jeudi 7 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2004703 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | SELARL G.PALOUX- E.MUNDET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 18 novembre 2020, le 1er juillet 2021, Mme B C, représenté par Me Mundet, demande au tribunal (dans le dernier état de ses écritures) :
1°) d'annuler la décision du directeur départemental des finances publiques des Alpes-Maritimes du 25 septembre 2020 rejetant sa réclamation ;
2°) d'annuler la mise en demeure de payer la somme de 40 856 euros qui lui a été adressée le 7 janvier 2020 ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que l'administration a méconnu le principe du contradictoire et de loyauté.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 12 février 2021 et 6 juillet 2021, le directeur de la direction départementale des finances publiques des Alpes-Maritimes conclut au non-lieu à statuer dès lors que l'acte de poursuite querellé a été annulé par le comptable public.
Vu
-les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Soli, rapporteur,
- les conclusions de Mme Perez, rapporteure publique,
- et les observations de Me Mundet pour Mme B.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B s'est vu notifier, le 7 janvier 2020, par le comptable de la trésorerie de Vence, une mise en demeure sans frais de payer la somme de 40 856 euros résultant du contrôle au titre de l'exercice 1998 de la société SOREMATH dont la requérante était alors la gérante. La mise en recouvrement des sommes dues au titre de ce contrôle a fait l'objet d'actes de poursuite notifiés à M. A, ex-époux de Mme B dont elle a divorcé en 2002 qui lui a succédé comme gérant de la société SOREMATH à partir de novembre 2002. La mise en demeure litigieuse a été notifiée à Mme B sur le fondement des articles 1691 Bis et 1723 ter 00-B du code général des impôts qui posent le principe de la solidarité des époux en matière d'impôt sur le revenu. Par courrier du 13 janvier 2020, la requérante a formé opposition à cette mise en demeure. Dans son mémoire du 6 juillet 2021, la direction départementale des finances publiques des Alpes-Maritimes justifie de l'annulation de l'acte de poursuite litigieux par la production d'une copie d'écran du compte fiscal de la requérante.
2. Il résulte de ce qui précède qu'il n'y a plus lieu à statuer sur les conclusions en annulation de l'acte de poursuite litigieux présenté par Mme B.
Sur les frais de l'instance :
3. Il y a lieu dans les circonstances de l'espèce de mettre à la charge de l'Etat la somme de 800 euros sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus à statuer sur les conclusions en annulation de la requête de Mme B.
Article 2 : L'Etat versera à Mme B la somme de 800 euros sur le fondement de de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C et au directeur de la direction départementale des finances publiques des Alpes-Maritimes.
Délibéré après l'audience du 13 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Chevalier-Aubert, présidente,
M. Soli, premier conseiller,
Mme Bergantz, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 décembre 2023.
Le rapporteur,
signé
P. Soli
La présidente,
signé
V. Chevalier-AubertLa greffière,
signé
V. Suner
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
ou par délégation la greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026