LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2003208

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2003208

mardi 20 février 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2003208
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation5ème Chambre
Avocat requérantSOCIETE D AVOCATS PLENOT-SUARES-ORLANDINI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés le 14 août 2020 et le 18 octobre 2023, la SARL Lido Plage, représentée par Me Suares, demande au tribunal :

1°) d'annuler le contrat de sous-concession d'exploitation du lot de la plage n° 10 conclu le 10 juin 2020 entre la métropole Nice Côte d'Azur et la société Baieta Beach ;

2°) à titre subsidiaire, de condamner la métropole Nice Côte d'Azur à lui verser la somme totale de 8 400 000 euros en réparation de son préjudice ;

3°) de mettre à la charge de la métropole Nice Côte d'Azur la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761 1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la lourdeur de la procédure avait vocation à décourager les candidats ;

- les résultats de la procédure d'attribution ont été publiés avant la délibération du conseil métropolitain ;

- l'appréciation des critères d'attribution est erronée ;

- la société Baieta Beach aurait dû être écartée au stade de l'examen des candidatures ;

- l'objet du contrat de sous-concession est entaché d'un vice.

Par un mémoire en défense, enregistré le 15 décembre 2020, la métropole Nice Côte d'Azur, représentée par Me Letellier, conclut au rejet de la requête et demande au tribunal de mettre à la charge de la SARL Lido Plage la somme de 10 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les moyens soulevés par la SARL Lido Plage ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 19 octobre 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 2 novembre 2023.

Un mémoire présenté par la métropole Nice Côte d'Azur a été enregistré le 24 octobre 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code général de la propriété des personnes publiques ;

- le décret n° 2016-86 du 1er février 2016 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Duroux, conseillère,

- les conclusions de Mme Moutry, rapporteure publique,

- et les observations de Me Suares, représentant la SARL Lido Plage, et de Me Letellier, représentant la métropole Nice Côte d'Azur.

Considérant ce qui suit :

1. Par un avis de concession publié le 26 octobre 2018, la métropole Nice Côte d'Azur a engagé une procédure de délégation de service public balnéaire, portant sur quatorze lots d'établissements de plage situés sur le domaine public maritime et le domaine public métropolitain. La SARL Lido Plage, délégataire sortant pour le lot n° 10, a déposé une offre. Par une délibération du 25 octobre 2019, le conseil métropolitain a choisi la SARL Baieta Beach comme nouveau sous-concessionnaire pour exploiter ce lot. La SARL Lido Plage a été rendue destinataire d'une lettre du 30 octobre 2019 par laquelle la métropole l'a informée que son offre n'avait pas été retenue. Saisi par la SARL Sporting, le juge des référés du tribunal administratif de Nice a annulé, par ordonnance du 5 décembre 2019 la procédure de passation de la délégation de service public pour le lot n° 10. Par ordonnance du 9 juin 2020, le Conseil d'Etat a annulé l'ordonnance du 5 décembre 2019 du juge des référés du tribunal administratif de Nice. Le 10 juin 2020, le contrat de sous-concession pour le lot n° 10 a été conclu entre la métropole Nice Côte d'Azur et la SARL Baieta Beach. Par la présente requête, la SARL Lido Place demande au tribunal d'annuler ce contrat de sous-concession et, à titre subsidiaire, de condamner la métropole Nice Côte d'Azur à lui verser la somme totale de 8 400 000 euros en réparation de ses préjudices.

Sur les conclusions relatives à la validité du contrat de sous-concession :

En ce qui concerne la procédure d'attribution :

2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 1411-1 du code général des collectivités territoriales : " Les collectivités territoriales, leurs groupements ou leurs établissements publics peuvent confier la gestion d'un service public dont elles ont la responsabilité à un ou plusieurs opérateurs économiques par une convention de délégation de service public définie à l'article L. 1121-3 du code de la commande publique préparée, passée et exécutée conformément à la troisième partie de ce code. ". Aux termes de l'article L. 1411-5 du même code : " I.- Une commission analyse les dossiers de candidature et dresse la liste des candidats admis à présenter une offre après examen de leurs garanties professionnelles et financières, de leur respect de l'obligation d'emploi des travailleurs handicapés prévue aux articles L. 5212-1 à L. 5212-4 du code du travail et de leur aptitude à assurer la continuité du service public et l'égalité des usagers devant le service public. / Au vu de l'avis de la commission, l'autorité habilitée à signer la convention de délégation de service public peut organiser librement une négociation avec un ou plusieurs soumissionnaires dans les conditions prévues par l'article L. 3124-1 du code de la commande publique. Elle saisit l'assemblée délibérante du choix de l'entreprise auquel elle a procédé. Elle lui transmet le rapport de la commission présentant notamment la liste des entreprises admises à présenter une offre et l'analyse des propositions de celles-ci, ainsi que les motifs du choix de la candidate et l'économie générale du contrat. / () ".

3. Aux termes de l'article 9.3 - Déroulement des négociations - du règlement de consultation : " c) Les échanges écrits / ( ) La Métropole Nice Côte d'Azur pourra notamment, à la suite de la remise des propositions, adresser aux soumissionnaires, si elle l'estime nécessaire, une liste de questions destinées à leur permettre de clarifier et de préciser certains points. Les soumissionnaires seront alors tenus de transmettre leurs réponses à la Métropole Nice Côte d'Azur selon les modalités et le délai indiqués dans la lettre/courriel d'envoi des questions. / d) Clôture des négociations / () La Métropole Nice Côte d'Azur invite alors les soumissionnaires ayant participé à toute(s) la (les) phase(s) de négociations seront invités à remettre leur offre finale. /() ".

4. Lorsqu'un règlement de consultation prévoit que les candidats doivent, après une phase de négociation, remettre leur offre finale à une date déterminée, cette phase finale constitue une étape essentielle de la procédure de négociation qui ne peut normalement pas être remise en cause au cours de la procédure.

5. Il résulte de l'instruction qu'à l'issue de la phase de négociation portant sur les offres initiales des candidats et après avoir fourni des éléments de clarification et complémentaires, les candidats ont été invités à présenter leur offre finale ainsi que le prévoit le règlement de consultation. Dès lors, contrairement à ce que soutient la SARL Lido Plage, il ne résulte pas de l'instruction que les candidats ont été invités à présenter une " nouvelle offre complète ". Par ailleurs, la société requérante, qui a été en mesure de présenter son offre finale, ne peut sérieusement soutenir que cette étape avait vocation à susciter une forme de découragement de nature à vicier la procédure de passation. Au surplus, la société admet " que tous les candidats ont été placés, à ce stade, dans une situation d'égalité ". Dès lors, le moyen tiré de ce que la lourdeur de la procédure avait vocation à décourager les candidats doit être écarté.

6. En second lieu, aux termes de l'article L. 1411-7 du code général des collectivités territoriales : " Deux mois au moins après la saisine de la commission prévue à l'article L. 1411-5, l'assemblée délibérante se prononce sur le choix du délégataire et la convention de délégation de service public. () ".

7. Il résulte de l'instruction, contrairement à ce que soutient la société requérante, que la publication d'un article dans la presse locale, le 9 juin 2019, ne peut s'apparenter à une publication des résultats de la procédure de passation de la délégation de service public, dès lors que le conseil métropolitain n'avait pas encore délibéré sur l'attribution du lot litigieux, l'assemblée délibérante ne s'étant réunie que le 25 octobre 2019. Par suite, le moyen tiré de ce que les résultats de la procédure d'attribution ont été publiés avant la délibération du conseil métropolitain doit être écarté.

8. En troisième lieu, la société Lido Plage soutient que la procédure a été viciée au motif que la métropole a signé un bail commercial avec l'un des associés de la société Baieta Beach qui est illégal car portant sur le domaine public. Toutefois, elle n'apporte aucun élément de nature à établir la réalité de ces allégations, lesquelles, au demeurant, sont sans incidence sur la régularité de la procédure d'attribution.

En ce qui concerne l'appréciation des critères d'attribution :

9. Les délégations de service public sont soumises aux principes de liberté d'accès à la commande publique, d'égalité de traitement des candidats et de transparence des procédures, qui sont des principes généraux du droit de la commande publique. Pour assurer le respect de ces principes, la personne publique doit apporter aux candidats à l'attribution d'une délégation de service public, avant le dépôt de leurs offres, une information sur les critères de sélection des offres. Les dispositions de l'article L. 1411-1 du code général des collectivités territoriales prévoyant que la personne publique négocie librement les offres avant de choisir, au terme de cette négociation, le délégataire, elle n'est pas tenue d'informer les candidats des modalités de mise en œuvre de ces critères. Elle choisit le délégataire, après négociation, au regard d'une appréciation globale des critères, sans être contrainte par des modalités de mise en œuvre préalablement déterminées.

10. En premier lieu, la société requérante soutient que le contrôle des garanties professionnelles, techniques et financières des candidats a été insuffisant. Elle conteste particulièrement la note de 95/100 obtenue sur le critère 3 financier par la société Baieta Beach, attributaire du contrat de concession en litige.

11. Il résulte de l'instruction que pour l'appréciation des offres, le règlement de consultation a fixé trois critères : qualité du projet de l'exploitation, critère technique et critère financier, et pour ce critère 3 financier, deux sous-critères : montant des redevances versées à la métropole et crédibilité de l'offre financière (cohérence du plan de financement, robustesse des comptes prévisionnels, investissement initiaux, garanties financières apportées et conditions tarifaires).

12. D'une part, il résulte de l'instruction, ainsi que le fait valoir la métropole, que la société Baieta Beach a proposé une meilleure redevance que la société Lido Plage, soit 70 000 euros pour le domaine public maritime et 100 000 euros pour le domaine public métropolitain, contre respectivement 60 000 euros et 90 000 euros proposés par la société requérante. D'autre part, en soutenant qu'elle dispose d'une trésorerie importante assortie d'une offre d'investissement élevée, la société requérante ne conteste pas utilement l'appréciation portée sur le sous-critère de la crédibilité de l'offre financière de la société requérante. En outre, la circonstance que la société Baieta Beach était en cours de constitution lors de la procédure est sans influence sur l'appréciation de la crédibilité de son offre financière. Au demeurant, il résulte de l'instruction que la société Baieta Beach a proposé une garantie financière élevée de 130 000 euros. Dès lors, il ne résulte pas de l'instruction que l'appréciation du critère 3 financier est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

13. En deuxième lieu, en se bornant à soutenir qu'il est extrêmement discutable que la société attributaire ait pu obtenir des notes plus élevées que celles qui lui ont été attribuées sur le critère 1 qualité du projet de l'exploitation et sur le critère 2 technique, la société Lido Plage ne conteste pas utilement l'appréciation portée sur ces deux critères.

14. En troisième lieu, l'article 6.1 du règlement de la consultation précise, s'agissant de la capacité technique et professionnelle des candidats, que " les sociétés en cours de constitution ou nouvellement créées produiront les éléments dont elles disposent ". Il s'ensuit que la société Lido Plage n'est pas fondée à soutenir que la société Baieta Beach, ne pouvait être admise à présenter une offre au motif qu'elle était dans l'impossibilité de remettre les pièces demandées en raison de sa création au cours de la procédure de passation. Le moyen sera donc écarté.

En ce qui concerne le périmètre de la délégation de service public :

15. La société Lido Plage soutient que le contrat de sous-concession litigieux comporte une part importante pour l'activité de restauration qui ne peut faire l'objet d'une concession dès lors qu'il ne s'agit pas d'un service public.

16. Aux termes de l'article R. 2124-14 du code général de la propriété des personnes publiques : " Le concessionnaire peut confier à un ou plusieurs sous-traitants, par des conventions d'exploitation, tout ou partie des activités mentionnées à l'article R. 2124-13 ". Aux termes de l'article R. 2124-13 du même code : " Le concessionnaire est autorisé à occuper une partie de l'espace concédé, pour y installer et exploiter des activités destinées à répondre aux besoins du service public balnéaire. Ces activités doivent avoir un rapport direct avec l'exploitation de la plage et être compatibles avec le maintien de l'usage libre et gratuit des plages, les impératifs de préservation des sites et paysages du littoral et des ressources biologiques ainsi qu'avec la vocation des espaces terrestres avoisinants ".

17. Une collectivité publique ne saurait, sans méconnaître les impératifs de bonne administration ou les obligations générales de mise en concurrence qui s'imposent à elle, donner à une concession un périmètre manifestement excessif ni réunir au sein de la même convention des services qui n'auraient manifestement aucun lien entre eux.

18. Il résulte du règlement de consultation que l'objet de la délégation de service public porte sur l'exploitation de 14 lots d'établissements de bain situés sur le domaine public maritime et métropolitain avec une activité de restauration. Le règlement de consultation précise que seule la zone du domaine public métropolitain est affectée à l'exploitation d'un établissement de bains de mer avec éventuellement restauration. Par ailleurs, les activités de restauration font uniquement l'objet du premier sous-critère du critère n° 1 " qualité du projet d'exploitation ", lui-même pondéré à 40%. Dès lors, il résulte de l'instruction que l'activité de restauration, qui n'est manifestement pas sans rapport avec les besoins du service public balnéaire ni avec l'exploitation de la plage, ne constitue que l'activité accessoire du contrat de délégation dont l'objet principal est l'exploitation des activités de bains de mer. Par suite, le moyen sera écarté.

19. Il résulte de tout ce qui précède que la SARL Lido Plage n'est pas fondée à demander l'annulation du contrat de sous-concession du lot de la plage n° 10 conclu le 10 juin 2020 entre la métropole Nice Côte d'Azur et la société Baieta Beach.

Sur les conclusions indemnitaires :

20. Il résulte de ce qui précède que la procédure d'attribution du contrat de sous-concession en litige n'étant entachée d'aucune irrégularité, la métropole Nice Côte d'Azur n'a pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité. Par suite, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur leur recevabilité, les conclusions indemnitaires doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

21. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une quelconque somme soit mise à la charge de la métropole Nice Côte d'Azur, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance.

22. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la SARL Lido Plage une somme de 1 500 euros à verser à la métropole Nice Côte d'Azur au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de la SARL Lido Plage est rejetée.

Article 2 : La SARL Lido Plage versera à la métropole Nice Côte d'Azur la somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la SARL Lido Plage, à la métropole Nice Côte d'Azur et à la société Baieta Beach.

Délibéré après l'audience du 30 janvier 2024, à laquelle siégeaient :

M. Pascal, président,

Mme Duroux, conseillère,

Mme Chaumont, conseillère,

assistés de Mme Génovèse, greffière.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 février 2024.

La rapporteure,

Signé

G. DUROUX

Le président,

signé

F.PASCALLa greffière,

signé

S. GENOVESE

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef

Ou par délégation, le greffier

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions