mercredi 14 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2002709 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | D'ONORIO DI MEO |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance de renvoi du 15 juillet 2020, la présidente du tribunal administratif de Marseille a transmis au tribunal administratif de Nice la requête de Mme D B.
Par cette requête, enregistrée au greffe du tribunal administratif de Marseille le 22 juin 2020, et un mémoire, enregistré au greffe du tribunal administratif de Nice le 22 février 2021, Mme D B, représentée par Me d'Onorio di Meo, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux auxquelles elle a été assujettie au titre de l'année 2014, ainsi que des pénalités correspondantes ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'administration fiscale a méconnu l'article L. 76 B du livre des procédures fiscales dès lors qu'elle n'a pas répondu à la demande de communication du courrier électronique du 8 octobre 2014 adressé au service par M. E, son mandataire, alors que cette pièce fonde les rectifications concernant les recettes afférentes à l'immeuble situé 8, rue Assalit à Nice ;
- la proposition de rectification et la réponse à ses observations sont insuffisamment motivées au sens de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales ;
En ce qui concerne l'immeuble situé au 8 rue Assalit à Nice :
- c'est à tort que l'administration fiscale a estimé qu'elle avait perçu des recettes d'un montant de 9 480 euros dès lors que ce bien n'était pas loué pendant l'année 2014 ;
- la déduction d'une somme de 27 362 euros de ses revenus fonciers, correspondant à des dépenses de réparation, d'entretien et d'amélioration, est justifiée ;
- la déduction d'une somme de 10 884 euros de ses revenus fonciers, correspondant à des frais de gestion et d'administration de l'immeuble, est justifiée ;
- les provisions pour charges de copropriété doivent être admises en déduction ;
En ce qui concerne l'immeuble situé au 101 bis boulevard Gambetta à Nice :
- la déduction d'une somme de 85 730 euros de ses revenus fonciers, correspondant à des dépenses de réparation, d'entretien et d'amélioration, est justifiée ; certaines factures émises par CES, ECCB, EDF, MJC Plomberie et Bricol Gambetta, transmises au service vérificateur, doivent lui être restituées ;
- la déduction d'une somme de 22 183 euros de ses revenus fonciers, correspondant à des frais de gestion et d'administration de l'immeuble, est justifiée ;
En ce qui concerne l'immeuble situé au 17 boulevard Gambetta à Nice :
- la déduction d'une somme de 3 147 euros de ses revenus fonciers, correspondant à des frais de gestion et d'administration de l'immeuble, est justifiée ;
- les provisions pour charges de copropriété doivent être admises en déduction ;
En ce qui concerne l'immeuble situé au 14 boulevard de la Madeleine à Nice :
- la déduction d'une somme de 19 151 euros de ses revenus fonciers, correspondant à des frais de gestion et d'administration de l'immeuble, est justifiée ;
En ce qui concerne l'immeuble situé au 58 boulevard de la Madeleine à Nice :
- la déduction d'une somme de 7 861 euros de ses revenus fonciers, correspondant à des frais de gestion et d'administration de l'immeuble, est justifiée ; les factures émises par la société Nikaïa Consulting à ce titre doivent seulement être prises en compte à hauteur de 50 % de leur montant dès lors qu'elle détient cet immeuble en indivision ;
En ce qui concerne l'immeuble situé au 8 rue Raphaël à Cannes :
- contrairement à ce qu'affirme l'administration fiscale, elle est propriétaire des lots n°s 1, 3, 5, 8, 9 et 10 de cet immeuble et la SCI Theresa est seulement propriétaire des lots n°s 2 et 7 ;
- la déduction d'une somme de 3 257 euros de ses revenus fonciers, correspondant à des dépenses de réparation, d'entretien et d'amélioration, est justifiée ; certaines factures émises par CES, ECCB, EDF, MJC Plomberie et Bricol Gambetta, transmises au service vérificateur, doivent lui être restituées ;
- la déduction d'une somme de 7 712 euros de ses revenus fonciers, correspondant à des frais de gestion et d'administration de l'immeuble, est justifiée ; certaines factures émises par " Syndic 8R ", transmises au service vérificateur, doivent lui être restituées ;
- les provisions pour charges de copropriété doivent être admises en déduction ;
En ce qui concerne l'immeuble situé au 22 bis rue Vernier à Nice :
- la déduction d'une somme de 13 004 euros de ses revenus fonciers, correspondant à des dépenses de réparation, d'entretien et d'amélioration, est justifiée ; certaines factures émises par Entreprendre, EDF, Richardson et La Plateforme du Bâtiment, transmises au service vérificateur, doivent lui être restituées ;
- la déduction d'une somme de 29 750 euros de ses revenus fonciers, correspondant à des frais de gestion et d'administration de l'immeuble, est justifiée.
Par deux mémoires en défense, enregistrés le 15 janvier 2021 et 12 octobre 2022, le directeur départemental des finances publiques des Alpes-Maritimes conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 24 mai 2023 :
- le rapport de Mme Bergantz, conseillère,
- et les conclusions de M. Ringeval, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. A l'issue d'un contrôle sur pièces de sa déclaration de revenus au titre de l'année 2014, Mme B s'est vu notifier, selon la procédure de rectification contradictoire, une proposition de rectification en date du 8 décembre 2017 portant sur des rectifications en matière de revenus fonciers. Sa réclamation du 9 août 2018 a été partiellement admise par une décision du 23 avril 2020. Mme B demande au tribunal de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux auxquels elle a été assujettie au titre de l'année 2014.
Sur les conclusions à fin de décharge :
En ce qui concerne la procédure d'imposition :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 76 B du livre des procédures fiscales : " L'administration est tenue d'informer le contribuable de la teneur et de l'origine des renseignements et documents obtenus de tiers sur lesquels elle s'est fondée pour établir l'imposition faisant l'objet de la proposition prévue au premier alinéa de l'article L. 57 ou de la notification prévue à l'article L. 76. Elle communique, avant la mise en recouvrement, une copie des documents susmentionnés au contribuable qui en fait la demande. "
3. Mme B soutient que l'administration fiscale ne lui a pas communiqué le courrier électronique adressé au service le 8 octobre 2014 par M. E, son petit-fils et mandataire, sur lequel elle s'est fondée pour rectifier les recettes afférentes à l'immeuble situé 8, rue Assalit à Nice, en dépit d'une demande expresse en ce sens formulée le 5 avril 2018. Toutefois, il résulte de l'instruction et il n'est pas contesté par la requérante qu'elle a, le 12 août 2013, donné mandat à M. E pour la gestion courante de onze de ses biens immobiliers, dont l'immeuble sis au 8 rue Assalit à Nice, et les procédures y afférentes. Dès lors, le courrier électronique du 8 octobre 2014 est réputé émaner de Mme B, et non d'un tiers, de sorte que l'administration fiscale n'avait pas à respecter les obligations de l'article L. 76 B du livre des procédures fiscales. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de cet article doit être écarté comme inopérant.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales : " L'administration adresse au contribuable une proposition de rectification qui doit être motivée de manière à lui permettre de formuler ses observations ou de faire connaître son acceptation. / () / Lorsque l'administration rejette les observations du contribuable sa réponse doit également être motivée. " Au termes de l'article R. 57-1 du même livre : " La proposition de rectification prévue par l'article L. 57 fait connaître au contribuable la nature et les motifs de la rectification envisagée () ".
5. Il résulte de l'instruction, et en particulier de la proposition de rectification du 8 décembre 2017 qui porte sur des rectifications en matière de revenus fonciers au titre de l'année 2014, que le service vérificateur a notamment, concernant l'immeuble du 8, rue Assalit à Nice, retenu un montant de recettes de 9 480 euros. La proposition de rectification indique l'année d'imposition et l'imposition concernées, ainsi que la nature, les motifs, le fondement légal et le montant de cette rectification. En outre, il résulte de l'instruction que l'administration fiscale a répondu le 20 mars 2018 aux observations formulées par la requérante le 21 janvier 2018, en motivant sa décision de rejet au regard des points soulevés par cette dernière, en particulier s'agissant des recettes afférentes à l'immeuble situé 8, rue Assalit à Nice. Dans ces conditions, Mme B n'est pas fondée à soutenir que la proposition de rectification qui lui a été adressée, comme la réponse à ses observations, sont insuffisamment motivées en méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales.
6. En troisième lieu, Mme B soutient que plusieurs factures ne lui auraient pas été restituées à l'issue de la procédure de contrôle dont elle a fait l'objet. Il résulte toutefois de l'accusé de restitution produit par le service que, le 20 décembre 2017, les factures de frais de gestion et d'administration et les factures de travaux de réparation et d'entretien des biens productifs de revenus fonciers ont été remises en main propre à M. E, pour le compte de sa grand-mère Mme B. Cette dernière n'est donc pas fondée à soutenir que l'administration auraient conservé certaines de ces factures de manière irrégulière.
En ce qui concerne le bien-fondé des impositions en litige :
S'agissant des recettes imposables dans la catégorie des revenus fonciers :
7. Aux termes de l'article 28 du code général des impôts : " Le revenu net foncier est égal à la différence entre le montant du revenu brut et le total des charges de la propriété ". Aux termes de l'article 29 du même code : " Sous réserve des dispositions des articles 33 ter et 33 quater, le revenu brut des immeubles ou parties d'immeubles donnés en location, est constitué par le montant des recettes brutes perçues par le propriétaire, augmenté du montant des dépenses incombant normalement à ce dernier et mises par les conventions à la charge des locataires. () ".
8. Mme B soutient que le bien immobilier situé au 8, rue Assalit à Nice n'était pas loué pendant l'année 2014. Pour établir que Mme B a en réalité perçu un loyer afférent à ce local du mois de janvier au mois de juin 2014, l'administration fiscale se fonde en particulier sur un courrier électronique du 8 octobre 2014 par lequel M. E sollicitait auprès du service un " réajustement à un niveau raisonnable " du montant de la taxe foncière et de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères auxquelles Mme B avait été assujettie au titre de l'année 2014 à raison du bien sis au 8, rue Assalit à Nice et dans lequel il indiquait que " ce local était loué 1640 euros " et que " le locataire [nous] a rendu les clés fin juin ". La thèse avancée par la requérante selon laquelle M. E se serait en réalité référé au mois de juin de l'année 2013 - et non de l'année 2014 - n'est pas crédible eu égard aux modalités de recouvrement des impôts directs locaux, dont l'avis d'imposition est envoyé aux contribuables au cours de l'année pour laquelle l'imposition est due. L'administration fiscale se fonde, en outre, sur une facture établie par la société Nikaïa Consulting, dont M. E est le gérant, pour la " gestion et l'encaissement des loyers du 1er au 3ème trimestre 2014 " concernant l'immeuble du 8 rue Assalit à Nice. Dès lors, eu égard à ces éléments, et alors que les documents produits par la requérante n'établissent pas la vacance du bien en cause entre les mois de janvier et juin 2014, l'administration apporte la preuve, qui lui incombe, de ce que le bien du 8, rue Assalit à Nice a généré des revenus fonciers sur cette période. C'est donc à bon droit que le service a réintégré la somme de 9 480 euros au titre des recettes perçues par Mme B au cours de l'année 2014.
S'agissant des charges déductibles :
9. Aux termes de l'article 31 du code général des impôts : " I. Les charges de la propriété déductibles pour la détermination du revenu net comprennent : / 1° Pour les propriétés urbaines : / a) Les dépenses de réparation et d'entretien effectivement supportées par le propriétaire ; / () / a quater) Les provisions pour dépenses, comprises ou non dans le budget prévisionnel de la copropriété, prévues aux articles 14-1 et 14-2 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis, supportées par le propriétaire, diminuées du montant des provisions déduites l'année précédente qui correspond à des charges non déductibles ; / b) Les dépenses d'amélioration afférentes aux locaux d'habitation, à l'exclusion des frais correspondant à des travaux de construction, de reconstruction ou d'agrandissement, ainsi que des dépenses au titre desquelles le propriétaire bénéficie du crédit d'impôt sur le revenu prévu à l'article 200 quater ou de celui prévu à l'article 200 quater A ; / b bis) Les dépenses d'amélioration afférentes aux locaux professionnels et commerciaux destinées à protéger ces locaux des effets de l'amiante ou à faciliter l'accueil des handicapés, à l'exclusion des frais correspondant à des travaux de construction, de reconstruction ou d'agrandissement ; / () / e) Les frais de gestion, fixés à 20 € par local, majorés, lorsque ces dépenses sont effectivement supportées par le propriétaire, des frais de rémunération des gardes et concierges, des frais de procédure et des frais de rémunération, honoraire et commission versés à un tiers pour la gestion des immeubles ; () "
10. Au sens des dispositions du b) et du b bis) des dispositions précitées, doivent être regardés, d'une part, comme des travaux de reconstruction ceux qui comportent la création de nouveaux locaux, ou qui ont pour effet d'apporter une modification importante au gros œuvre, ainsi que les travaux d'aménagement interne qui, par leur importance, équivalent à des travaux de reconstruction, et, d'autre part, comme des travaux d'agrandissement ceux qui ont pour effet d'accroître le volume ou la surface habitable des locaux existants.
11. Par ailleurs, il appartient au contribuable qui entend déduire de son revenu brut les dépenses constituant, selon lui, des charges de la propriété, de justifier de la réalité, de la consistance et, par suite, du caractère déductible de ces charges en produisant des pièces justificatives permettant d'établir avec précision la nature, le montant et la réalité de la charge supportée.
Quant à l'immeuble n°1 situé au 8 rue Assalit à Nice
12. En premier lieu, il résulte de l'instruction que Mme B a déduit de son revenu foncier tiré de cet immeuble la somme de 44 732 euros correspondant à des dépenses de réparation, d'entretien et d'amélioration. Le service a remis en cause la déductibilité de ces charges à concurrence de 28 638 euros. Si Mme B demande que soient déduites plusieurs factures, émanant des sociétés Couleurs de Tollens, Ciffréo Bona, Bricorama et La Plateforme du Bâtiment, ces factures ont été établies au nom de la SCI Theresa et mentionnent l'adresse du 39 avenue de Rimiez à Nice, sans faire état d'une autre adresse de chantier ou de livraison. De la même manière, les deux factures émises par la société Comptoir Equipement Sanitaire concernant l'achat de matériel ne mentionnent que l'adresse personnelle de Mme B, située au 39 avenue de Rimiez à Nice. La facture Etablissements Maria ne comporte pas d'adresse de livraison. Ce faisant, ainsi que le fait valoir l'administration, la requérante n'établit pas avec précision la réalité des charges qu'elle aurait ainsi supportées en vue de la réparation et de l'entretien de l'immeuble situé au 8 rue Assalit à Nice. En outre, si Mme B se prévaut de deux factures d'acompte émises par la société Eric Catala, l'administration fiscale fait valoir sans être contredite que ces factures ne sont pas déductibles dans la mesure où les factures finales correspondantes ont été admises en déduction pour la totalité de leur montant. Si Mme B sollicite également la déduction de factures d'électricité, ces factures n'ont pas été établies en son nom mais au nom de la société Nikaïa Consulting et il ne résulte pas de l'instruction que ces charges se rapportent effectivement à la réalisation de travaux. Enfin, les factures émises par la société Nikaïa Consulting, libellées " sortie encombrants et enlèvement cuves béton laissées par ancien propriétaire " et " finition travaux " ont été rejetées par le service au motif que cette société a pour activité le " conseil pour les affaires et autres conseils en gestion " et que la réalité des prestations effectuées n'était pas démontrée. Mme B n'apporte aucun élément de nature à justifier de la consistance de ces travaux. Dans ces conditions, la requérante n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que l'administration a refusé la déductibilité des factures dont elle se prévaut.
13. En deuxième lieu, il résulte de l'instruction que Mme B a déduit de son revenu foncier tiré de l'immeuble n° 1 la somme de 16 337 euros correspondant aux frais de gestion. L'administration fiscale a remis en cause la déductibilité de ces charges à concurrence de 11 230 euros dès lors, d'une part, qu'une partie des justificatifs produits par la requérante ne portait pas sur des frais de gestion mais sur des charges de copropriété et, d'autre part, que les factures émises par la société Nikaïa Consulting n'étaient pas suffisamment détaillées quant à leur libellé et quant aux modalités de calcul des sommes demandées. Si Mme B ne conteste pas le premier point, elle soutient cependant que les factures émises par la société Nikaïa Consulting étaient déductibles. La société Nikaïa Consulting a en effet émis trois factures à l'encontre de Mme B : une première datant du 30 septembre 2019 au titre de " la gestion et l'encaissement des loyers (1er au 3ème trimestre 2014) " pour un montant de 1 299,12 euros ; une deuxième datant du 30 septembre 2014 pour le " lancement procédure (devis/constats huissier) contre locataire sortant " pour un montant de 1 260 euros ; et une troisième datant du 26 décembre 2014 libellée " suivi des procédures" pour un montant de 3 600 euros. Cependant, ainsi que le fait valoir l'administration, le mandat de gestion locative du 12 août 2013 dont se prévaut la requérante n'est pas consenti à la société Nikaïa Consulting, créée en 2003, mais à " M. C E () ou la EURL ou la SARL qui sera créée pour l'activité de gestion immobilière ". Il n'est donc pas établi que cette société aurait été régulièrement mandatée par Mme B. S'agissant spécifiquement de la première facture, le service soutient, sans être utilement contredit par la requérante, que les honoraires facturés excèdent les normes pratiquées par la profession et, en tout état de cause, celles mentionnées dans le mandat du 12 août 2013. S'agissant des deuxième et troisième factures, qui mentionnent globalement des " procédures ", il résulte de l'instruction que l'administration a par ailleurs admis, au titre des frais de procédure afférents à cet immeuble, la déductibilité d'une facture émise par la SCP Cohen Tomas Trullu pour la " signification d'actes de procédure " et d'une facture émise par Me Bardi pour la " procédure SELARL Biologistes et Associés ". Dans ces conditions, Mme B, qui ne verse aux débats aucune pièce ou précision de nature à démontrer que la société Nikaïa Consulting aurait réalisé pour elle les prestations facturées, n'apporte pas la preuve de la déductibilité des factures en litige. Par ailleurs, il résulte du " tableau de synthèses frais d'administration 2014 " produit par la requérante que celle-ci demande que soient déduites les sommes versées au cabinet SOGEA correspondant à un " appel de charges créditées par syndic le 16/05/2014 " et au " solde TORDO chq encaissés non crédités par Tordo à leur réclamer ". Cependant, Mme B ne justifie pas, alors que la charge de la preuve lui incombe, de la réalité et de la consistance de ces frais.
14. En troisième lieu, Mme B sollicite la déduction des provisions pour charges de copropriété qu'elle a acquittées en 2014, prévue au a quater du 1° du I de l'article 31 du code général des impôts, en produisant des relevés établis par son syndicat de copropriété, le cabinet SOGEA. Toutefois, la requérante ne justifie pas, par ces seules pièces, que les sommes versées correspondent aux charges réelles de copropriété au titre de l'année 2014, en l'absence notamment de régularisation à opérer au titre des années précédentes. Par suite, c'est à bon droit que l'administration n'a pas admis en déduction ces frais.
Quant à l'immeuble n° 2 situé au 101 bis boulevard Gambetta à Nice
15. En premier lieu, il résulte de l'instruction que Mme B a déduit de son revenu foncier tiré de cet immeuble la somme de 92 466 euros correspondant à des dépenses de réparation, d'entretien et d'amélioration. Il résulte de la proposition de rectification du 8 décembre 2017 que le service a remis en cause la déductibilité de ces charges à hauteur de 80 345 euros. Si Mme B demande que soient déduites plusieurs factures, émanant des sociétés Ciffréo Bona et La Plateforme du Bâtiment, ces factures ont été établies au nom de la SCI Theresa et mentionnent l'adresse du 39 avenue de Rimiez à Nice, sans faire état d'une autre adresse de chantier ou de livraison. De la même manière, les factures émises par les sociétés Serrurerie David, Comptoir Equipement Sanitaire, Tôlerie Industrielle du Bâtiment, Rexel et Balitrand ne mentionnent que l'adresse personnelle de Mme B, située au 39, avenue de Rimiez à Nice. Ce faisant, ainsi que le fait valoir l'administration, la requérante n'établit pas avec précision la réalité des charges qu'elle aurait ainsi supportées en vue de la réparation et de l'entretien de l'immeuble situé au 101 bis avenue Gambetta à Nice. Si Mme B sollicite également la déduction de factures d'électricité, ces factures n'ont pas été établies en son nom mais au nom de la société Nikaïa Consulting et il ne résulte pas de l'instruction que ces charges se rapportent effectivement à la réalisation de travaux. En outre, les factures émises par la société Nikaïa Consulting, libellées " démolition et remise à neuf ancien regard égout vétuste (fuite), évacuation gravats ", " rénovation complète appartement G13 " et " finition travaux " ont été rejetées par le service aux motifs déjà évoqués que cette société exerce une activité de " conseil pour les affaires et autres conseils en gestion " et que la réalité des prestations effectuées n'était pas démontrée. Mme B n'apporte aucun élément de nature à justifier de la consistance de ces travaux. Aussi, si la requérante produit une facture afférente à la " suppression partielle de CI-CM " émise par GRDF pour un montant de 890,16 euros, il résulte de l'instruction que cette facture a été réglée par la société Nikaïa Consulting et il n'est pas allégué que Mme B aurait procédé à son remboursement. Enfin, l'administration a rejeté les charges correspondant aux factures de démolition et de maçonnerie émises par la société ECCB au motif que ces dépenses ne constituaient pas des dépenses d'amélioration au sens du b du 1° du I de l'article 31 du code général des impôts. Contrairement à ce que soutient la requérante, de tels travaux qui, par leur importance ou par le fait qu'ils affectent le gros-œuvre, ont le caractère de travaux de construction, de reconstruction ou d'agrandissement, ne sont pas déductibles du revenu foncier. Dans ces conditions, Mme B n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que l'administration a refusé la déductibilité des factures dont elle se prévaut.
16. En second lieu, il résulte de l'instruction que Mme B a déduit de son revenu foncier tiré de l'immeuble n° 2 la somme de 23 902 euros correspondant aux frais de gestion. L'administration fiscale a remis en cause la déductibilité de ces charges à concurrence de 22 183 euros dès lors, notamment, que les factures émises par la société Nikaïa Consulting n'étaient pas suffisamment détaillées quant à leur libellé et quant aux modalités de calcul des sommes demandées. Il résulte, en effet, de l'instruction que la société Nikaïa Consulting a émis quatre factures à l'encontre de Mme B concernant la gestion de l'immeuble en cause : une première émise le 30 septembre 2014 au titre de la " gestion et de l'encaissement des loyers (1er au 3ème trimestre 2014) " pour un montant de 14 390,78 euros ; une deuxième émise le même jour libellée " gestion copropriété " pour un montant de 2400 euros ; une troisième émise le 24 décembre 2014 au titre de " la gestion et l'encaissement des loyers (4ème trim 2014) " ; et une quatrième pour le " suivi des procédures " pour un montant de 1 800 euros. Toutefois, pour les mêmes raisons que celles exposées au point 13, il n'est pas établi que la société Nikaïa Consulting aurait été régulièrement mandatée par Mme B, alors qu'il résulte par ailleurs de l'instruction que cette dernière avait remis au service dans le cadre du contrôle sur pièces un document, non daté et non signé, intitulé " mandat de gestion/administration " qui certes désignait cette société en qualité de mandataire mais indiquait également que " les locaux sis au 101 bis Gambetta sont aujourd'hui en gérance partielle chez le cabinet Ventura ". En outre, s'agissant des première et troisième factures relatives à la gestion des loyers, le service fait valoir, sans être utilement contredit par la requérante, que les montants facturés représentent 15 % des loyers encaissés, ce qui est bien supérieur au taux habituellement pratiqué par la profession. S'agissant des deuxième et quatrième factures, leurs libellés ne permettent pas de déterminer la nature des prestations pour lesquelles elles ont été émises et, s'agissant spécifiquement de la quatrième facture, il résulte de l'instruction que l'administration a par ailleurs admis, au titre des frais de procédure afférents à cet immeuble, la déductibilité de cinq factures : deux émises par Me Bardi concernant la " procédure d'expulsion JCM Imperial " et la " procédure sortie Lauret ", et trois factures émises par la SCP Cohen Tomas Trullu au titre de la " signification acte procédure JCM Imperial ", de " Leader Price/fuites constat contre la copropriété " et du " commandement de payer Gutierrez ". Dans ces conditions, Mme B, qui ne verse aux débats aucune pièce ou précision de nature à démontrer que la société Nikaïa Consulting aurait réalisé pour elle les prestations ainsi facturées, n'apporte pas la preuve de la déductibilité des charges en litige.
Quant à l'immeuble n° 3 situé 17 boulevard Gambetta à Nice :
17. En premier lieu, il résulte de l'instruction que Mme B a déduit de son revenu foncier tiré de l'immeuble n° 3 la somme de 3 147 euros correspondant aux frais de gestion. L'administration fiscale a remis en cause la déductibilité de ces charges dès lors, d'une part, qu'une partie des justificatifs produits par la requérante ne portait pas sur des frais de gestion mais sur des charges de copropriété et, d'autre part, que les factures émises par la société Nikaïa Consulting pour la gestion et l'encaissement des loyers n'étaient pas suffisamment détaillées quant aux modalités de calcul des sommes demandées, qui révèlent d'ailleurs l'application d'un taux de 14 % sur les loyers encaissés, taux bien supérieur à celui habituellement pratiqué par la profession. Le service s'est également fondé sur la circonstance, déjà exposée au point 13, que Mme B n'établit pas avoir régulièrement mandaté la société Nikaïa Consulting. Mme B n'apporte pas davantage d'éléments de nature à établir la réalité et la consistance des charges dont elle se prévaut et, par conséquent, ne démontre pas leur déductibilité.
18. En second lieu, Mme B sollicite la déduction des provisions pour charges de copropriété qu'elle a acquittées en 2014, prévue au a quater du 1° du I de l'article 31 du code général des impôts, en produisant des relevés établis par son syndicat de copropriété, la société AGIT. Toutefois, la requérante ne justifie pas, par ces seules pièces, que les sommes versées correspondent aux charges réelles de copropriété au titre de l'année 2014, en l'absence notamment de régularisation à opérer au titre des années précédentes. Par suite, c'est à bon droit que l'administration n'a pas admis en déduction ces frais.
Quant à l'immeuble n° 4 situé 14 boulevard de la Madeleine à Nice :
19. Il résulte de l'instruction que Mme B a déduit de son revenu foncier tiré de l'immeuble n° 4 la somme de 20 567 euros correspondant aux frais de gestion. L'administration fiscale a remis en cause la déductibilité de ces charges à concurrence de 19 151 euros dès lors, notamment, que les factures émises par la société Nikaïa Consulting n'étaient pas suffisamment détaillées quant à leur libellé et quant aux modalités de calcul des sommes demandées. Il résulte, en effet, de l'instruction que la société Nikaïa Consulting a émis cinq factures à l'encontre de Mme B concernant la gestion de l'immeuble en cause : une première émise le 30 septembre 2014 au titre de la " gestion et de l'encaissement des loyers (1er au 3ème trimestre 2014) " pour un montant de 12 576,17 euros ; une deuxième émise le même jour libellée " Suivi procédure HYPER CH'ARMAND " pour un montant de 1 200 euros ; une troisième émise également le 30 septembre 2014 au titre de la " gestion copropriété " pour 600 euros ; une quatrième émise au titre de " la gestion et l'encaissement des loyers (4ème trim 2014) " pour un montant de 3 575 euros ; et une cinquième émise pour le " suivi des procédures " pour un montant de 1 200 euros. Toutefois, pour les mêmes raisons que celles exposées au point 13, il n'est pas établi que la société Nikaïa Consulting aurait été régulièrement mandatée par Mme B. En outre, s'agissant des première et quatrième factures relatives à la gestion des loyers, le service fait valoir, sans être utilement contredit par la requérante, que les honoraires demandés pour la prestation de gestion et d'encaissement des loyers sont significativement supérieurs à ceux habituellement pratiqués par la profession. S'agissant de la deuxième facture qui, ainsi qu'il a été dit, a été émise le 30 septembre 2014, il résulte de l'instruction que la procédure conduite à l'encontre de la société Hyper Ch'Armand a débuté en février 2014, trois factures émises par Me Giuleri et la SCP Leydet Galtier Hyvert ayant été admises en déduction à ce titre. S'agissant des troisième et cinquième factures, leurs libellés sommaires ne permettent pas de déterminer la nature des prestations pour lesquelles elles ont été émises. Dès lors, Mme B, qui ne verse aux débats aucune pièce ou précision de nature à démontrer que la société Nikaïa Consulting aurait réalisé pour elle les prestations ainsi facturées, n'apporte pas la preuve de la déductibilité des charges en litige.
Quant à l'immeuble n° 5 situé 58 boulevard de la Madeleine à Nice :
20. En premier lieu, il résulte de l'instruction que Mme B a déduit de son revenu foncier tiré de l'immeuble n° 5 la somme de 8 121 correspondant aux frais de gestion. L'administration fiscale a remis en cause la déductibilité de ces charges à concurrence de 7 861 euros. En effet, d'une part, l'administration a estimé que la réalité du paiement en 2014 de la facture émise le 31 mars 2014 par M. A, expert près la Cour d'appel d'Aix-en-Provence, n'était pas démontrée dès lors qu'il y est porté la mention manuscrite " payé le 31/01/2014 ", soit avant l'émission même de cette facture. La requérante, qui se borne à indiquer que " le paiement par provision est extrêmement rependu dans le cadre des procédures judiciaires ", n'apporte pas la réalité des dépenses engagées. En outre, le service a considéré qu'il n'était pas établi que la facture émise le 24 juin 2013 par Me Giulieri avait bien été réglée en 2014, alors qu'il résultait d'un courrier datant du 13 janvier 2014 rédigé par cet avocat que ladite facture n'avait toujours pas été payée. Mme B n'apporte pas la preuve de ce qu'elle a procédé au paiement de cette facture en 2014, alors que la charge de la preuve lui incombe. D'autre part, le service a estimé que les sept factures émises par la société Nikaïa Consulting ne suffisent pas à apprécier la réalité des charges dès lors que cette société n'a pas été régulièrement mandatée par Mme B, que les prestations ne sont pas suffisamment détaillées et qu'elles ne comportent aucune mention de tarif horaire susceptible de préciser les modalités de calcul des sommes demandées. Mme B n'apporte aucune pièce ou précision propre à établir la réalité et la consistance de ces charges et, par conséquent, la preuve de leur caractère déductible.
Quant à l'immeuble n° 6 situé au 8 rue Raphaël à Cannes :
21. En premier lieu, il résulte de l'instruction que Mme B a déduit de son revenu foncier tiré de cet immeuble, dont il résulte de l'instruction qu'elle est propriétaire des lots n°s 1, 3, 5, 8, 9 10, la somme de 3 257 euros correspondant à des dépenses de réparation, d'entretien et d'amélioration. Le service a remis en cause la déductibilité de la totalité de ces charges en raison de l'absence de justificatifs. Si Mme B sollicite la déduction de factures d'eau et d'électricité, il ne résulte pas de l'instruction que ces charges se rapportent effectivement à la réalisation de travaux. En outre, les factures émises par la société Nikaïa Consulting, libellées " réalisation de plusieurs devis, plans architecte et analyses amiante pour sols platifiés " et " révision toiture en janvier, rajouté environ 30 tuiles en stock " ont été rejetées par le service au motif que cette société a pour activité le " conseil pour les affaires et autres conseils en gestion " et que la réalité des prestations effectuées n'était pas démontrée. Mme B n'apporte aucun élément de nature à justifier de la consistance de ces travaux. Dans ces conditions, la requérante n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que l'administration a refusé la déductibilité des factures dont elle se prévaut.
22. En deuxième lieu, il résulte de l'instruction que Mme B a déduit de son revenu foncier tiré de l'immeuble n° 6, la somme de 7 712 euros de ses revenus fonciers. L'administration fiscale a remis en cause la déductibilité de ces charges dès lors, d'une part, qu'une partie des justificatifs produits par la requérante ne portait pas sur des frais de gestion mais sur des charges de copropriété et, d'autre part, que les factures émises par la société Nikaïa Consulting n'étaient pas suffisamment détaillées quant aux prestations fournies et aux modalités de calcul des sommes demandées. Il résulte, en effet, de l'instruction que la société Nikaïa Consulting, qui n'a pas été régulièrement mandatée par Mme B, a émis deux factures les 30 septembre 2014 et 26 décembre 2014 avec pour libellés respectifs " suivi procédure cassation + nouvel appel " et " suivi des procédures ". Ces seules indications ne suffisent pas à justifier la réalité des charges dont la requérante se prévaut. Par suite, Mme B n'est pas fondée à demander la déduction des sommes ainsi facturées.
23. En troisième lieu, Mme B sollicite sur le fondement du a quater du 1° du I de l'article 31 du code général des impôts, la déduction des provisions pour charges de copropriété qu'elle a acquittées en 2014 auprès du syndic bénévole de la copropriété du 8 rue Raphaël à Cannes. Toutefois, la requérante ne verse aucune pièce au soutien de cette demande. Par suite, c'est à bon droit que l'administration n'a pas admis en déduction ces frais.
Quant à l'immeuble n° 7 situé au 22 bis rue Vernier à Nice :
24. En premier lieu, il résulte de l'instruction que Mme B a déduit de son revenu foncier tiré de cet immeuble la somme de 25 277 euros correspondant à des dépenses de réparation, d'entretien et d'amélioration. Il résulte de la proposition de rectification du 8 décembre 2017 que le service a remis en cause la déductibilité de ces charges à hauteur de 13 618 euros. Si Mme B demande que soient déduites plusieurs factures, émanant des sociétés La Plateforme du Bâtiment, Ciffréo Bona, et Bricorama et Couleurs de Tollens, ces factures ont été établies au nom de la SCI Theresa et mentionnent l'adresse du 39 avenue Rimiez à Nice, sans faire état d'une autre adresse de chantier ou de livraison. De la même manière, les factures émises par les sociétés Tôlerie Industrielle et du Bâtiment et Techni Etanch ne mentionnent que l'adresse personnelle de Mme B, située au 39 avenue de Rimiez à Nice. Ce faisant, ainsi que le fait valoir l'administration, la requérante n'établit pas avec précision la réalité des charges qu'elle aurait ainsi supportées en vue de la réparation et de l'entretien de l'immeuble situé au 22 bis rue Vernier à Nice. Si Mme B sollicite également la déduction de factures d'électricité, ces factures n'ont pas été établies en son nom mais au nom de la société Nikaïa Consulting et il ne résulte pas de l'instruction que ces charges se rapportent effectivement à la réalisation de travaux. En outre, les factures émises par la société Nikaïa Consulting, libellées " rénovation complète SdB n°12 ", " changement complet serrures ", " enlèvement des encombrants sortie CLAUSSE ", " nettoyage à fond de l'appartement sortie CLAUSSE ", " achat et programmation télécommandes à deux reprises ", " révision toitures en janvier Gambetta 101b, Vernier 22b, Madeleine 14 et 58, rajout tuiles en stock ", " Finition travaux " ont été rejetées par le service au motif que cette société exerce une activité de " conseil pour les affaires et autres conseils en gestion " et que la réalité des prestations effectuées n'était pas démontrée. Mme B n'apporte aucun élément de nature à justifier de la consistance de ces travaux. Enfin, si la requérante demande à ce que soit déduite sa cotisation d'un montant de 145 euros auprès de la chambre syndicale des propriétaires et copropriétaires, une telle dépense n'est pas relative à des travaux déductibles et, en tout état de cause, cette dépense a été admise en déduction par le service. Dans ces conditions, Mme B n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que l'administration a refusé la déductibilité des factures dont elle se prévaut.
25. En second lieu, il résulte de l'instruction que Mme B a déduit de son revenu foncier tiré de l'immeuble n° 7 la somme de 29 750 correspondant aux frais de gestion. L'administration fiscale a remis en cause la déductibilité de ces charges dès lors que les factures émises par la société Nikaïa Consulting n'étaient pas suffisamment détaillées quant à leur libellé et quant aux modalités de calcul des sommes demandées et qu'il n'était pas établi que cette société ait été régulièrement mandatée par Mme B. En se bornant à soutenir que la facture émise par cette société le 9 octobre 2014 au titre du " solde dû sur travaux fin 2013 début 2014 " concerne " la gestion de travaux réalisés sur l'immeuble ", Mme B n'apporte pas la preuve de la réalité de la prestation fournie. En outre, la requérante ne produit aucune pièce de nature à établir la réalité et la consistance des charges se rapportant aux factures libellées " suivi procédure expulsion Clausse ", " gestion copropriété " et " suivi procédures ". Enfin, s'agissant des trois factures relatives à la gestion et à l'encaissement des loyers et à la gestion de la copropriété, le service fait valoir, sans être utilement contredit, que les honoraires pratiqués (16 %) sont supérieurs à ceux pratiqués par la profession. Dans ces conditions, la requérante n'apporte pas la preuve de la déductibilité des charges en litige.
26. Il résulte de tout ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux auxquelles elle a été assujettie au titre de l'année 2014, ainsi que des pénalités correspondantes.
Sur les frais liés au litige :
27. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une quelconque somme soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme D B et au directeur départemental des finances publiques des Alpes-Maritimes.
Délibéré après l'audience du 24 mai 2023, à laquelle siégeaient :
M. Emmanuelli, président,
Mme Chevalier, conseillère,
Mme Bergantz, conseillère,
assistés de Mme Katarynezuk, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 juin 2023.
La rapporteure,
Signé
A. BERGANTZ
Le président,
Signé
O. EMMANUELLILa greffière,
Signé
N. KATARYNEZUK
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Ou par délégation la greffière,
No 2002709
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026