jeudi 1 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2101371 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | SELARL G.PALOUX- E.MUNDET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 13 mars 2021 et 8 novembre 2022, M. B A, représenté par Me Mundet, doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) de prononcer la décharge de l'obligation de payer résultant de deux saisies administratives à tiers détenteur émises à son encontre le 18 novembre 2020 en tant qu'elles tendent au recouvrement de la somme de 2 469,71 euros, correspondant à des cotisations d'impôt sur le revenu au titre de l'année 2012 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient, dans le dernier état de ses écritures, que :
- l'action en recouvrement était prescrite à la date d'émission des saisies administratives à tiers détenteur en litige ;
- il n'a pas eu connaissance des actes interruptifs de prescription dont se prévaut l'administration fiscale, à qui il incombe de prouver leur notification régulière ;
- le dégrèvement d'un montant de 2 240 euros lui ayant été accordé n'a pas été pris en compte.
Par un mémoire en défense enregistré le 7 avril 2021, le directeur départemental des finances publiques des Alpes-Maritimes conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés dans la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Bergantz, rapporteure ;
- les conclusions de Mme Perez, rapporteure publique ;
- et les observations de Me Mundet, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A a été assujetti à des cotisations d'impôt sur le revenu au titre de l'année 2012, mises en recouvrement le 31 août 2013. Le 18 novembre 2020, l'administration fiscale a émis deux saisies administratives à tiers détenteur auprès de la Société Générale et de la Financière des paiements électroniques, portant notamment sur le recouvrement de cette créance, d'un montant de 2 469,71 euros restant à charge. M. A doit être regardé comme demandant au tribunal de prononcer la décharge de l'obligation de payer cette somme.
Sur les conclusions tendant à la décharge de l'obligation de payer :
2. Aux termes de l'article L. 274 du livre des procédures fiscales, dans sa rédaction applicable au litige : " Les comptables publics des administrations fiscales qui n'ont fait aucune poursuite contre un redevable pendant quatre années consécutives à compter du jour de la mise en recouvrement du rôle ou de l'envoi de l'avis de mise en recouvrement sont déchus de tous droits et de toute action contre ce redevable. () " Aux termes du 3. de l'article L. 257-0 A du livre des procédures fiscales, dans sa rédaction applicable au litige : " La mise en demeure de payer interrompt la prescription de l'action en recouvrement. "
3. L'administration fiscale soutient avoir notifié à M. A quatre mises en demeure de payer les 1er décembre 2012, 12 avril 2014, 11 février 2017 et 26 mars 2019. Toutefois, en se bornant à faire valoir que les plis contenant ces actes de poursuite, que le requérant conteste avoir reçu, auraient été adressés par lettre simple, possibilité qui lui été offerte, elle n'établit pas leur notification régulière. Ces actes ne peuvent ainsi être regardés comme ayant interrompu la prescription de l'action en recouvrement qui courrait à compter du 31 août 2013, jour de la mise en recouvrement du rôle, et expirait donc le 31 août 2017. Il s'ensuit que M. A est fondé à soutenir qu'à la date des saisies administratives à tiers détenteur du 18 novembre 2020, l'administration fiscale était déchue de ses droits à son encontre. Par suite, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, il y a lieu de décharger M. A de l'obligation de payer la somme de 2 469,71 euros dont ces actes de poursuite poursuivent le recouvrement.
Sur les frais liés au litige :
4. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre une somme de 1 000 euros à la charge de l'Etat en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : M. A est déchargé de l'obligation de payer la somme de 2 469,71 euros correspondant à des cotisations d'impôt sur le revenu auxquelles il a été assujetti au titre de l'année 2012 résultant des saisies administratives à tiers détenteur en date du 18 novembre 2020.
Article 2 : L'Etat versera une somme de 1 000 euros à M. A en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au directeur départemental des finances publiques des Alpes-Maritimes.
Délibéré après l'audience du 11 janvier 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Chevalier-Aubert, présidente,
Mme Kolf, conseillère,
Mme Bergantz, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er février 2024
La rapporteure,
signé
A. Bergantz
La présidente,
signé
V. Chevalier-AubertLa greffière,
signé
C. Martin
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
ou par délégation la greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
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01/06/2026
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01/06/2026