vendredi 16 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2101064 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | Magistrat M. FAY |
| Avocat requérant | DESFARGES PIERRE-HENRY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée 25 février 2021, Mme C B, représentée par Me Pierre-Henry Desfarges, avocat au Barreau de Strasbourg, demande au tribunal :
* d'annuler la décision implicite par laquelle la caisse d'allocations familiales des Alpes-Maritimes a rejeté le recours administratif formé à l'encontre de la décision en date du 11 février 2020 lui notifiant un indu d'allocation de logement sociale référencée IN4 001 d'un montant de 354,00 euros pour la période du 1er janvier au 31 décembre 2019 ;
* de la décharger du paiement de la somme de 354,00 euros ;
* de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Mme B soutient ;
* au titre de la légalité externe que :
* elle a été privée des garanties de la collégialité et que ses droits à se défendre ont été violés ;
* l'auteur de la décision attaquée est incompétent ;
* en l'absence de manœuvre frauduleuse ou de fausse déclaration, l'action en recouvrement est prescrite ;
* la décision attaquée est entachée de défaut de production du décompte de la créance et d'assermentation de l'agent chargé du contrôle ;
* au titre de la légalité interne, que l'intention frauduleuse n'est pas démontrée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 juillet 2021, la caisse d'allocations familiales des Alpes-Maritimes conclut au non-lieu à statuer, l'indu ayant été régularisé le 27 mai 2020.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
* le code de la construction et de l'habitation ;
* le code de la sécurité sociale ;
* le code de justice administrative.
Vu la décision du bureau d'aide juridictionnelle du Tribunal judiciaire de Nice en date du 26 novembre 2020 admettant Mme B au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale ;
Vu, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative, la décision par laquelle le président du tribunal a désigné M. A pour statuer sur les litiges visés audit article.
Le rapporteur public ayant été dispensé, sur sa proposition, de conclure dans cette affaire en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique le rapport de M. Faÿ, magistrat désigné, les parties n'étant ni présentes ni représentées.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Le 11 février 2020, la caisse d'allocations familiales des Alpes-Maritimes a notifié à Mme B un indu d'allocation de logement sociale, référencé 1N4 001, d'un montant de 354,00 euros pour la période allant du 1er janvier au 31 décembre 2019. Le 19 juin 2020, la requérante a saisi la commission de recours amiable d'une contestation dudit indu. En l'absence de suite donnée à cette saisine, Mme B demande au tribunal d'annuler la décision implicite de rejet de son recours administratif préalable.
2. En défense, la caisse d'allocations familiales des Alpes-Maritimes fait valoir, sans être contestée, qu'antérieurement au courrier de saisine de la commission de recours amiable elle a procédé à la révision des droits de Mme B et, le 27 mai 2020, à l'annulation de la créance référencée IN4 001 d'un montant de 354,00 euros. Il s'ensuit que les conclusions aux fins d'annulation de la décision implicite de rejet du recours amiable introduit le 19 juin 2020 et de décharge de la somme de 354,00 euros sont devenues sans objet. Il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de Mme B.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme C B, à Me Pierre-Henry Desfarges et à la caisse d'allocations familiales des Alpes-Maritimes.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 décembre 2022.
Le magistrat désigné,
signé
D. ALe greffier,
signé
D.CREMIEUX
La République mande et ordonne au ministre des solidarités et de la santé, en ce qui le concerne, ou à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026