mardi 21 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2101145 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | Magistrat Mme POUGET |
| Avocat requérant | CHADAM-COULLAUD |
Vu les pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de la construction et de l'habitat ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi N° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n°2019-1323 du 10 décembre 2019 ;
- le code de justice administrative.
La présidente a dispensé la rapporteure-publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Pouget, présidente ;
- et les observations de Me Chadam-Coullaud, représentant Mme C ;
- Mme B, représentant le département des Alpes-Maritimes.
La clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
Sur la jonction :
1. Les requêtes susvisées ont fait l'objet d'une instruction commune et présentent à juger des questions semblables. Il y a lieu, dès lors, de les joindre pour statuer par un même jugement.
Sur la demande de mise hors de cause du département des Alpes-Maritimes :
2. Il résulte de l'instruction que le présent litige porte notamment sur un indu d'allocation logement sociale, un indu de prime exceptionnelle de fin d'année ainsi que sur les retenues effectuées par la CAFAM en recouvrement de l'indu de RSA. De ces indus relevant de la compétence de l'Etat et la contestation des retenues de celle de la CAFAM, le département des Alpes-Maritimes est fondé à demander sa mise hors de cause relativement à ces parties du litige. Il y a lieu, en conséquence, d'y faire droit.
Sur les conclusions dirigées contre l'indu de revenu de solidarité active :
3. Mme C a bénéficié du revenu de solidarité active (RSA) à partir du mois de mai 2013. Après un contrôle de sa situation ayant révélé l'existence de ressources non déclarées ayant conduit à la prise en compte de ces dernières, la caisse d'allocations familiales des Alpes-Maritimes a notifié à cette dernière un indu d'un montant de 16 746,48 euros correspondant à un trop-perçu de RSA au titre de la période allant de septembre 2017 à septembre 2020, par une décision du 4 décembre dont Mme C demande l'annulation.
4. En premier lieu, aux termes du premier alinéa de l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles : " Toute réclamation dirigée contre une décision relative au revenu de solidarité active fait l'objet, préalablement à l'exercice d'un recours contentieux, d'un recours administratif auprès du président du conseil départemental () ". L'institution par ces dispositions d'un recours administratif, préalable obligatoire à la saisine du juge, a pour effet de laisser à l'autorité compétente pour en connaître le soin d'arrêter définitivement la position de l'administration. Il s'ensuit que la décision prise à la suite du recours administratif se substitue en principe à la décision initiale, et qu'elle est seule susceptible d'être déférée au juge.
5. S'il est saisi de conclusions tendant à l'annulation d'une décision qui ne peut donner lieu à un recours devant le juge de l'excès de pouvoir qu'après l'exercice d'un recours administratif préalable et si le requérant indique, de sa propre initiative ou le cas échéant à la demande du juge, avoir exercé ce recours et, le cas échéant après que le juge l'y a invité, produit la preuve de l'exercice de ce recours ainsi que, s'il en a été pris une, la décision à laquelle il a donné lieu, le juge de l'excès de pouvoir doit regarder les conclusions dirigées formellement contre la décision initiale comme tendant à l'annulation de la décision, née de l'exercice du recours, qui s'y est substituée.
6. Mme C a exercé un recours à l'encontre de la décision du 4 décembre 2020 dont elle demande formellement l'annulation et produit la décision du 21 janvier 2021, antérieure à l'introduction de sa requête, par laquelle le président du conseil départemental des Alpes-Maritimes a rejeté son recours préalable. Dans ces conditions, elle doit être regardée comme demandant l'annulation de la décision du 21 janvier 2021 qui s'est substituée à celle du 4 décembre 2020.
7. Aux termes de l'article L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles : " Toute personne résidant en France de manière stable et effective, dont le foyer dispose de ressources inférieures à un montant forfaitaire, a droit au revenu de solidarité active dans les conditions définies au présent chapitre. Le revenu de solidarité active est une allocation qui porte les ressources du foyer au niveau du montant forfaitaire. () ". Aux termes de l'article L. 262-3 : R.262-6 dudit code : " Les ressources prises en compte pour la détermination du montant du revenu de solidarité active comprennent, (), l'ensemble des ressources, de quelque nature qu'elles soient, de toutes les personnes composant le foyer, et notamment les avantages en nature ainsi que les revenus procurés par des biens mobiliers et immobiliers et par des capitaux ". Aux termes de l'article R.262-37 du même code : " Le bénéficiaire de l'allocation de revenu de solidarité active est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation toutes informations relatives à sa résidence, à sa situation de famille, aux activités, aux ressources et aux biens des membres du foyer ; il doit faire connaître à cet organisme tout changement intervenu dans l'un ou l'autre de ces éléments ". Et Aux termes de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, dans sa rédaction applicable au litige : " Tout paiement indu de revenu de solidarité active est récupéré par l'organisme chargé du service de celui-ci ainsi que, dans les conditions définies au présent article, par les collectivités débitrices du revenu de solidarité active. () ".
8. Lorsque le recours dont il est saisi est dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d'un indu de revenu de solidarité active, il entre dans l'office du juge d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d'indu. Il lui appartient, s'il y a lieu, d'annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l'exercice de son office, de régler le litige.
9. Il résulte de ce qui a été dit au point 6 que la requérante ne peut utilement invoquer ni l'incompétence du signataire de la décision du 4 décembre 2020 ni le défaut de motivation ni le vice de procédure entachant cette décision à laquelle s'est substituée la décision du 21 janvier 2021.
10. Il résulte de l'instruction, notamment du rapport d'enquête établi par un agent assermenté de la CAFAM, que Mme C a perçu entre le mois de juin 2017 et le mois d'août 2020 deux rentes accidents de travail versées par la CPAM du Bas-Rhin, qu'elle n'a pas déclarées, et que diverses sommes ont été portées au crédit de son compte par virements d'espèces. Mme C, qui perçoit le RSA depuis 2013 ne pouvait ignorer l'obligation de déclarer les rentes accidents de travail qu'elle a perçues pendant plus de trois années consécutives alors même que ces sommes ne seraient pas imposables. Par ailleurs, si l'intéressée soutient que les dépôts d'espèces sur un de ses comptes en banque ne sont pas des sommes d'origine indéterminée dès lors qu'elles proviennent de prélèvements sur un autre compte bancaire, il ressort du rapport de contrôle établi par un agent assermenté de la CAF qu'aucune correspondance n'a pu être établie entre les mouvements opérés sur ses comptes bancaires. Dès lors, c'est à bon droit que la caisse a considéré que les omissions de déclaration en litige devaient être regardées comme de fausses déclarations caractérisant une fraude et qu'elle a notifié à Mme C un indu de RSA d'un montant initial de 16 746,48 euros résultant de la prise en compte des ressources non déclarées dans le calcul de ses droits.
11. Aux termes de l'article L. 262-45 du code de l'action sociale et des familles : " L'action en vue du paiement du revenu de solidarité active se prescrit par deux ans. Cette prescription est également applicable, sauf en cas de fraude ou de fausse déclaration, à l'action intentée par l'organisme chargé du service du revenu de solidarité active ou le département en recouvrement des sommes indûment payées. / La prescription est interrompue par une des causes prévues par le code civil. L'interruption de la prescription peut, en outre, résulter de l'envoi d'une lettre recommandée avec demande d'avis de réception, quels qu'en aient été les modes de délivrance ". Aux termes de l'article 2224 du code civil : " Les actions personnelles ou mobilières se prescrivent par cinq ans à compter du jour où le titulaire d'un droit a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant de l'exercer ".
12. Il résulte des dispositions citées au point 3 que l'existence d'une fraude ou de fausses déclarations fait obstacle à l'application de la prescription biennale au profit de la prescription quinquennale de droit commun. Par ailleurs, si le délai de prescription court à compter du paiement de la prestation, l'existence d'une fraude ou de fausses déclarations est de nature à reporter, à la date de découverte de celles-ci, le point de départ de la prescription de l'action en répétition de l'indu. La notion de manœuvre frauduleuse ou de fausse déclaration doit s'entendre comme visant les inexactitudes ou omissions délibérément commises par l'allocataire dans l'exercice de son obligation déclarative.
13. Ainsi qu'il a été dit précédemment, Mme C a effectué de manière répétée, pendant plus de trois ans, de fausses déclarations. Dans ces conditions, elle n'est pas fondée à se prévaloir de la prescription biennale de l'action en répétition de l'indu prévue par les dispositions précitées de l'article L. 262-45 du CASF.
Sur les conclusions dirigées contre l'indu de prime exceptionnelle de fin d'année :
14. Aux termes de l'article 3 du décret n°2019-1323 du 10 décembre 2019 portant attribution d'une aide exceptionnelle de fin d'année aux bénéficiaires du revenu de solidarité active : " Une aide exceptionnelle est attribuée aux allocataires du revenu de solidarité active qui ont droit à cette allocation au titre du mois de novembre 2019 ou, à défaut, du mois de décembre 2019, sous réserve que le montant dû au titre de ces périodes ne soit pas nul et à condition que les ressources du foyer, appréciées selon les dispositions prises en vertu de l'article L. 262-3 du code de l'action sociale et des familles, n'excèdent pas le montant forfaitaire mentionné à l'article L. 262-2 du même code. Une seule aide est due par foyer ". Aux termes de l'article 6 du même décret : " Tout paiement indu d'une aide exceptionnelle attribuée en application du présent décret est récupéré pour le compte de l'Etat par l'organisme chargé du service de celle-ci. La dette correspondante peut être remise ou réduite par cet organisme dans les conditions applicables au recouvrement des indus de l'allocation au titre de laquelle l'aide exceptionnelle a été perçue ". En application de ces dispositions, l'attribution de la prime exceptionnelle de fin d'année est subordonnée à l'éligibilité au revenu de solidarité active au titre du mois de novembre ou décembre de l'année considérée.
15. Ainsi qu'il a été dit précédemment, la requérante n'était pas éligible au RSA durant les mois de novembre et décembre 2019. Par suite, elle n'est pas fondée à contester l'indu de prime exceptionnelle de fin d'année en litige.
Sur les conclusions dirigées contre l'indu d'allocation de logement social :
16. Il résulte de l'instruction et n'est pas contesté par la requérante que, postérieurement à l'introduction de la requête, la CAFAM a renoncé à cet indu et a régularisé la situation de M. C. Dès lors, il n'y a pas lieu de statuer sur cette demande.
17. D'autre part, la requérante demande le remboursement des sommes retenues au titre de ladite prestation. Toutefois, par les pièces versées au dossier, elle n'apporte pas assez d'éléments permettant au juge d'apprécier ses allégations. Dans ces conditions sa demande ne peut qu'être rejetée.
Sur la demande d'annulation des retenues :
18. Aux termes de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles applicable au litige : " Tout paiement indu de revenu de solidarité active est récupéré par l'organisme chargé du service de celui-ci ainsi que, dans les conditions définies au présent article, par les collectivités débitrices du revenu de solidarité active. / Toute réclamation dirigée contre une décision de récupération de l'indu, le dépôt d'une demande de remise ou de réduction de créance ainsi que les recours administratifs et contentieux, y compris en appel, contre les décisions prises sur ces réclamations et demandes ont un caractère suspensif. / Sauf si le bénéficiaire opte pour le remboursement de l'indu en une seule fois, l'organisme mentionné au premier alinéa procède au recouvrement de tout paiement indu de revenu de solidarité active par retenues sur les montants à échoir. () ".
19. Il résulte de l'instruction que les retenues contestées par Mme C ont été opérées par la CAFAM préalablement à l'introduction des présentes requêtes. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit être écarté.
Sur les conclusions tendant à l'octroi d'une remise totale de l'indu du RSA et de prime exceptionnelle de fin d'année :
20. Aux termes de l'article L. 262-46 du code de l'action social et des familles : " Tout paiement indu de revenu de solidarité active est récupéré par l'organisme chargé du service de celui-ci ainsi que, dans les conditions définies au présent article, par les collectivités débitrices du revenu de solidarité active. () La créance peut être remise ou réduite par le président du conseil départemental ou l'organisme chargé du service du revenu de solidarité active pour le compte de l'Etat, en cas de bonne foi ou de précarité de la situation du débiteur, sauf si cette créance résulte d'une manœuvre frauduleuse ou d'une fausse déclaration. () ". Il résulte des dispositions de ce dernier texte qu'un allocataire ne peut bénéficier d'une remise gracieuse de la dette résultant d'un paiement indu d'allocations que s'il remplit les conditions, cumulatives, de bonne foi et de précarité.
21. Il appartient au tribunal administratif, saisi d'une demande dirigée contre une décision refusant ou ne faisant que partiellement droit à une demande gracieuse de remise ou de réduction d'indu, non seulement d'apprécier la légalité de cette décision, mais aussi de se prononcer lui-même sur la demande en recherchant si, au regard des circonstances de fait existant à la date de sa propre décision, la situation de précarité du débiteur et sa bonne foi justifient que lui soit accordée une remise totale ou partielle de cet indu. Pour l'examen de ces deux dernières conditions, le juge est ainsi conduit à substituer sa propre appréciation à celle de l'administration. Par ailleurs, il résulte de la combinaison des dispositions précitées que si le président du conseil général a la faculté de procéder à la remise ou à la réduction de la dette de l'allocataire en cas de précarité financière du débiteur de bonne foi d'un trop-perçu de revenu de solidarité active, cette faculté ne peut s'exercer dans le cas où l'indu est imputable à une manœuvre frauduleuse ou à une fausse déclaration. Au nombre des fausses déclarations figurent les inexactitudes ou omissions délibérément commises par l'allocataire dans l'exercice de son obligation déclarative de l'ensemble des ressources de toutes les personnes composant le foyer.
22. Ainsi qu'il a été dit précédemment, l'intéressée a sciemment omis de déclarer l'intégralité de ses ressources. Ces omissions doivent être regardées comme de fausses déclarations faisant obstacle, en vertu de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles précité, à toute remise ou réduction d'indu. Par suite, Mme C n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que le département des Alpes-Maritimes a refusé de faire droit à sa demande de remise de dette et à solliciter une remise totale ou partielle de la somme de ses dettes.
23. Il résulte de tout ce qui précède que les requêtes de Mme C ne sont pas fondées et doivent être rejetées dans toutes leurs conclusions, y compris les demandes présentées au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E:
Article 1er : Le département des Alpes-Maritimes est mis hors de cause pour la partie du litige concernant l'allocation de logement sociale, la prime exceptionnelle de fin d'année et les retenues opérées par la caisse d'allocations familiales des Alpes-Maritimes.
Article 2 : Il n'y a pas lieu à statuer sur les conclusions de la requête dirigées contre l'indu d'allocation de logement sociale.
Article 3 : Le surplus des conclusions des requêtes de Mme C est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme D C et au département des Alpes-Maritimes.
Copie en sera adressée au directeur général de la caisse d'allocations familiales des Alpes-Maritimes et au préfet des Alpes-Maritimes.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 mars 2023.
La présidente,
signé
Marianne Pouget Le greffier,
signé
Christiane Albu
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Ou par délégation le greffier.
N°s 2101608- 2101145
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026