des biens non productifs de revenu, qui est évaluée dans les conditions fixées par voie réglementaire () ". Aux termes de l'article R. 262-6 du même code : " Les ressources prises en compte pour la détermination du montant du revenu de solidarité active comprennent, sous les réserves et selon les modalités figurant au présent chapitre, l'ensemble des ressources, de quelque nature qu'elles soient, de toutes les personnes composant le foyer, et notamment les avantages en nature ainsi que les revenus procurés par des biens mobiliers et immobiliers et par des capitaux. / Les dispositions de l'article R. 132-1 sont applicables au revenu de solidarité active ". Aux termes de l'article R. 262-37 dudit code : " Le bénéficiaire de l'allocation de revenu de solidarité active est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation toutes informations relatives à sa résidence, à sa situation de famille, aux activités, aux ressources et aux biens des membres du foyer ; il doit faire connaître à cet organisme tout changement intervenu dans l'un ou l'autre de ces éléments ".
6. Pour le bénéfice du revenu de solidarité active, le foyer s'entend du demandeur, ainsi que, le cas échéant, de son conjoint, partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou concubin et des enfants ou personnes de moins de vingt-cinq ans à charge qui remplissent les conditions précisées par l'article R. 262-3 du code de l'action sociale et des familles. Le concubin est la personne qui mène avec le demandeur une vie de couple stable et continue. Une telle vie de couple peut être établie par un faisceau d'indices concordants, au nombre desquels la circonstance que les intéressés mettent en commun leurs ressources et leurs charges.
7. Pour contester la notification de l'indu en litige, M. B fait valoir que les décisions prononçant l'indu de revenu de solidarité active et l'amende administrative sont entachées d'une erreur d'appréciation dès lors que sa bonne foi ne saurait être remise en cause et qu'il remplit les conditions de l'article L.262-2 du code de l'action sociale et des familles précité. Toutefois, il n'apporte à l'appui de ces allégations aucun élément ou preuve de nature à remettre en cause les conclusions du rapport du 30 juillet 2019 rédigé par un agent assermenté de la caisse d'allocations familiales des Alpes-Maritimes et qui démontre que l'intéressé n'a pas déclaré des paiements versés par la société " ARS MUNDI EDITION " qui résultent d'une œuvre en édition vendue en Allemagne et dont il perçoit un pourcentage sur les ventes chaque année, qu'il existe également une communauté d'adresse, d'intérêts financiers et d'une communauté affective et de notoriété avec sa concubine, Mme E et qu'il s'est déclaré séparé de cette dernière à partir du 1er janvier 2016. Le rapport mentionne également que sa concubine a perçu des revenus qui n'ont pas été déclarés. Il résulte donc de l'instruction que M. B vit en couple avec Mme E alors qu'il s'est déclaré célibataire. D'autre part, il fait valoir que sa compagne a, pour la période de 2016 à 2019, vécu essentiellement en Autriche pour aider sa mère, malade et que c'est son assistante sociale qui lui a conseillé de remplir ses déclarations de la sorte, dont il ressort d'ailleurs d'une télécopie adressée par l'assistance sociale que l'intéressé a " régularisé sa situation administrative et familiale via internet le 2 mars 2017 afin de déclarer son isolement depuis le 1er janvier 2016 ". Toutefois, il est constant, en vertu des dispositions précitées, que l'allocataire est tenu de faire connaître tout changement survenu dans ses ressources en sorte que les aides et remboursements allégués constituent des faits générateurs d'un indu de revenu de solidarité active. Par suite, M. B n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée est entachée d'une erreur d'appréciation dès lors que sa bonne foi ne saurait être remise en cause.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article L.262-52 du code de l'action sociale et des familles : " La fausse déclaration ou l'omission délibérée de déclaration ayant abouti au versement indu du revenu de solidarité active est passible d'une amende administrative prononcée et recouvrée dans les conditions et les limites définies, en matière de prestations familiales, aux sixième, septième, neuvième et dixième alinéas du I, à la seconde phrase du onzième alinéa du I et au II de l'article L. 114-17 du code de la sécurité sociale ".
9. Ainsi qu'il a été dit au point 7, M. B a délibérément omis de déclarer ses revenus, le changement de sa situation familiale, et la présence de sa concubine hors du territoire, ce qui a abouti à la perception indue de sommes au titre du RSA du 1er octobre 2016 au 30 novembre 2019. Il en résulte que, sur le fondement des dispositions précitées, le président du conseil départemental des Alpes-Maritimes était fondé à lui infliger une amende administrative d'un montant de 400 euros.
10. En quatrième lieu, aux termes de l'article L.114-17 du code de la sécurité sociale : " I - () Le montant de la pénalité est fixé en fonction de la gravité des faits, dans la limite de deux fois le plafond mensuel de la sécurité sociale. () / II-Lorsque l'intention de frauder est établie, le montant de la pénalité ne peut être inférieur à un trentième du plafond mensuel de la sécurité sociale. En outre, la limite du montant de la pénalité prévue au I du présent article est portée à quatre fois le plafond mensuel de la sécurité sociale () ". Aux termes de l'article R.114-14 du même code : " Le montant de la pénalité est fixé proportionnellement à la gravité des faits reprochés, en tenant compte notamment de leur caractère intentionnel ou répété, du montant et de la durée du préjudice et des moyens et procédés utilisés () ".
11. En l'espèce, il ressort de l'instruction et de ce qui a été dit précédemment que M. B a indûment perçu au titre du revenu de solidarité active du 1er janvier 2016 au 30 novembre 2019 une somme de 4 569,38 euros pour avoir omis de déclarer ses revenus, le changement de sa situation familiale et l'absence du territoire de sa compagne à la CAF des Alpes-Maritimes. Qu'en tout état de cause, cet agissement pouvait faire l'objet d'une pénalité prononcée par le directeur de cet organisme en application des dispositions précitées de l'article L.114-7 4° du code de la sécurité sociale. M. B soutient qu'eu égard à sa situation précaire et aux erreurs d'appréciation et matérielles qui résultent du prononcé de cette sanction, le quantum de l'amende en litige apparaît disproportionné. Toutefois, la pénalité litigieuse de 400 euros prononcée par le directeur de la caisse d'allocations familiales des Alpes-Maritimes n'est pas, eu égard à la gravité des faits de l'espèce et au caractère réitéré des omissions, disproportionnée. Par suite, M. B n'est pas fondé à soutenir que l'amende litigieuse est injustifiée et disproportionnée.
Sur les conclusions à fin de remise gracieuse :
12. Aux termes de l'article L.262-46 du code de l'action sociale et des familles : " out paiement indu de revenu de solidarité active est récupéré par l'organisme chargé du service de celui-ci ainsi que, dans les conditions définies au présent article, par les collectivités débitrices du revenu de solidarité active. / () La créance peut être remise ou réduite par le président du conseil général (), en cas de bonne foi ou de précarité de la situation du débiteur, sauf si cette créance résulte d'une manœuvre frauduleuse ou d'une fausse déclaration ". Il résulte de ces dispositions qu'un allocataire du revenu de solidarité active ne peut bénéficier d'une remise gracieuse de la dette résultant d'un paiement indu d'allocation, quelle que soit la précarité de sa situation, lorsque l'indu trouve sa cause dans une manœuvre frauduleuse de sa part ou dans une fausse déclaration, laquelle doit s'entendre comme désignant les inexactitudes ou omissions qui procèdent d'une volonté de dissimulation de l'allocataire caractérisant de sa part un manquement à ses obligations déclaratives.
13. Il résulte de ce qui a été dit aux points 7 et 9 du présent jugement, que le requérant a sciemment dissimulé ses ressources, le changement de sa situation familiale, et l'absence du territoire de sa concubine pendant plus de trois ans pendant la période en litige. Par suite le requérant n'est pas fondé à demander la remise gracieuse de sa créance portant sur l'amende administrative prononcée à son encontre.
Sur les frais liés au litige :
14. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur la recevabilité de la requête, que les conclusions afin d'annulation de la décision prononçant une amende administrative doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, celles à fin de remise gracieuse et celles liées aux frais d'instance.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et au département des Alpes-Maritimes.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 février 2023.
La magistrate désignée,
signé
V. F
La greffière,
signé
S. Génovèse
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation la greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026