mardi 18 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2003796 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | Magistrat M. BONHOMME |
| Avocat requérant | DALBERA |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête, enregistrée sous le n° 2003796 le 23 septembre 2020, M. F C, représenté par Me Dalbera, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions des 9 et 12 décembre 2019, 18, 21 janvier et 11 mars 2020 par lesquelles le directeur de la caisse d'allocations familiales (CAF) des Alpes-Maritimes lui a notifié des indus d'allocations de revenu de solidarité active (RSA) et la décision du 3 juin 2020 par laquelle le président du conseil départemental des Alpes-Maritimes a rejeté son recours préalable et a laissé à sa charge un indu de RSA socle d'un montant initial de 7 729,71 euros pour la période de décembre 2017 à mai 2019 ;
2°) d'enjoindre à l'administration de cesser d'opérer des retenues sur prestations à venir ;
3°) d'enjoindre à l'administration de lui restituer les sommes illégalement retenues ;
4°) de mettre à la charge de l'administration la somme de 1 500 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 à verser à son conseil sous réserve qu'il renonce à percevoir la part contributive de l'Etat ;
5°) de condamner l'administration aux entiers dépens.
Il soutient que :
- la décision du 3 juin 2020 a été rendue par une autorité incompétente ;
- les décisions attaquées sont insuffisamment motivées ;
- les décisions de retenues sur prestations sont illégales ;
- sa mauvaise foi a été retenue à tort ;
- l'administration l'a prévenu trop tardivement.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 octobre 2021, le département des Alpes-Maritimes conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- les conclusions tendant à l'annulation des décisions des 9 décembre 2019 et 11 mars 2020 sont irrecevables ;
- il doit être mis hors de cause concernant les demandes visant à l'annulation des décisions des 12 décembre 2019, 18 et 21 janvier 2020 ;
- les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 23 juillet 2020.
II. Par une requête, enregistrée sous le n° 2004597 le 11 novembre 2020, M. F C, représenté par Me Dalbera, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 3 juin 2020 par laquelle le président du conseil départemental des Alpes-Maritimes a rejeté son recours préalable et a laissé à sa charge un indu de RSA socle d'un montant initial de 7 729,71 euros pour la période de décembre 2017 à mai 2019, les décisions des 9 décembre 2019, 18, 21 janvier et 11 mars 2020 par lesquelles le directeur de la CAF des Alpes-Maritimes lui a notifié des indus d'allocations de RSA et les décisions résultant du silence gardé par le président du conseil départemental des Alpes-Maritimes sur ses recours des 1er et 16 mars 2020 ;
2°) d'enjoindre à l'administration de cesser d'opérer des retenues sur prestations à venir ;
3°) d'enjoindre à l'administration de lui restituer les sommes illégalement retenues ;
4°) de mettre à la charge de l'administration la somme de 1 500 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 à verser à son conseil sous réserve qu'il renonce à percevoir la part contributive de l'Etat ;
5°) de condamner l'administration aux entiers dépens.
Il soutient que :
- la décision du 3 juin 2020 a été rendue par une autorité incompétente ;
- les décisions attaquées sont insuffisamment motivées ;
- les décisions de retenues sur prestations sont illégales ;
- sa mauvaise foi a été retenue à tort ;
- l'administration l'a prévenu trop tardivement.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 novembre 2021, le département des Alpes-Maritimes conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- les conclusions tendant à l'annulation des décisions des 9 décembre 2019 et 11 mars 2020 et celles résultant du silence gardé par l'administration sur les recours des 1er février et 16 mars 2020 sont irrecevables ;
- il doit être mis hors de cause concernant les demandes visant à l'annulation des décisions des 18 et 21 janvier 2020 ;
- les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 23 juillet 2020.
Vu les autres pièces des dossiers ;
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de la sécurité sociale ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2018-1150 du 14 décembre 2018 ;
- le code de justice administrative ;
La présidente du tribunal a désigné M. Thierry Bonhomme, vice-président, pour statuer sur les litiges visés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 27 juin 2023 :
- le rapport de M. E,
- et les observations de Mme A B, pour le département des Alpes-Maritimes.
La clôture de l'instruction a été prononcée après appel des affaires à l'audience, en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. C est allocataire à la CAF des Alpes-Maritimes et perçoit le RSA. Un contrôle de ressources diligenté par l'organisme payeur par rapprochement des fichiers de la direction générale des finances publiques a permis de déceler que l'allocataire avait bénéficié d'une pension alimentaire versée par sa mère d'un montant de 5 795 euros pour 2017 puis de 5 888 euros pour l'année 2018. La CAF a alors procédé à une rectification du montant des ressources trimestrielles déclarées en intégrant ces sommes, ce qui a généré un indu de RSA et de prime exceptionnelle de fin d'année pour 2018. Par ses requêtes, qu'il y a lieu de joindre pour y statuer par un seul jugement, M. C demande au tribunal d'annuler les décisions des 9 et 12 décembre 2019, 18, 21 janvier et 11 mars 2020 par lesquelles le directeur de la caisse d'allocations familiales (CAF) lui a notifié des indus d'allocations de revenu de solidarité active (RSA) et la décision du 3 juin 2020 par laquelle le président du conseil départemental des Alpes-Maritimes a rejeté son recours préalable et a laissé à sa charge un indu de RSA socle d'un montant initial de 7 729,71 euros pour la période de décembre 2017 à mai 2019.
Sur les demandes d'annulation des décisions des 9 décembre 2019 et 11 mars 2020 :
2. Aux termes de l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles : " Toute réclamation dirigée contre une décision relative au revenu de solidarité active fait l'objet, préalablement à l'exercice d'un recours contentieux, d'un recours administratif auprès du président du conseil départemental () ", et aux termes de l'article L. 412-7 du code des relations entre le public et l'administration : " La décision prise à la suite d'un recours administratif préalable obligatoire se substitue à la décision initiale. ".
3. Le recours administratif préalable effectué le 16 mars 2020 par M. C devant le président du conseil départemental des Alpes-Maritimes, conformément aux dispositions citées au point précédent contre les décisions de la CAF des Alpes-Maritimes des 9 décembre 2019 et 11 mars 2020, ayant un caractère obligatoire, la décision attaquée prise par le président du conseil départemental des Alpes-Maritimes à la suite de ce recours administratif préalable obligatoire s'est substituée aux décisions initiales des 9 décembre 2019 et 11 mars 2020, intitulées " notification de dette ". Par suite, le département des Alpes-Maritimes est fondé à soutenir que les conclusions dirigées contre ces deux décisions sont irrecevables.
Sur les demandes d'annulation des décisions des 18 et 21 janvier 2020 :
4. Les décisions attaquées, par lesquelles le directeur de la CAF des Alpes-Maritimes a déterminé les modalités de remboursement des indus dont il s'agit n'ont pas à être motivées. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation de ces décisions doit être écarté. Les conclusions dirigées contre ces décisions doivent, dès lors, être rejetées.
Sur les demandes d'annulation des décisions des 12 décembre 2019 et 3 juin 2020 :
5. Par la décision du 12 décembre 2019, le directeur de la CAF des Alpes-Maritimes a, pour le compte de l'Etat, demandé à M. C de rembourser un montant de 152,45 euros perçu à tort au titre de la prime exceptionnelle de fin d'année 2018. Par ailleurs, par la décision du 3 juin 2020, le président du conseil départemental des Alpes-Maritimes a rejeté le recours préalable de l'intéressé Concernant un indu de RSA socle d'un montant de 7 729,71 euros pour la période de décembre 2017 à mai 2019.
6. Lorsque le recours dont il est saisi est dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d'un indu de revenu de solidarité active ou d'aide exceptionnelle de fin d'année, il entre dans l'office du juge d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d'indu. Il lui appartient, s'il y a lieu, d'annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l'exercice de son office, de régler le litige.
En ce qui concerne la régularité des décisions :
7. La décision du 3 juin 2020 a été signée par Mme D G, chef du service du pilotage et du contrôle des parcours d'insertion, qui disposait, en vertu d'un arrêté du 21 janvier 2019, régulièrement publié au bulletin des actes administratifs du département des Alpes-Maritimes n° 3 du 1er février 2019, d'une délégation pour signer les correspondances et décisions relatives au service placé sous son autorité. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire manque en fait et doit être écarté.
8. Aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / () imposent des sujétions () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
9. La décision par laquelle l'autorité administrative procède à la récupération de sommes indûment versées au titre de l'allocation de revenu de solidarité active ou de la prime exceptionnelle de fin d'année est au nombre des décisions imposant une sujétion et doit, par suite, être motivée en application de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Il en résulte qu'une telle décision doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. A ce titre, l'autorité administrative doit faire figurer dans la motivation de sa décision la nature de la prestation et le montant des sommes réclamées, ainsi que le motif et la période sur laquelle porte la récupération. En revanche, elle n'est pas tenue d'indiquer dans cette décision les éléments servant au calcul du montant de l'indu.
10. La décision du 3 juin 2020 comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Elle est, par suite, suffisamment motivée au regard des dispositions citées au point 8 et du principe rappelé au point précédent. En revanche, M. C est fondé à soutenir que la décision du 12 décembre 2019 n'est pas motivée en droit. Cette décision doit, par suite, être annulée.
En ce qui concerne le bien-fondé de la décision du 3 juin 2020 :
11. Aux termes de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles : " Tout paiement indu de revenu de solidarité active est récupéré par l'organisme chargé du service de celui-ci ainsi que, dans les conditions définies au présent article, par les collectivités débitrices du revenu de solidarité active. / Toute réclamation dirigée contre une décision de récupération de l'indu, le dépôt d'une demande de remise ou de réduction de créance ainsi que les recours administratifs et contentieux, y compris en appel, contre les décisions prises sur ces réclamations et demandes ont un caractère suspensif () ".
12. Si M. C soutient que le caractère suspensif du recours contre l'indu de RSA n'a pas été respecté, dès lors que la CAF des Alpes-Maritimes aurait continué de procéder à des retenues sur prestations pour rembourser l'indu litigieux, cette circonstance est sans incidence sur le bien-fondé de l'indu.
13. Aux termes de l'article L. 262-3 du code de l'action sociale et des familles : " () L'ensemble des ressources du foyer, y compris celles qui sont mentionnées à l'article L. 132-1, est pris en compte pour le calcul du revenu de solidarité active, dans des conditions fixées par un décret en Conseil d'Etat qui détermine notamment : / 1° Les ressources ayant le caractère de revenus professionnels ou qui en tiennent lieu ; / 2° Les modalités d'évaluation des ressources, y compris les avantages en nature. L'avantage en nature lié à la disposition d'un logement à titre gratuit est déterminé de manière forfaitaire ; / 3° Les prestations et aides sociales qui sont évaluées de manière forfaitaire, notamment celles affectées au logement mentionnées à l'article L. 821-1 du code de la construction et de l'habitation ; / 4° Les prestations et aides sociales qui ne sont pas incluses dans le calcul des ressources à raison de leur finalité sociale particulière ". Selon l'article R. 262-6 de ce code : " Les ressources prises en compte pour la détermination du montant du revenu de solidarité active comprennent, sous les réserves et selon les modalités figurant au présent chapitre, l'ensemble des ressources, de quelque nature qu'elles soient, de toutes les personnes composant le foyer, et notamment les avantages en nature ainsi que les revenus procurés par des biens mobiliers et immobiliers et par des capitaux () ". Enfin, l'article R. 262-37 du même code prévoit que : " Le bénéficiaire de l'allocation de revenu de solidarité active est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation toutes informations relatives à sa résidence, à sa situation de famille, aux activités, aux ressources et aux biens des membres du foyer ; il doit faire connaître à cet organisme tout changement intervenu dans l'un ou l'autre de ces éléments ".
14. Il résulte de l'instruction que M. C n'a pas déclaré à la CAF la pension alimentaire versée par sa mère à hauteur de 5 795 euros en 2017 et de 5 888 euros en 2018. Les circonstances que l'allocataire serait de bonne foi, qu'il a toujours déclaré les sommes perçues aux services fiscaux et qu'il a été informé trop tardivement de la nécessité de déclarer la pension alimentaire versée par sa mère, à les supposer avérées, sont sans incidence sur le bien-fondé de l'indu.
15. Il résulte de tout ce qui précède que M. C est seulement fondé à demander l'annulation de la décision du 12 décembre 2019.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
16. En cas d'annulation par le juge administratif, saisi d'un recours dirigé contre celle-ci, d'une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d'un indu de revenu de solidarité active ou d'aide exceptionnelle de fin d'année, il est loisible à l'administration, si elle s'y croit fondée et si, en particulier, aucune règle de prescription n'y fait obstacle, de reprendre régulièrement et dans le respect de l'autorité de la chose jugée, sous le contrôle du juge, une nouvelle décision. Lorsque tout ou partie de l'indu d'allocation de revenu de solidarité active ou d'aide exceptionnelle de fin d'année a été recouvré avant que le caractère suspensif du recours n'y fasse obstacle, il appartient au juge, s'il est saisi de conclusions tendant à ce qu'il soit enjoint à l'administration de rembourser la somme déjà recouvrée ou s'il décide de prescrire cette mesure d'office, de déterminer le délai dans lequel l'administration, en exécution de sa décision, doit procéder à ce remboursement, sauf à régulariser sa décision de récupération si celle-ci n'a été annulée que pour un vice de légalité externe.
17. Compte tenu du motif d'annulation retenu par le présent jugement, il y a seulement lieu d'enjoindre à la CAF des Alpes-Maritimes, pour le compte de l'Etat, de rembourser à M. C le montant de la prime exceptionnelle de fin d'année 2018 d'un montant de 152,45 euros dans un délai de deux mois, sauf à reprendre une nouvelle décision de récupération d'indu régulièrement motivée dans ce même délai.
Sur les frais liés au litige :
18. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de M. C présentées au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
19. Aucun dépens n'a été exposé au cours de la présente instance. Les conclusions présentées à ce titre par M. C ne peuvent donc qu'être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du directeur de la CAF des Alpes-Maritimes du 12 décembre 2019 est annulée.
Article 2 : Il est enjoint au directeur de la CAF des Alpes-Maritimes de rembourser à M. C le montant de la prime exceptionnelle de fin d'année 2018 d'un montant de 152,45 euros dans un délai de deux mois, sauf à reprendre une nouvelle décision de récupération d'indu dans ce même délai.
Article 3 : Le surplus des conclusions des requêtes est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. F C, au ministre des solidarités, de l'autonomie et des personnes handicapées et au département des Alpes-Maritimes.
Une copie pour information sera adressée à la caisse d'allocations familiales des Alpes-Maritimes.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 juillet 2023.
Le magistrat désigné,
Signé
T. ELa greffière,
Signé
M.L. DAVERIO
La République mande et ordonne au ministre des solidarités, de l'autonomie et des personnes handicapées en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Ou par délégation la greffière,
2,2004597
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026