mardi 31 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2004385 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | CABINET BEYLOUNI, CARBASSE, GUENY, VALOT, VERNET (AARPI) |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 28 octobre 2020 et 3 août 2021, la société d'investissements France immeubles, représentée par Me Dumont, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2011 et 2012, ainsi que des pénalités correspondantes ;
2°) de lui accorder le remboursement de sa créance de carry-back d'un montant de 333 333 euros ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La société soutient que :
- les loyers relatifs aux exercices 2011 et 2012 ne pouvaient être comptabilisés qu'au titre de l'exercice 2013 ; avant 2013, la créance était certes certaine dans son principe mais pas dans son montant, de sorte que le service ne pouvait la réintégrer dans son résultat sur le fondement de l'article 38-2 bis du code général des impôts ; en effet, aucun accord des parties n'est intervenu sur l'occupation des lieux postérieurement au 30 avril 2011 ; ce n'est qu'en 2013 que les parties ont convenu que le preneur serait redevable, au titre de l'occupation des locaux en 2011 et 2012, d'un loyer égal à la somme qu'il versait précédemment ;
- l'administration fiscale n'apporte pas la preuve qui lui incombe de ce que loyer consenti était anormalement bas ; en particulier, si elle se prévaut des loyers pratiqués dans des biens comparables, elle n'apporte aucune pièce justificative ;
- en tout état de cause, les loyers retenus par le service ne sont pas pertinents dès lors qu'ils concernent des locations saisonnières ; le service n'a pas tenu compte de l'état de vétusté du bien ; en outre, contrairement à ce qu'a retenu le service, aucune prestation de service n'accompagnait la location meublée ; enfin, aucun locataire n'a accepté de louer le château à un prix supérieur ;
- la provision constituée pour faire face au risque de non-paiement de la créance de loyer était bien déductible au titre de l'année 2011 ;
- dès lors que les rehaussements sont infondés, la créance de carry-back doit être reconstituée ;
- aucun manquement délibéré ne saurait lui être reproché.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 mars 2021, l'administratrice des finances publiques, directrice du contrôle fiscal Sud-Est conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par la société d'investissements France immeubles ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 19 octobre 2023 :
- le rapport de Mme Bergantz, rapporteure ;
- les conclusions de Mme Perez, rapporteure publique ;
- et les observations de Me Remi-Diaz, représentant la société d'investissements France immeubles.
Considérant ce qui suit :
1. La société d'investissements France immeubles (ci-après, la SIFI), qui exerçait une activité de gestion d'immeubles, était propriétaire d'un bien immobilier, le Château de la Garoupe, situé à Antibes (06160). A la suite de la vérification de comptabilité dont elle a fait l'objet, l'administration fiscale lui a notifié, par une proposition de rectification du 17 juillet 2014, des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés au titre des exercices clos en 2011 et 2012 et a annulé sa créance de carry-back d'un montant de 333 333 euros issue du report en arrière d'une fraction de son déficit de l'exercice clos en 2011. La SIFI demande la décharge de ces impositions supplémentaires, en droits et pénalités, ainsi que le remboursement de sa créance de carry-back.
Sur les conclusions à fin de décharge et de rétablissement de la créance issue du report en arrière d'une fraction du déficit constaté au cours de l'exercice clos en 2011 :
En ce qui concerne le bien-fondé des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés :
S'agissant des produits non comptabilisés :
2. Aux termes du 2 bis de l'article 38 du code général des impôts : " () les produits correspondant à des créances sur la clientèle () sont rattachés à l'exercice au cours duquel intervient () l'achèvement des prestations pour les fournitures de services. Toutefois, ces produits doivent être pris en compte : a. Pour les prestations continues rémunérées notamment par des intérêts ou des loyers () au fur et à mesure de l'exécution ".
3. En vertu des dispositions combinées des articles 38 et 209 du code général des impôts, la créance acquise sur un tiers par une personne morale passible de l'impôt sur les sociétés doit être rattachée à l'exercice au cours duquel cette créance est devenue certaine dans son principe et son montant. Dans le cas où la créance se rapporte à la fourniture de services, le 2 bis de l'article 38 précise qu'elle doit être rattachée à l'exercice au cours duquel intervient l'achèvement de la prestation. Le même texte énonce, toutefois, que les produits correspondant à des prestations continues rémunérées notamment par des intérêts ou des loyers doivent être pris en compte au fur et à mesure de leur exécution.
4. Il résulte de l'instruction que la SIFI a donné en location le Château de la Garoupe à Mme A par un bail consenti à compter du 1er mai 2008 pour une durée de trois ans, pour un loyer mensuel de 55 000 euros. Si ce bail stipulait que " seul l'accord préalable et écrit du bailleur pourrait permettre au preneur de voir la location prorogée ", il est constant que Mme A a continué d'occuper le Château de la Garoupe après le 30 avril 2011, sans que la SIFI n'entreprenne de démarches pour l'expulser alors même qu'elle ne versait pas de loyers depuis janvier 2009. La SIFI indique que Mme A a finalement quitté les lieux le 31 décembre 2012 et qu'ils ont ensuite convenu le 1er janvier 2013 que cette dernière était redevable, au titre de l'occupation du château sur la période du 30 avril 2011 au 31 décembre 2012, d'un loyer égal à la somme prévue par le bail antérieurement applicable.
5. Il résulte de la situation exposée au point précédent que la SIFI a tacitement accepté que Mme A, qui occupait le Château de la Garoupe, depuis 2004 se maintienne dans les lieux postérieurement au terme du bail qui lui avait été consenti. La société requérante détenait donc une créance certaine dans son principe sur Mme A. Si elle soutient que cette créance n'était toutefois pas certaine dans son montant, faute d'accord des parties sur le montant du loyer, il résulte d'un courrier du 9 octobre 2012 que le gérant de la SIFI a demandé à Mme A de procéder au règlement des loyers " qu'elle doit depuis maintenant deux ans et demi ", révélant ainsi implicitement que les parties s'étaient entendues sur un montant de l'indemnité d'occupation égal à celui fixé dans le bail expiré, soit 55 000 euros par mois. Dans ces conditions, la mise à disposition du Château de la Garoupe au profit de Mme A sur la période du 1er mai 2011 au 31 décembre 2012 constitue une prestation continue au sens du 2 bis de l'article 38 du code général des impôts, dont les sommes dues à titre d'indemnités d'occupation devaient être comptabilisées comme produits au fur et à mesure de l'exécution de cette prestation. C'est donc à bon droit que l'administration fiscale a réintégré dans les résultats de la société SIFI les sommes de 440 000 euros au titre de 2011 et 660 000 euros au titre de 2012.
S'agissant de l'acte anormal de gestion :
6. Aux termes de l'article 38 du code général des impôts : " () le bénéfice imposable est le bénéfice net, déterminé d'après les résultats d'ensemble des opérations de toute nature effectuées par les entreprises, y compris notamment les cessions d'éléments quelconques de l'actif, soit en cours, soit en fin d'exploitation () ".
7. En vertu des dispositions combinées des articles 38 et 209 du code général des impôts, le bénéfice imposable à l'impôt sur les sociétés est celui qui provient des opérations de toute nature faites par l'entreprise, à l'exception de celles qui, en raison de leur objet ou de leurs modalités, sont étrangères à une gestion normale. Constitue un acte anormal de gestion l'acte par lequel une entreprise décide de s'appauvrir à des fins étrangères à son intérêt.
8. Il appartient, en règle générale, à l'administration, qui n'a pas à se prononcer sur l'opportunité des choix de gestion opérés par une entreprise, d'établir les faits sur lesquels elle se fonde pour invoquer le caractère anormal d'un acte de gestion.
9. Ainsi qu'il a été dit précédemment, la SIFI a donné en location le Château de la Garoupe, une propriété d'une surface habitable de 1 425 m2, sur un terrain de 100 000 m² avec accès à la mer et d'une piscine d'environ 100 m², pour un loyer mensuel de 55 000 euros au cours des exercices en litige. Constatant que des biens situés dans le même secteur géographique et présentant des caractéristiques similaires étaient loués pour un loyer mensuel nettement supérieur au montant précité, l'administration fiscale a estimé que la SIFI avait loué le Château de la Garoupe pour un loyer anormalement bas et, ce faisant, avait accompli un acte anormal de gestion. Elle a donc rehaussé le loyer à 100 000 euros par mois et réintégré la différence entre ce montant et le loyer fixé par la SIFI dans les résultats de cette dernière. Toutefois, l'administration fiscale, à qui il incombe d'établir que la SIFI se serait délibérément appauvrie à des fins étrangères à son intérêt, n'apporte aucun élément de nature à démontrer l'existence d'une intention conjointe de la société requérante d'accorder, par le loyer pratiqué, un avantage sans contrepartie et du locataire de recevoir cet avantage à titre gratuit, alors qu'il ne résulte pas de l'instruction que Mme A et la SIFI seraient liés alors par une relation d'intérêt. Dans ces conditions, à supposer même que le service apporte la preuve de la sous-évaluation du loyer sur les exercices vérifiés, il ne démontre pas un appauvrissement intentionnel décidé à des fins étrangères à l'intérêt social de la SIFI, témoignant de l'existence d'un acte anormal de gestion.
10. Il résulte de ce qui précède que la SIFI est fondée à demander la déduction en base des sommes de 540 000 euros au titre de l'exercice 2011 et de 540 000 euros au titre de l'exercice 2012.
S'agissant de la déductibilité de la provision :
11. Aux termes du 1 de l'article 39 du code général des impôts : " Le bénéfice net est établi sous déduction de toutes charges, celles-ci comprenant, sous réserve des dispositions du 5, notamment : () 5° Les provisions constituées en vue de faire face à des pertes ou charges nettement précisées et que des événements en cours rendent probables, à condition qu'elles aient été effectivement constatées dans les écritures de l'exercice. () ".
12. Il résulte des dispositions combinées des articles 38 et 39 du code général des impôts, applicables en matière d'impôt sur les sociétés en vertu des dispositions de l'article 209 du même code, que le bénéfice net est établi sous déduction des charges, comprenant notamment des provisions, supportées dans l'intérêt de l'entreprise. En revanche, ne peuvent être déduites du bénéfice net passible de l'impôt sur les sociétés les provisions constituées en vue de faire face à des pertes ou charges étrangères à une gestion commerciale normale. C'est au regard du seul intérêt propre de l'entreprise que l'administration doit apprécier, pour déterminer le caractère déductible d'une charge, si des opérations correspondent à des actes relevant d'une gestion commerciale normale.
13. La SIFI a comptabilisé, au titre de l'exercice 2011, une provision pour dépréciation du compte client d'un montant de 1 485 000 euros correspondant aux loyers impayés sur la période du 1er janvier 2009 au 31 décembre 2010 (1 320 000 euros), augmentés des loyers comptabilisés en cours d'exercice (220 000 euros) et diminués de la caution versée (55 000 euros). L'administration fiscale a cependant remis en cause la déductibilité de cette provision au motif qu'elle avait été constituée en vue de faire face à des pertes étrangères à une gestion commerciale normale dans la mesure où la SIFI n'avait pas accompli les diligences nécessaires pour recouvrer les sommes dues ou encore qu'elle n'avait pas appliqué la clause résolutoire prévue par le bail, et que la caution exigée à Mme A d'un montant de 55 000 euros était insignifiante eu égard à la seule valeur des objets composant le Château de la Garoupe. En se bornant à se prévaloir d'un courrier du 9 octobre 2012 par lequel le gérant de la SIFI demande à Mme A de bien vouloir régler les loyers dont elle est redevable " depuis maintenant deux ans et demi ", la société requérante ne justifie d'aucune action visant à obtenir le paiement des loyers dus et qu'elle a ainsi renoncé à percevoir à des fins étrangères à son intérêt propre. Au surplus, il n'est pas établi que Mme A ne pouvait pas s'acquitter de telles charges. Ainsi, la provision en litige a été constituée en vue de faire face à des pertes étrangères à une gestion commerciale normale de sorte que c'est à bon droit que l'administration fiscale a considéré qu'elle n'était pas déductible.
En ce qui concerne les pénalités pour manquement délibéré :
14. Aux termes de l'article 1729 du code général des impôts : " Les inexactitudes ou les omissions relevées dans une déclaration ou un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt ainsi que la restitution d'une créance de nature fiscale dont le versement a été indûment obtenu de l'Etat entraînent l'application d'une majoration de : /a. 40 % en cas de manquement délibéré ; () ". Aux termes de l'article L. 195 A du livre des procédures fiscales : " En cas de contestation des pénalités fiscales appliquées à un contribuable au titre des impôts directs, () la preuve de la mauvaise foi et des manœuvres frauduleuses incombe à l'administration. ".
15. Pour infliger à la SIFI des pénalités pour manquement délibéré, sur le fondement du a. de l'article 1729 du code général des impôts, l'administration fiscale s'est notamment fondée sur l'importance du montant des produits non comptabilisés par la société requérante ainsi que sur l'absence d'action de celle-ci pour recouvrer lesdites sommes, correspondant à des loyers impayés. Elle doit donc être regardée comme apportant la preuve, qui lui incombe, de l'intention délibérée du contribuable de se soustraire à l'impôt et, par suite, du bien-fondé des pénalités en litige.
16. Il résulte de tout ce qui précède que la SIFI est seulement fondée à demander une réduction de ses bases imposables à l'impôt sur les sociétés d'un montant de 540 000 euros au titre de l'exercice clos en 2011 et de 540 000 euros au titre de l'exercice clos en 2012. Il s'ensuit, d'une part, que la SIFI doit être déchargée des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés auxquelles elle a été assujettie au titre des exercices 2011 et 2012 à concurrence de ces sommes, ainsi que des pénalités correspondantes. D'autre part, et en revanche, il résulte de la réduction en base prononcée au titre de l'exercice clos en 2011 que le résultat rectifié de la SIFI au titre de cet exercice doit être regardé comme s'établissant à 39 927 euros. Dans ces conditions, les conclusions de la SIFI tendant au remboursement de sa créance issue du report en arrière de ses déficits au titre de l'exercice clos en 2011 ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
17. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge de l'Etat la somme que la SIFI réclame au titre des frais exposés par elle en cours d'instance et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Les bases de l'impôt sur les sociétés de la SIFI au titre des exercices clos en 2011 et 2012 sont réduites de la somme de 540 000 euros sur chacun des exercices.
Article 2 : Les cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés auxquelles a été assujettie la SIFI au titre des exercices clos en 2011 et 2012, ainsi que les pénalités correspondantes, sont réduites à concurrence de ce qui résulte de l'article 1er ci-dessus.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la société d'investissements France immeubles et à l'administratrice des finances publiques, directrice du contrôle fiscal Sud-Est.
Délibéré après l'audience du 19 octobre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Chevalier-Aubert, présidente,
Mme Kolf, conseillère,
Mme Bergantz, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 octobre 2023.
La rapporteure,
signé
A. Bergantz
La présidente,
signé
V. Chevalier-AubertLa greffière,
signé
C. Albu
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation la greffière,
C. Albu
No 2004385
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026