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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2003458

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2003458

jeudi 25 mai 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2003458
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantRICHARD ET ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 31 août 2020, M. H C, représenté par la SELARL Richard et Associés avocats, demande au tribunal :

1°) à titre principal, d'annuler la décision du 18 février 2020 de l'Office français de l'immigration et de l'intégration mettant à sa charge la somme de 45 000 euros au titre de la contribution spéciale prévue par les dispositions de l'article L. 8253-1 du code du travail, ensemble la décision du 24 juin 2020 rejetant son recours gracieux et de prononcer la décharge de la somme de 45 000 euros mise à sa charge ;

2°) à titre subsidiaire, de minorer le montant de la contribution spéciale mise à sa charge en le ramenant à 2 000 fois le taux horaire du minimum garanti par les dispositions de l'article L. 3231-12 du code du travail et de prononcer la décharge partielle de la somme mise à sa charge, à hauteur de la somme de 23 580 euros ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- les décisions attaquées sont entachées d'incompétence ;

- la décision du 18 février 2020 est entachée d'une insuffisance de motivation ;

- le procès-verbal d'infraction n'est pas joint à la décision attaquée du 18 février 2020 ;

- l'Office français de l'immigration et de l'intégration ne pouvait légalement refuser de retirer la décision du 18 février 2020 ;

- les décisions attaquées sont entachées d'une erreur matérielle et d'une erreur dans la qualification juridique des faits ;

- il n'a fait l'objet d'aucune sanction pénale pour les faits qui lui sont reprochés par l'Office français de l'immigration et de l'intégration ;

- en cas de non cumul d'infractions, le montant de la contribution spéciale peut-être minoré à 2 000 fois le taux horaire minimum en application des dispositions de l'article L. 8253-1 du code du travail.

Par un mémoire en défense, enregistré le 9 novembre 2020, le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code du travail ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Cherief, conseiller ;

- les conclusions de Mme Perez, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. A la suite d'un procès-verbal établi le 23 juin 2018 par la compagnie de gendarmerie nationale de Menton, l'Office français de l'immigration et de l'intégration a adressé le 7 janvier 2020 à M. C un courrier l'invitant à présenter ses observations avant que lui soit notifiée une décision mettant en œuvre les dispositions de l'article L. 8253-1 du code du travail, du fait de l'emploi de trois travailleurs étrangers démunis d'un titre les autorisant à exercer une activité salariée. Par une décision du 18 février 2020, l'Office français de l'immigration et de l'intégration a appliqué au requérant la contribution spéciale prévue par l'article L. 8253-1 du code du travail pour un montant de 45 000 euros. Le recours gracieux formé par M. C contre la décision du 18 février 2020 a été rejeté par une décision du 24 juin 2020. Par la présente requête, M. C demande au tribunal, à titre principal, d'annuler les décisions du 18 février et du 24 juin 2020 et, à titre subsidiaire, de minorer le montant de la contribution spéciale mise à sa charge en le ramenant à 2 000 fois le taux horaire du minimum garanti par les dispositions de l'article L. 3231-12 du code du travail et en prononçant la décharge partielle de la somme mise à sa charge, à hauteur de la somme de 23 580 euros.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration a, par une décision du 19 décembre 2019 régulièrement publiée le même jour sur le site internet de l'Office, donné délégation à Mme G B, cheffe du service juridique et du contentieux, à l'effet de signer, dans la limite de ses attributions, tous actes et décisions et correspondances relevant du champ des compétences du service juridique et contentieux tel que défini par la décision du 31 décembre 2013 portant organisation générale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration dans sa rédaction modifiée par la décision du 2 avril 2019, mise en ligne sur le site de l'Office le 2 avril 2019. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de la décision attaquée manque en fait et doit être écarté.

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " () doivent être motivées les décisions qui () infligent une sanction ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par la présente loi doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ". Il résulte de ces dispositions qu'une décision qui met à la charge d'un employeur les contributions spéciale et forfaitaire prévues par les articles L. 8253-1 du code du travail et L. 626-1 du code de l'entrée et du séjour doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui fondent ces deux sanctions.

4. En l'espèce, la décision du 18 février 2020 vise les articles L. 8251-1 et L. 8253-1 du code du travail, qui définissent le régime de la contribution spéciale. Elle rappelle qu'un procès-verbal constatant l'infraction aux dispositions de l'article L. 8251-1 du code du travail a été établi à l'encontre de la société requérante par les services de gendarmerie des Alpes-Maritimes le 23 juin 2018 et qu'il a été transmis à l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Elle détaille, par ailleurs, le montant de la sanction infligée par référence à l'article R. 8253-2 du code du travail et la prise en compte de la limite mentionnée par les dispositions de l'article L. 626-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle précise, en outre, que ces deux sanctions sont infligées en raison de l'emploi de trois salariés étrangers, dont les noms et prénoms figurent en annexe à ce courrier. Ainsi, la décision attaquée comporte les motifs de droit et de fait qui la fondent et qui permettent au requérant de la contester utilement. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée du 7 février 2020 serait insuffisamment motivée manque en fait et doit être écarté.

5. En troisième lieu, si ni les articles L. 8253-1 et suivants du code du travail ni l'article L. 8271-17 du même code ne prévoient expressément que le procès-verbal constatant l'infraction aux dispositions de l'article L. 8251-1 relatif à l'emploi d'un étranger non autorisé à travailler en France, et fondant le versement de la contribution spéciale, soit communiqué au contrevenant, le respect du principe général des droits de la défense suppose, s'agissant des mesures à caractère de sanction, ainsi d'ailleurs que le précise désormais l'article L. 122-2 du code des relations entre le public et l'administration, entré en vigueur le 1er janvier 2016, que la personne en cause soit informée, avec une précision suffisante et dans un délai raisonnable avant le prononcé de la sanction, des griefs formulés à son encontre et mise à même de demander la communication des pièces au vu desquelles les manquements ont été retenus.

6. Il est constant que le courrier du 18 février 2020 par lequel l'Office français de l'immigration et de l'intégration a mis effectivement à la charge de la société requérante la contribution spéciale ne précise pas que cette dernière avait la possibilité de solliciter la communication du procès-verbal. Toutefois, un vice affectant le déroulement d'une procédure administrative préalable n'est de nature à entacher d'illégalité la décision prise que s'il ressort des pièces du dossier qu'il a été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de celle-ci ou qu'il a privé les intéressés d'une garantie. Or, il résulte de l'instruction que, par un mail du 21 janvier 2020, antérieur à l'intervention de la décision litigieuse du 18 février 2020, l'Office français de l'immigration et de l'intégration a fait parvenir à M. C une copie du procès-verbal d'infraction dressé par la gendarmerie nationale le 23 juin 2018. Ainsi, et alors que le requérant n'établit pas, ni même n'allègue, qu'il n'aurait pas reçu ces documents, qu'il produit d'ailleurs à l'appui de sa requête, le moyen tiré de ce qu'il n'aurait pas reçu communication du procès-verbal d'infraction doit être écarté comme manquant en fait.

7. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 8251-1 du code du travail : " Nul ne peut, directement ou indirectement, embaucher, conserver à son service ou employer pour quelque durée que ce soit un étranger non muni du titre l'autorisant à exercer une activité salariée en France. ". Aux termes de l'article L. 8253-1 du même code : " Sans préjudice des poursuites judiciaires pouvant être intentées à son encontre, l'employeur qui a employé un travailleur étranger en méconnaissance des dispositions du premier alinéa de l'article L. 8251-1 acquitte, pour chaque travailleur étranger non autorisé à travailler, une contribution spéciale. Le montant de cette contribution spéciale est déterminé dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat. Il est, au plus, égal à 5 000 fois le taux horaire du minimum garanti prévu à l'article L. 3231-12. Ce montant peut être minoré en cas de non-cumul d'infractions ou en cas de paiement spontané par l'employeur des salaires et indemnités dus au salarié étranger non autorisé à travailler mentionné à l'article R. 8252-6. Il est alors, au plus, égal à 2 000 fois ce même taux. Il peut être majoré en cas de réitération et est alors, au plus, égal à 15 000 fois ce même taux. () ".

8. Il appartient au juge administratif, saisi d'un recours contre une décision mettant à la charge d'un employeur la contribution spéciale prévue par l'article L. 8253-1 du code du travail de vérifier la matérialité des faits reprochés à l'employeur et leur qualification juridique au regard de ces dispositions. La contribution que ces dispositions instituent ne peut être légalement infligée qu'aux personnes ayant embauché, conservé à leur service ou employé un ou plusieurs travailleurs étrangers démunis de titre les autorisant à exercer une activité salariée sur le territoire français. Cette condition n'est remplie que s'il est établi, au regard des éléments produits tant par l'administration que par le requérant, l'existence d'un lien salarial entre l'employeur et le ressortissant étranger dépourvu d'autorisation de travail qu'il emploie, caractérisé notamment par un lien de subordination.

9. D'une part, M. C fait valoir que M. I, M. F E et M. A D n'ont jamais été ses salariés, et que, contrairement à ce que fait valoir l'Office français de l'immigration et de l'intégration, ils sont intervenus ponctuellement, par amitié, pendant leurs vacances en France. Il résulte cependant de l'instruction, et en particulier des procès-verbaux d'infraction et d'audition établis par la compagnie de gendarmerie nationale de Menton les 23 juin, 7 juillet, 12 juillet et 7 octobre 2018, qu'à l'occasion d'une patrouille de surveillance générale, les gendarmes ont relevé, le 23 juin 2018, la présence de trois personnes de nationalité moldave procédant à la démolition du garage d'une maison individuelle d'habitation située à Saint-Agnès. Si, au cours de son audition le 7 juillet 2018, M. C a déclaré qu'il s'agissait d'amis qu'il hébergeait chez lui pendant leurs vacances et qui se sont " amusés à casser les murs du garage ", il résulte de l'instruction de MM. Andreï, E et D ont également fait du ciment pour refaire les murets des abords et qu'ils sont intervenus sur ce chantier pour lequel M. C a établi un devis de 1 500 euros comprenant la démolition du garage et l'aménagement de places de parkings pour deux véhicules. En outre, il résulte de la déclaration de M. C que ce dernier a assuré, au début du chantier, la réception d'une benne et d'une mini-pelleteuse, avant de laisser les trois personnes précitées effectuer les travaux. Si le requérant a déclaré, au cours d'une audition le 7 octobre 2018, qu'il ne reconnaissait pas les infractions à l'encontre de ses " trois amis " moldaves, il a également déclaré le 12 juillet 2018 que " ses trois ouvriers avaient travaillé chacun 15 heures " du 22 au 23 juin 2018 et qu'il avait eu recours à ces trois personnes car il souhaitait " terminer rapidement ce chantier ". Dans ces conditions, la présence en situation de travail de M. I, M. F E et M. A D est établie, nonobstant la circonstance que l'administration n'établit pas que leur intervention a donné lieu au versement d'une rémunération. Par suite, le moyen tiré de ce qu'il n'est pas établi qu'il existait une relation de travail doit être écarté.

10. D'autre part, il est constant qu'aucun des ouvriers présents sur le chantier le 23 juin 2018 disposait d'un titre les autorisant à travailler en France et que M. C n'a effectué les déclarations préalables à l'embauche auprès de l'union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d'allocations familiales (URSSAF) pour aucune des trois personnes concernées. Dès lors, c'est à bon droit que l'Office français de l'immigration et de l'intégration a pu considérer que M. C avait méconnu les dispositions de l'article L. 8251-1 du code du travail justifiant la mise en œuvre à son encontre des dispositions de l'article L. 8253-1 du même code. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée est entachée d'une erreur dans la qualification juridique des faits doit être écarté.

11. En cinquième lieu, il est toujours loisible à la personne intéressée, sauf à ce que des dispositions spéciales en disposent autrement, de former à l'encontre d'une décision administrative un recours gracieux devant l'auteur de cet acte et de ne former un recours contentieux que lorsque le recours gracieux a été rejeté. L'exercice du recours gracieux n'ayant d'autre objet que d'inviter l'auteur de la décision à reconsidérer sa position, un recours contentieux consécutif au rejet d'un recours gracieux doit nécessairement être regardé comme étant dirigé, non pas tant contre le rejet du recours gracieux dont les vices propres ne peuvent être utilement contestés, que contre la décision initialement prise par l'autorité administrative. S'il appartient au juge administratif, saisi d'un recours contre ces deux décisions, d'annuler, le cas échéant, celle rendue sur recours gracieux par voie de conséquence de l'annulation de la décision initiale, des moyens critiquant les vices propres dont serait entachée la décision de rejet du recours gracieux ne peuvent être utilement invoqués au soutien des conclusions dirigées contre cette décision. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration rejetant le recours gracieux de M. C est entachée d'une erreur de droit dès lors que l'Office ne pouvait légalement refuser de retirer la décision du 18 février 2020 doit être écarté comme inopérant.

12. En sixième lieu, la procédure de mise en œuvre de la contribution spéciale est indépendante des poursuites judiciaires et l'absence de condamnation pénale ne fait pas obstacle à ce que le directeur de l'Office français de l'immigration et de l'intégration décide d'infliger les sanctions prévues par l'article L. 8253-1 du code du travail à l'employeur d'un étranger en situation irrégulière, sans attendre l'issue d'éventuelles poursuites pénales, lorsqu'après avoir recueilli les observations de l'intéressé, il estime que l'emploi par la personne qu'il sanctionne d'un étranger en situation de séjour et de travail irréguliers est établi. Par suite, la circonstance que M. C n'aurait fait l'objet d'aucune sanction pénale définitive est sans incidence sur le bien-fondé des sanctions administratives en litige. Par suite le moyen doit être écarté.

13. En septième lieu, aux termes de l'article L. 8253-1 du code du travail : " Sans préjudice des poursuites judiciaires pouvant être intentées à son encontre, l'employeur qui a employé un travailleur étranger en méconnaissance des dispositions du premier alinéa de l'article L. 8251-1 acquitte, pour chaque travailleur étranger non autorisé à travailler, une contribution spéciale. Le montant de cette contribution spéciale est déterminé dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat. Il est, au plus, égal à 5 000 fois le taux horaire du minimum garanti prévu à l'article L. 3231-12. Ce montant peut être minoré en cas de non-cumul d'infractions ou en cas de paiement spontané par l'employeur des salaires et indemnités dus au salarié étranger non autorisé à travailler mentionné à l'article R. 8252-6. Il est alors, au plus, égal à 2 000 fois ce même taux. Il peut être majoré en cas de réitération et est alors, au plus, égal à 15 000 fois ce même taux. () ". Aux termes de l'article R. 8253-2 du même code : " I. - Le montant de la contribution spéciale prévue à l'article L. 8253-1 est égal à 5 000 fois le taux horaire, à la date de la constatation de l'infraction, du minimum garanti prévu à l'article L. 3231-12. / II. - Ce montant est réduit à 2 000 fois le taux horaire du minimum garanti dans l'un ou l'autre des cas suivants : / 1° Lorsque le procès-verbal d'infraction ne mentionne pas d'autre infraction commise à l'occasion de l'emploi du salarié étranger en cause que la méconnaissance des dispositions du premier alinéa de l'article L. 8251-1 ; (..) ".

14. Il ressort des pièces du dossier, et en particulier des termes du procès-verbal d'investigation dressé le 23 juin 2018 et du procès-verbal de synthèse établi le 12 janvier 2019, qu'à l'occasion du contrôle effectué le 23 juin 2018, les infractions d'emploi d'un étranger non-muni d'une autorisation de travail salarié et de travail dissimulé commis à l'égard de plusieurs personnes ont été retenues contre le requérant. Ainsi, et alors que la matérialité des faits reprochés au requérant est établie, les conditions posées par le 1°) du II de l'article R. 8253-2 du code du travail ne sont pas réunies et M. C n'est pas fondé à faire valoir que le montant de la contribution spéciale peut-être minoré à 2 000 fois le taux horaire minimum en application des dispositions de l'article L. 8253-1 du code du travail. Par suite ce moyen doit être écarté.

15. Il résulte de ce qui précède, que les conclusions à fin d'annulation et de minoration présentées par M. C doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une quelconque somme soit mise à la charge de l'Office français de l'immigration et de l'intégration qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante. Par suite, les conclusions présentées en ce sens par M. C doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. H C et à l'Office français de l'immigration et de l'intégration.

- Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Délibéré après l'audience du 4 mai 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Mear, présidente,

Mme Kolf, conseillère,

M. Cherief, conseiller,

Assistés de Mme Suner, greffière.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 mai 2023.

Le rapporteur,

H. CHERIEFLa présidente,

J. MEAR

La greffière,

V. SUNER

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

ou par délégation la greffière

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