mardi 30 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2101057 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | FIORENTINO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 24 février 2021, Mme E B et M. C A, représentés par Me Callon, demandent au tribunal :
1°) de condamner la commune de Cagnes-sur-Mer et la métropole Nice Côte d'Azur à verser à Mme B la somme de 76 931 euros, assortie des intérêts au taux légal en réparation de leurs préjudices ;
2°) de condamner la commune de Cagnes-sur-Mer et la métropole Nice Côte d'Azur à réaliser les travaux de reprises des eaux nécessaires à la résolution définitive des désordres ;
3°) de réserver le coût de la remise en état des parcelles après la réalisation des travaux ;
4°) de condamner la commune de Cagnes-sur-Mer et la métropole Nice Côte d'Azur aux dépens ;
5°) de mettre à la charge de la commune de Cagnes-sur-Mer et de la métropole Nice Côte d'Azur la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la responsabilité de la commune de Cagnes-sur-Mer et de la Métropole Nice Côte d'Azur sont engagées pour dommages de travaux publics ;
- ils sont fondés à demander l'indemnisation des préjudices qu'ils estiment avoir subis à hauteur de la somme de 76 931 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 août 2021, la métropole Nice Côte d'Azur, représentée par Me Lanfranchi, conclut au rejet de la requête et demande au tribunal de mettre à la charge des requérants la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la prescription quadriennale est acquise ;
- les requérants ne démontrent aucun dommage anormal et spécial ;
- le lien de causalité entre l'écoulement des eaux de pluie et les désordres allégués n'est pas établit ;
- les requérants ont commis des fautes de nature à l'exonérer de sa responsabilité.
Par un mémoire en défense enregistré le 19 novembre 2021, la commune de Cagnes-sur-Mer, représentée par Me Fiorentino, conclut, à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête, à titre subsidiaire, à son rejet et demande au tribunal de mettre à la charge des requérants la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la prescription quadriennale est acquise ;
- elle doit être mise hors de cause ;
- le lien de causalité entre l'ouvrage public et le dommage n'est pas établi ;
- le caractère anormal et spécial du préjudice n'est pas démontré ;
- les requérants ont commis des fautes de nature à l'exonérer de sa responsabilité.
Par ordonnance du 5 décembre 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 27 décembre 2023 à 12 heures.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- l'ordonnance du 14 avril 2015 par laquelle le juge des référés du tribunal administratif de Nice a prescrit une expertise et désigné comme expert M. D ;
- le rapport d'expertise de M. D déposé au greffe du tribunal le 6 septembre 2016 ;
- l'ordonnance du 21 septembre 2015 fixant à 6 000 euros le montant de l'allocation provisionnelle accordée à l'expert ;
- l'ordonnance du 14 octobre 2016 par laquelle le président du tribunal administratif de Nice a taxé les frais et honoraires de l'expertise réalisée par M. D à la somme de 7 673,40 euros et les a mis à la charge de Mme B.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Duroux, première conseillère ;
- les conclusions de Mme Moutry, rapporteure publique ;
- et les observations de Me Fiorentino, représentant la commune de Cagnes-sur-Mer.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B et M. A sont propriétaires de trois parcelles castrées AC n° 19, n° 81 et n° 83 situées au n° 49 chemin de Caucours à Cagnes-sur-Mer. Ils soutiennent qu'en raison de fortes intempéries intervenues en novembre 2011, le ruissellement des eaux pluviales provenant des voies routières situées en amont a endommagé leurs parcelles. Par ordonnance du 14 avril 2015, le juge des référés du tribunal administratif de Nice a désigné un expert qui a rendu son rapport le 6 septembre 2016. Puis par courrier du 15 décembre 2020, envoyé le 18 décembre suivant, Mme B et M. A ont présenté une demande préalable indemnitaire auprès de la commune de Cagnes-sur-Mer et de la métropole Nice Côte d'Azur qui a été implicitement rejetée. Par la présente requête, Mme B et M. A demandent au tribunal de condamner la commune de Cagnes-sur-Mer et la métropole Nice Côte d'Azur à leur verser la somme de 76 931 euros en réparation de leurs préjudices, à réaliser les travaux de reprises des eaux de pluie nécessaires à la résolution définitive des désordres et de réserver le coût de la remise en état des parcelles après la réalisation des travaux.
Sur la mise hors de cause de la commune de Cagnes-sur-Mer :
2. Aux termes de l'article L. 5211-5 du code général des collectivités territoriales : " () III. () L'établissement public de coopération intercommunale est substitué de plein droit, à la date du transfert des compétences, aux communes qui le créent dans toutes leurs délibérations et tous leurs actes () ". Aux termes de l'article L. 5217-2 du code général des collectivités territoriales : " I. - La métropole exerce de plein droit, en lieu et place des communes membres, les compétences suivantes : / () / 5° En matière de gestion des services d'intérêt collectif : / a) Assainissement des eaux usées, dans les conditions prévues à l'article L. 2224-8, gestion des eaux pluviales urbaines au sens de l'article L. 2226-1 et eau ; /() ". Aux termes de l'article L. 5217-5 du même code : " () La métropole est substituée de plein droit, pour l'exercice des compétences transférées, aux communes membres et à l'établissement public de coopération intercommunale transformé en application de l'article L. 5217-4, dans l'ensemble des droits et obligations attachés aux biens mis à disposition en application du premier alinéa du présent article et transférés à la métropole en application du présent article ainsi que, pour l'exercice de ces compétences sur le territoire métropolitain, dans toutes leurs délibérations et tous leurs actes. () ".
3. Il résulte de ces dispositions que le transfert de compétences à une métropole implique le transfert des biens, équipements et services nécessaires à l'exercice de ces compétences, ainsi que les droits et obligations qui leur sont attachés y compris lorsque ces obligations trouvent leur origine dans un événement antérieur au transfert. En application du I de l'article L. 5217-2 du code général des collectivités territoriales précité, la métropole Nice Côte d'Azur, à laquelle la commune de Cagnes-sur-Mer est membre, exerce au lieu et place des communes la compétence en matière de gestion des eaux pluviales urbaines. Il s'ensuit, ainsi que le fait valoir la commune de Cagnes-sur-Mer, que seule la responsabilité de la métropole Nice Côte d'Azur saurait être recherchée par les requérants au titre des dommages de travaux publics. Dès lors, la commune de Cagnes-sur-Mer est fondée à demander à être mise hors de cause.
Sur les conclusions indemnitaires :
En ce qui concerne la responsabilité de la métropole Nice Côte d'Azur :
4. Le maître d'ouvrage est responsable, même en l'absence de faute, des dommages que les ouvrages publics dont il a la garde peuvent causer aux tiers tant en raison de leur existence que de leur fonctionnement. Il ne peut dégager sa responsabilité que s'il établit que ces dommages, qui doivent revêtir un caractère anormal et spécial pour ouvrir droit à réparation, résultent de la faute de la victime ou d'un cas de force majeure.
5. Il résulte de l'instruction, en particulier du rapport d'expertise ordonné par le juge des référés et de la fiche de synthèse établie le 28 novembre 2011 par la direction assainissement, hydraulique et pluvial de la commune de Cagnes-sur-Mer, qu'à la suite d'intempéries survenues le 6 novembre 2011, le talus et la dalle en béton situés sur la parcelle AC n° 19 en limite basse et en contrehaut du chemin des Caucours et du chemin Van Wijk, ont été en partie détruits. Il y a donc lieu de considérer que la matérialité des désordres, qui présentent un caractère anormal et spécial, est établie.
6. Il résulte également du rapport d'expertise que le talus présente des signes de ravinement qui ont occasionné l'affouillement de la dalle en béton situé au niveau du terre-plein supérieur. L'expert précise que l'origine de ces désordres est liée, notamment, à l'absence de bordures ou de fossés, sur le chemin de Caucours et le chemin Van Wijk, susceptibles de guider les eaux pluviales provenant des fonds supérieurs, lesquelles transitent par la voirie et se déversent sur la parcelle AC n°19. Par ailleurs, si des ouvrages de types avaloirs, exutoires et canalisations par buses sont installés en partie avale de la parcelle AC n° 19, ceux-ci sont, selon l'expert, sous-dimensionnés et participent ainsi au débordement des eaux pluviales sur la parcelle concernée. En outre, une canalisation enterrée qui traverse la chaussée déverse également les eaux récoltées sur le chemin de Caucours sur la parcelle AC n° 19. Dans ces conditions, le lien de causalité entre le ruissellement des eaux pluviales et les désordres subis sur la parcelle AC n° 19 doit être considéré comme établi. Par suite, les requérants sont fondés, en leur qualité de tiers, à rechercher la responsabilité de la métropole Nice Côte d'Azur pour dommages de travaux publics.
7. Si la métropole se prévaut de la déclivité des parcelles, de la géologie des terres, de la progression continue de l'imperméabilisation des sols en amont, identifiées par l'expert comme les autres causes à l'origine des dommages, ainsi que de l'état de défrichement de la parcelle AC n° 19, ces circonstances ne présentent ni le caractère de force majeure ni de faute des victimes de nature à exonérer la métropole de sa responsabilité.
8. Toutefois, il résulte de l'instruction, en particulier du rapport d'expertise et de la fiche de synthèse des services de la commune de Cagnes-sur-Mer du 28 novembre 2011, qu'à l'occasion de travaux réalisés au droit de la parcelle AC n° 83, M. A a modifié la taille du caniveau en le réduisant, sans autorisation préalable, empêchant l'évacuation normale des eaux pluviales lors des intempéries du 6 novembre 2011. Dans ces circonstances, les requérants ont commis une faute de nature à exonérer partiellement la métropole de sa responsabilité à hauteur de 30 %, l'expert retenant que l'origine des désordres provient principalement de l'absence de bordures et d'ouvrages publics sous-dimensionnés.
En ce qui concerne l'exception de prescription quadriennale :
9. Aux termes de l'article 1 de la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l'Etat, les départements, les communes et les établissements publics : " Sont prescrites, au profit de l'Etat, des départements et des communes, sans préjudice des déchéances particulières édictées par la loi, et sous réserve des dispositions de la présente loi, toutes créances qui n'ont pas été payées dans un délai de quatre ans à partir du premier jour de l'année suivant celle au cours de laquelle les droits ont été acquis () ". Aux termes de l'article 2 de cette même loi : " La prescription est interrompue par : / Toute demande de paiement ou toute réclamation écrite adressée par un créancier à l'autorité administrative, dès lors que la demande ou la réclamation a trait au fait générateur, à l'existence, au montant ou au paiement de la créance, alors même que l'administration saisie n'est pas celle qui aura finalement la charge du règlement. / Tout recours formé devant une juridiction, relatif au fait générateur, à l'existence, au montant ou au paiement de la créance, quel que soit l'auteur du recours et même si la juridiction saisie est incompétente pour en connaître, et si l'administration qui aura finalement la charge du règlement n'est pas partie à l'instance ; / Toute communication écrite d'une administration intéressée, même si cette communication n'a pas été faite directement au créancier qui s'en prévaut, dès lors que cette communication a trait au fait générateur, à l'existence, au montant ou au paiement de la créance ; / Toute émission de moyen de règlement, même si ce règlement ne couvre qu'une partie de la créance ou si le créancier n'a pas été exactement désigné. / Un nouveau délai de quatre ans court à compter du premier jour de l'année suivant celle au cours de laquelle a eu lieu l'interruption. Toutefois, si l'interruption résulte d'un recours juridictionnel, le nouveau délai court à partir du premier jour de l'année suivant celle au cours de laquelle la décision est passée en force de chose jugée ".
10. En l'espèce, il résulte de l'instruction que les requérants ont eu connaissance de l'étendue et de l'origine des désordres subis sur leurs parcelles à la suite des intempéries de novembre 2011 par le rapport d'expertise du 12 juillet 2012 diligenté par la compagnie d'assurance de Mme B. Le délai de prescription a ensuite été interrompu par l'ordonnance de référé expertise du 14 avril 2015 puis par le dépôt du rapport d'expertise le 6 septembre 2016 et enfin par l'envoi de la réclamation préalable indemnitaire à la commune et à la métropole, le 18 décembre 2020. Le délai quadriennal a donc commencé à courir à compter du 1er janvier 2021. Dès lors, à la date de l'enregistrement de la requête, le 24 février 2021, la prescription quadriennale n'était pas acquise. Par suite, l'exception de prescription quadriennale opposée par la métropole Nice Côte d'azur doit être écartée.
En ce qui concerne les préjudices :
11. Il résulte du rapport d'expertise que plusieurs solutions sont envisageables pour remédier aux désordres et procéder à la sécurisation du talus. Dès lors que la technique de clouage associé à un béton projeté paraît la plus optimale en matière de sécurité, laquelle est évaluée à la somme de 66 000 euros et qu'une étude géologique, estimée en moyenne à 3 000 euros, est nécessaire avant toute intervention, il sera fait une juste appréciation en évaluant ce chef préjudice à la somme de 69 000 euros, qu'il convient de ramener à 48 300 euros compte tenu du partage de responsabilité retenu au point 8 du présent jugement.
12. En revanche, dès lors que les travaux de remise en état du caniveau au droit de la parcelle AC n° 83 dans sa configuration initiale ne visent pas à réparer un désordre subi par les requérants sur leur parcelle, ces derniers ne sont pas fondés à réclamer une indemnisation à ce titre.
13. Par ailleurs, si les requérants invoquent un préjudice lié au coût de la remise en état des parcelles après la réalisation des travaux, ils n'établissent pas la réalité de ce préjudice dès lors que les désordres invoqués ne concernent que la destruction du talus et de la dalle en béton.
14. Il résulte de tout ce qui précède que la métropole Nice Côte d'Azur est condamnée à verser à Mme B et M. A la somme totale de 48 300 euros.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
15. Lorsque le juge administratif condamne une personne publique responsable de dommages qui trouvent leur origine dans l'exécution de travaux publics ou dans l'existence ou le fonctionnement d'un ouvrage public, il peut, saisi de conclusions en ce sens, s'il constate qu'un dommage perdure à la date à laquelle il statue du fait de la faute que commet, en s'abstenant de prendre les mesures de nature à y mettre fin ou à en pallier les effets, la personne publique, enjoindre à celle-ci de prendre de telles mesures. Pour apprécier si la personne publique commet, par son abstention, une faute, il lui incombe, en prenant en compte l'ensemble des circonstances de fait à la date de sa décision, de vérifier d'abord si la persistance du dommage trouve son origine non dans la seule réalisation de travaux ou la seule existence d'un ouvrage, mais dans l'exécution défectueuse des travaux ou dans un défaut ou un fonctionnement anormal de l'ouvrage et, si tel est le cas, de s'assurer qu'aucun motif d'intérêt général, qui peut tenir au coût manifestement disproportionné des mesures à prendre par rapport au préjudice subi, ou aucun droit de tiers ne justifie l'abstention de la personne publique. En l'absence de toute abstention fautive de la personne publique, le juge ne peut faire droit à une demande d'injonction, mais il peut décider que l'administration aura le choix entre le versement d'une indemnité dont il fixe le montant et la réalisation de mesures dont il définit la nature et les délais d'exécution.
16. Il résulte des termes du rapport d'expertise que le montant des travaux de réalisation d'un réseau d'évacuation des eaux pluviales pour mettre fin aux désordres est évalué par la métropole à la somme de 500 000 euros. Or, ce coût est manifestement disproportionné par rapport aux préjudices subis par les requérants sur la seule parcelle AC n°19, laquelle est située dans un espace boisé classé et donc non constructible. Dans ces conditions, les conclusions à fin d'injonction présentées par les requérants ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les intérêts :
17. La somme que doit verser la métropole Nice Côte d'Azur aux requérants sera assortie des intérêts au taux légal à compter de la date d'enregistrement de la requête, à défaut d'élément permettant de déterminer la date de réception la demande préalable indemnitaire à la métropole, soit le 24 février 2021.
Sur les frais d'expertise :
18. En l'application de l'article R. 761-1 du code de justice administrative, les frais de l'expertise ordonnée par l'ordonnance du 14 avril 2015 susvisée, liquidés et taxés à la somme de 7 673,40 euros par ordonnance du 14 octobre 2016, doivent être mis à la charge de la métropole Nice Côte d'Azur.
Sur les frais liés au litige :
19. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la métropole Nice Côte d'Azur la somme globale de 1 000 euros à verser à Mme B et M. A au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
20. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge des requérants, qui ne sont pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la métropole Nice Côte d'Azur demande au titre des frais non compris dans dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge des requérants la somme que demande la commune de Cagnes-sur-Mer au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La commune de Cagnes-sur-Mer est mise hors de cause.
Article 2 : La métropole Nice Côte d'Azur est condamnée à verser à Mme B et M. A la somme totale de 48 300 euros.
Article 3 : La somme de 48 300 euros que la métropole Nice Côte d'Azur est condamnée à verser à Mme B et M. A par l'article 2 du présent jugement portera intérêts au taux légal à compter du 24 février 2021.
Article 4 : Les frais d'expertise, taxés et liquidés à la somme de 7 673,40 euros sont mis à la charge de la métropole Nice Côte d'Azur.
Article 5 : La métropole Nice Côte d'Azur versera à Mme B et à M. A la somme globale de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 6 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 7 : Le présent jugement sera notifié à Mme E B, à M. C A, à métropole Nice Côte d'Azur et à la commune de Cagnes-sur-Mer.
Copie sera transmise à l'expert M. D F.
Délibéré après l'audience du 9 avril 2024, à laquelle siégeaient :
M. Pascal, président,
Mme Duroux, première conseillère,
Mme Chaumont, première conseillère,
assistés de Mme Bianchi, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 avril 2024.
La rapporteure,
signé
G. DUROUX
Le président,
signé
F. PASCALLa greffière,
signé
L. BIANCHI
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef
Ou par délégation, le greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026