mardi 27 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2002699 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL ALPIJURIS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 15 juillet 2020, le 10 juin 2022 et le 8 novembre 2022, la société Razel-Bec, prise en sa qualité de mandataire du groupement solidaire composé des sociétés Razel-Bec, Garelli TP, Eiffage travaux publics méditerranée, et Sade compagnie générale de travaux hydrauliques, représentée par Me De Sena, demande au tribunal :
1°) de condamner la Métropole Nice Côte d'Azur à lui verser la somme de 1 968 060 euros hors taxe, soit 2 361 672 euros toutes taxes comprises en réparation du préjudice résultant des surcoûts ayant affecté l'exécution du lot 3 du marché ; d'assortir cette somme des intérêts moratoires à compter du 30 juin 2016 ; de prononcer la capitalisation annuelle de ces intérêts ;
2°) à titre subsidiaire, d'ordonner une expertise aux fins de déterminer le montant des préjudices subis ;
3°) de mettre à la charge de la Métropole Nice Côte d'Azur la somme de 15 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle s'est trouvée confrontée à de nombreuses sujétions imprévues dans l'exécution du marché ;
- le maître d'ouvrage a commis des fautes en mettant en place un maître d'œuvre interne en mode " dégradé ", en ajournant les travaux par deux fois, en ne coordonnant pas les différents intervenants du chantier, en se déchargeant de ses obligations réglementaires sur elle, en manquant de maîtrise technique, en n'assurant pas la libération des emprises de son opération alors qu'elle pilote le projet de rénovation urbaine des moulins, en ne réalisant pas les investigations complémentaires requises au titre des réseaux, en décidant unilatéralement de modifier les planning et d'amputer certaines zones du projet ;
- ces sujétions et fautes lui ont occasionné un préjudice incluant une perte d'efficience et de rendement, des frais d'études d'exécution supplémentaires, des frais de main d'œuvre, d'encadrement, d'astreinte, de chantier, une perte de rentabilité, ainsi que des frais de recours.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 juin 2022 , la Métropole Nice Côte d'Azur, représentée par Me Cabanes, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de la société Razel-Bec une somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens soulevés par la société Razel-Bec ne sont pas fondés.
Un mémoire en défense, présenté par le Métropole Nice Côte d'Azur, a été enregistré le 21 février 2023, mais n'a pas été communiqué.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le cahier des clauses administratives générales applicable aux marchés de travaux ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Guilbert,
- les conclusions de Mme Belguèche, rapporteure publique,
- et les observations de Me Chitoraga, représentant la société Razel-Bec, et de Me Yvernes, représentant la Métropole Nice Côte d'Azur.
Considérant ce qui suit :
1. Par un acte d'engagement du 11 septembre 2013, le Métropole Nice Côte d'Azur a confié le lot 3 " génie civil-voies et réseaux divers " d'un marché de travaux dans le cadre de la rénovation urbaine du quartier des Moulins à Nice à un groupement composé des sociétés Razel-Bec, Garelli, Sade et Eiffage travaux publics, dont la société Razel-Bec est le mandataire. Le montant du marché était fixé à la somme de 5 983 749, 95 euros hors taxes. La date de début des travaux a été fixée au 30 septembre 2013 pour un achèvement au 30 décembre 2016. Après plusieurs prolongations et ajournements des travaux, la réception de l'ouvrage a été prononcée le 24 avril 2018, et le montant du marché porté par avenant à la somme de 6 142 220,95 euros hors taxe. Le 30 juin 2016, la société Razel-Bec a adressé à la Métropole un mémoire en réclamation à hauteur de 1 968 060 euros supplémentaires, rejeté le 21 novembre 2016. Le 9 avril 2019, la société Razel-Bec a adressé à la Métropole Nice Côte d'Azur un projet de décompte intégrant une demande de règlement complémentaire à hauteur de 1 968 060 euros hors taxes pour un total de 8 245 138, 86 euros hors taxes. Le 23 octobre 2019, la Métropole lui a notifié un décompte général de 5 995 232, 47 euros hors taxes. Par un courrier du 2 décembre 2019, la société Razel- Bec lui a adressé un mémoire en réclamation renouvelant sa demande de règlement d'un montant de 1 968 060 euros hors taxes, rejeté par la Métropole, le 18 février 2020. Par la présente requête, la société Razel-Bec, agissant en sa qualité de mandataire du groupement, demande au tribunal de condamner la Métropole Nice Côte d'Azur à lui verser une somme de 1 968 060 euros hors taxes.
2. Les difficultés rencontrées dans l'exécution d'un marché ne peuvent ouvrir droit à indemnité au profit de l'entreprise titulaire du marché que dans la mesure où celle-ci justifie soit que ces difficultés trouvent leur origine dans des sujétions imprévues, soit qu'elles sont imputables à une faute de la personne publique commise notamment dans l'exercice de ses pouvoirs de contrôle et de direction du marché, dans l'estimation de ses besoins, dans la conception même du marché ou dans sa mise en œuvre, en particulier dans le cas où plusieurs cocontractants participent à la réalisation de travaux publics. Ne peuvent être regardées comme des sujétions techniques imprévues que des difficultés matérielles rencontrées lors de l'exécution d'un marché, présentant un caractère exceptionnel, imprévisibles lors de la conclusion du contrat et dont la cause est extérieure aux parties. S'agissant d'un marché à prix unitaires, leur indemnisation par le maître d'ouvrage n'est pas subordonnée à un bouleversement de l'économie du contrat.
Sur les sujétions imprévues :
3. La société Razel-Bec soutient avoir été confrontée, dans l'exécution de ses travaux, à des sujétions imprévues, constituées par des modifications de programme et les nécessaires adaptations du projet. Toutefois, ces circonstances à les supposer établies et excédant ce qui est normalement attendu dans l'exécution d'un chantier de cette nature, ne sont pas extérieures aux parties et ne sauraient dès lors, constituer des sujétions imprévues.
4. La requérante se prévaut également de la rencontre de réseaux d'électricité, de gaz, de chauffage urbain et de communication ainsi que des adaptations de ses travaux, imposées par l'intervention concomitante d'autres intervenants, constructeurs, concessionnaires de réseaux, bailleurs sociaux, ou service des espaces verts. Toutefois, compte-tenu de l'ampleur et du contexte des travaux de requalification d'une aire urbaine étendue de forte densité, les difficultés liées aux incertitudes de positionnement de ces réseaux d'une part, les interférences générées par les interventions et demandes d'autres prestataires d'autre part, ne sauraient être regardées comme imprévisibles pour un professionnel averti. D'autant qu'en application du cahier des clauses administratives particulières applicable au marché, les prix du marché sont établis en tenant compte des sujétions qu'est susceptible d'entraîner l'exécution simultanée des différents lots.
5. Il résulte en tout état de cause de l'instruction que la Métropole Nice Côte d'Azur a validé par avenants 3 et 4 et ordre de service 16 la rémunération de la fourniture et pose de bornes escamotables, d'armoires électriques et de fourreaux supplémentaires, le déplacement du réseau de chauffage urbain, l'aménagement d'une plate-forme externe, la réalisation de remblais supplémentaires de purges localisées et de substitution de terres. Il n'en résulte pas, en revanche, que les retards invoqués n'aient pu être compensés par la réaffectation des moyens du groupement sur d'autres zones.
6. Si la découverte de réseaux amiantés peut quant à elle être regardée comme imprévisible et extérieure aux parties, il résulte de l'instruction que l'administration a validé la rémunération des prestations supplémentaires en découlant par l'intégration à l'avenant n°3 et à l'avenant n°4 de nouveau prix PN1920 relatif au diagnostic amiante des enrobés et 602 relatif à la dépose de 16 regards sur canalisation fibrociment. Il ne résulte par ailleurs pas de l'instruction que la découverte de ces réseaux ait occasionné un retard global dans l'exécution du chantier ou se soit traduit par d'autres charges que celles prises en compte par l'administration pour le groupement titulaire.
7. Enfin, si la société Razel-Bec se prévaut du délai de délivrance des arrêtés de circulation imposés par le renouvellement des délégations au sein de la ville de Nice, qui peuvent être regardés comme présentant un caractère, exceptionnel, imprévisible et extérieur aux parties, il ne résulte pas de l'instruction que la suspension des travaux rue des Mahonias invoquée à ce titre n'ait pu être compensée par un report d'activité sur une autre zone du chantier et/ou se soit traduit par un retard global d'exécution.
Sur la faute du maître de l'ouvrage
La société Razel-Bec soutient en premier lieu que la métropole aurait adopté un comportement fautif en mettant en place une maitrise d'œuvre interne, aux effectifs notoirement inférieurs à ceux de la maîtrise d'œuvre initialement retenue. Toutefois, par les moyens et les éléments qu'elle invoque, elle ne démontre pas les défaillances alléguées dans l'exercice des missions de maîtrise d'œuvre. Non plus qu'elle ne démontre que les difficultés nées des interactions entre intervenants au chantier ou entre les différents lots du marché résulteraient de défaillances du maître d'œuvre dans l'exercice de ses missions de coordination, ni n'expose en quoi la métropole se serait déchargée de ses obligations réglementaires sur l'entreprise. A ce titre notamment, il ne résulte pas des seules allégations, au demeurant sommaires sur ce point, de la société Razel-Bec, que la métropole aurait manqué à ses obligations préparatoires en matière d'investigations relatives aux réseaux.
8. En deuxième lieu, si elle soutient qu'en lui demandant la réalisation du réseau d'évacuation sur un radier à la pente inappropriée, elle aurait fait montre d'un défaut de maîtrise technique, il ne résulte pas de l'instruction que l'erreur d'appréciation invoquée, qu'il lui appartenait au demeurant de corriger au titre de son devoir de conseil, s'inscrive dans un défaut de maîtrise généralisé ni qu'il aurait eu des conséquences préjudiciables sur l'exercice de ses missions.
9. En troisième lieu, aux termes de l'article 48 du cahier des clauses administratives générales (CCAG) Travaux, applicable au marché en cause : " 48.1 L'ajournement des travaux peut être décidé. Il est alors procédé, suivant les modalités indiquées à l'article 12, à la constatation des ouvrages et parties d'ouvrages exécutés et des matériaux approvisionnés. / L'entrepreneur qui conserve la garde du chantier a droit à être indemnisé des frais que lui impose cette garde et préjudice qu'il aura éventuellement subi du fait de l'ajournement. / Une indemnité d'attente de reprise des travaux peut être fixée dans les mêmes conditions que les prix nouveaux, suivant les modalités prévues à l'article 14 () " ; qu'aux termes de l'article 12 de ce CCAG : " 12.1. Au sens du présent article, la constatation est une opération matérielle, le constat est le document qui en résulte. () / 12.4. Le maître d'œuvre fixe la date des constatations, lorsque la demande est présentée par l'entrepreneur, cette date ne peut être postérieure de plus de huit jours à celle de la demande. Les constatations donnent lieu à la rédaction d'un constat dressé sur-le-champ par le maître d'œuvre contradictoirement avec l'entrepreneur. () / 12.5. L'entrepreneur est tenu de demander en temps utile qu'il soit procédé à des constatations contradictoires pour les prestations qui ne pourraient faire l'objet de constatations ultérieures, notamment lorsque les ouvrages doivent se trouver par la suite cachés ou inaccessibles. A défaut et sauf preuve contraire fournie par lui et à ses frais, il n'est pas fondé à constater la décision du maître d'œuvre relative à ces prestations ". Il est constant en l'espèce que la métropole Nice Côte d'Azur a procédé au cours de l'exécution du marché, à deux ajournements, notifiés par ordre de service. Toutefois, il résulte de l'instruction que les conséquences de ces ajournements ont fait l'objet de deux avenants intégrant des prix nouveaux correspondant aux coûts de repli et d'amenée supplémentaire ainsi que les études d'exécution supplémentaires.
Sur les préjudices invoqués à titre global :
10. La société Razel-Bec soutient toutefois que les avenants et ordres de service notifiés n'intègrent pas, d'une part, la prise en compte de sa perte d'efficience et de rendement, et, d'autre part, de ses frais d'études d'exécution supplémentaires, de ses frais de main d'œuvre, d'encadrement, d'astreinte, de chantier. Elle soutient également que la perte de rentabilité du chantier telle qu'elle avait été évaluée au vu du dossier de consultation des entreprises n'a pas été indemnisée.
11. S'agissant des frais d'études supplémentaires, il résulte de l'instruction que la métropole a réglé à ce titre une somme de 10 518 euros hors taxe correspondant aux phases 5a et 5b, dont elle soutient qu'il s'agit des seules phases ayant fait l'objet d'une refonte significative. Si la société Razel-Bec soutient quant à elle qu'elle a dû réaliser des études complémentaires de même ampleur pour les phases 2a, 2b, 3a, 3b, 4a, 4b, 6A, 7a et 7b, elle ne l'établit pas par ses seules allégations et la production de deux plans relatifs à la phase 4a , dont l'un n'est pas daté ni visé. Elle ne démontre pas davantage que les modifications apportées à ses plans d'exécution ont été de nature à lui occasionner un préjudice quelconque. Ses prétentions à ce titre ne peuvent dès lors qu'être rejetées.
12. La société requérante, se prévaut par ailleurs du bouleversement de son planning initial et des redéploiements consécutifs de ses effectifs. Elle ne démontre toutefois pas dans quelle mesure ces réaffectations, lorsqu'elles ont eu lieu, ont induit des pertes d'efficience et de rendement, autres que celles normalement attendues dans l'exécution d'un marché de cette nature et intégrées aux prix du marché ou que celles indemnisées au titre de prix nouveaux, en lien avec les sujétions et fautes retenues précédemment.
13. Enfin, si la société requérante produit un grand nombre de factures de main d'œuvre et d'encadrement pour la période de 2014 à 2018, elle ne fait état d'aucun élément permettant de justifier l'accroissement de ses besoins en personnel allégué ni de déterminer lesquelles de ces factures correspondraient à un surcoût résultant des sujétions et fautes retenus précédemment. Notamment, si elle soutient qu'elle a dû maintenir des effectifs d'encadrement et se rendre à trois réunions de chantier au cours des deux périodes d'ajournement des travaux, elle ne démontre pas, par ses seules allégations, que les besoins du chantier au cours de cette période nécessitaient l'affectation exclusive et permanente de ces personnels ni qu'ils aient été à l'origine d'un quelconque surcoût ou préjudice. En outre, si la requérante se prévaut du maintien d'une astreinte au cours des deux périodes d'ajournement, elle n'apporte aucun élément sur l'objet de cette astreinte ni ses contours de sorte qu'elle n'établit pas davantage l'existence d'un surcoût ou préjudice à cet égard.
14. Il s'ensuit que la perte de rentabilité alléguée, qui n'est pas assortie des justificatifs requis, ne peut être retenue.
Sur les frais de recours :
15. La société-Razel demande le remboursement de ses frais de recours. Elle n'établit toutefois pas la réalité de son préjudice, alors que l'établissement d'un mémoire en réclamation et le cas échéant d'un dossier contentieux, relève d'un aléa normal dans le cadre de l'exécution d'un marché et qu'elle ne fournit aucun élément de nature à établir que la rédaction de ce mémoire aurait en l'espèce excédé la charge normale qu'entraine habituellement la gestion de relations d'affaire. Par suite, la demande de la société Razel-Bec à ce titre ne peut qu'être rejetée.
16. Compte-tenu de tout ce qui précède, la requête de la société Razel-Bec est rejetée.
Sur les frais liés à l'instance:
17. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la société Razel-Bec une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la sociétés Razel-Bec est rejetée.
Article 2 : La société Razel-Bec versera à la métropole Nice Côte d'Azur une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société Razel-Bec et à la Métropole Nice Côte d'Azur.
Délibéré après l'audience du 6 février 2024, à laquelle siégeaient :
M. Soli, président,
Mme Gazeau, première conseillère,
Mme Guilbert, première conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 février 2024 .
La rapporteure,
signé
L. Guilbert
Le président,
signé
P. Soli La greffière,
signé
L. Bianchi
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation, la greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026