mardi 21 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2004186 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | Magistrat Mme POUGET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 15 octobre 2020, Mme B A doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 11 septembre 2020 par laquelle le directeur général de la caisse d'allocations familiales des Alpes-Maritimes a rejeté sa demande de remise de dette correspondant à un trop-perçu de prime d'activité d'un montant de 847,15 euros pour la période comprise entre les mois de mars à mai 2017.
Elle soutient qu'elle est en procédure de surendettement et qu'elle n'est pas en mesure, de ce fait, de régler le montant de cette dette.
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 février 2021, le directeur général de la caisse d'allocations familiales des Alpes-Maritimes conclut au rejet de la requête de Mme A.
Il fait valoir que le moyen de la requête n'est pas fondé.
Vu :
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.
La présidente a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme Pouget, présidente.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. La caisse d'allocations familiales des Alpes-Maritimes a notifié à Mme B A, le 27 juin 2017, un indu de prime d'activité d'un montant initial de 935,94 euros pour la période comprise entre les mois de mars et mai 2017. Par un courrier du 24 juin 2020, Mme A a sollicité la remise totale de sa dette. Par une décision du 11 septembre 2020, le directeur général de la caisse d'allocations familiales des Alpes-Maritimes a rejeté sa demande de remise de dette. Par la présente requête, Mme A doit être regardée comme demandant au tribunal de prononcer l'annulation de la décision du 11 septembre 2020 précitée.
2. Aux termes de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale : " Tout paiement indu de prime d'activité est récupéré par l'organisme chargé de son service. / () La créance peut être remise ou réduite par l'organisme mentionné au premier alinéa du présent article, en cas de bonne foi ou de précarité de la situation du débiteur, sauf si cette créance résulte d'une manœuvre frauduleuse ou d'une fausse déclaration. ".
3. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision rejetant une demande de remise gracieuse d'un indu d'une prestation ou d'une allocation versée au titre de l'aide ou de l'action sociale, du logement ou en faveur des travailleurs privés d'emploi, ou ne faisant que partiellement droit à cette demande, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention qu'à sa qualité de juge de plein contentieux, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d'examiner si une remise gracieuse totale ou partielle est justifiée et de se prononcer lui-même sur la demande en recherchant si, au regard des dispositions applicables et des circonstances de fait dont il est justifié par l'une et l'autre partie à la date de sa propre décision, la situation de précarité du débiteur et sa bonne foi justifient que lui soit accordée une remise ou une réduction supplémentaire.
4. Mme A, qui ne conteste pas le bien-fondé de l'indu de prime d'activité, soutient qu'elle n'est pas en mesure de rembourser la somme qui lui est réclamée par la caisse d'allocations familiales des Alpes-Maritimes, compte tenu de sa situation financière précaire. D'une part, il ressort des termes mêmes de la décision attaquée, non contredite sur ce point, que le quotient familial de Mme A, prenant en compte l'ensemble des ressources et des charges du foyer et sa composition, s'élève à 1 017 euros par mois. Si l'intéressée a transmis une copie de son plan de surendettement établi le 3 septembre 2020 auprès de la Banque de France, fixant la mensualité de remboursement de ses différentes dettes à la somme de 637 euros, elle ne produit aucun document plus récent permettant au tribunal d'apprécier sa situation financière actuelle, en particulier le montant mensuel exact de ses ressources et de ses charges courantes. Dans ces conditions, Mme A n'établit pas être dans l'incapacité de rembourser le montant de sa dette.
5. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme A doit être rejetée.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au directeur de la caisse d'allocations familiales des Alpes-Maritimes.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 mars 2023.
La présidente,La greffière,
signé signé
M. C
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation, la greffière,
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076
03/08/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339
03/08/2026
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870
03/08/2026
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781
03/08/2026