mercredi 27 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nice |
| Section | Tribunal Administratif de Nice |
| N° Dossier | TA06-2101543 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | VIOLETTE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 17 mars 2021 et 18 mars 2022, Mme A B, représentée par Me Tora, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 1er février 2021 par laquelle le directeur général du centre hospitalier universitaire de Nice a refusé de lui verser une indemnité de 30 000 euros ;
2°) d'annuler la décision du 1er février 2021 par laquelle le directeur général du centre hospitalier universitaire de Nice a refusé de retirer de son dossier administratif son entretien professionnel et sa notation de l'année 2019 ;
3°) de condamner le centre hospitalier universitaire de Nice à lui payer une indemnité de 30 000 euros en réparation de son préjudice de carrière et moral ;
4°) d'enjoindre au centre hospitalier universitaire de Nice de retirer de son dossier administratif l'entretien professionnel et sa notation de l'année 2019, sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard ;
5°) de mettre à la charge du centre hospitalier universitaire de Nice une somme de 4 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision du 17 novembre 2020 est illégale, s'agissant d'une mutation dans l'intérêt du service qui aurait dû être soumise à la commission administrative paritaire, qui aurait dû être précédée d'un droit d'accès à son dossier administratif, elle a été prise pour des raisons étrangères au service, il s'agit d'une sanction disciplinaire déguisée caractérisant un détournement de pouvoir ;
- cette mesure l'a conduite à une dépression réactionnelle ;
- il lui sera alloué une somme de 30 000 euros en réparation de son préjudice de carrière et moral ;
- l'entretien professionnel et sa notation pour l'année 2019 reposent sur une erreur manifeste d'appréciation, ils ont été pris pour des raisons étrangères au service et pour un motif disciplinaire, caractérisant un détournement de pouvoir, son envoi différé est illégal..
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 mars 2022, le centre hospitalier universitaire de Nice, représenté par Me Violette, conclut au rejet de la requête et à ce que Mme B lui verse une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les conclusions dirigées contre la décision du 1er février 2021 qui rejette sa demande indemnitaire sont vouées au rejet ;
- les conclusions dirigées contre la décision du 1er février 2021 qui rejette sa demande de retrait de son évaluation et sa notation 2019 sont tardives ;
- les autres moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 23 février 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 23 mars 2022.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 ;
- le décret n° 91-129 du 31 janvier 1991 ;
- le décret n° 2003-655 du 18 juillet 2003 ;
- le code de justice administrative ;
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Bonhomme, président-rapporteur,
- les conclusions de M. Beyls, rapporteur public,
- les observations de Me Tora, représentant Mme B, présente,
- et celles de Me Violette, représentant le CHU de Nice.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B a été recrutée par le centre hospitalier universitaire (CHU) de Nice en qualité de psychologue clinicienne contractuelle par contrat du 1er décembre 2010, régulièrement renouvelé. Elle a été titularisée le 1er septembre 2018. Elle était affectée à la direction des ressources humaines, s'occupait de recrutement puis de prévention des risques psychosociaux et de qualité de vie au travail. Le 23 août 2019, elle a reçu en entretien un agent de l'hôpital qui lui a rapporté avoir été victime d'agression sexuelle de la part d'un autre agent de l'hôpital et qui lui aurait demandé de garder le secret. Elle n'a pas informé sa hiérarchie de cet évènement. Son évaluation pour 2019 qui s'est tenue le 3 décembre 2019 en a tenu compte. Mme B a contesté cette évaluation et des entretiens se sont tenus à cet effet les 30 juillet et 22 octobre 2020. Le 17 novembre 2020, l'administration a décidé de changer l'affectation de l'intéressée au Pôle mère enfant. Par sa requête, Mme B demande au tribunal d'annuler la décision du 1er février 2021 par laquelle le directeur général du CHU de Nice a refusé de lui verser une indemnité de 30 000 euros ainsi que celle du 1er février 2021 par laquelle le directeur général du CHU de Nice a refusé de retirer de son dossier administratif son entretien professionnel et sa notation de l'année 2019, et de condamner le CHU de Nice à lui payer une indemnité de 30 000 euros en réparation de son préjudice de carrière et moral.
Sur la demande d'annulation de la décision du 1er février 2021 refusant de lui verser une indemnité de 30 000 euros :
2. La décision implicite ou expresse par laquelle l'administration rejette la réclamation préalable indemnitaire dont elle est saisie, qui a pour seul objet de lier le contentieux en application de l'article R. 421-1 du code de justice administrative, ne peut faire l'objet de conclusions distinctes tendant à son annulation. Il s'ensuit que le CHU de Nice est fondé à soutenir que les conclusions par lesquelles Mme B demande au tribunal d'annuler la décision de rejet de sa réclamation indemnitaire préalable ne peuvent qu'être rejetées.
Sur la demande d'annulation de la décision du 1er février 2021 concernant l'entretien professionnel et la notation de l'année 2019 :
3. Il est toujours loisible à la personne intéressée, sauf à ce que des dispositions spéciales en disposent autrement, de former à l'encontre d'une décision administrative un recours gracieux devant l'auteur de cet acte et de ne former un recours contentieux que lorsque le recours gracieux a été rejeté. L'exercice du recours gracieux n'ayant d'autre objet que d'inviter l'auteur de la décision à reconsidérer sa position, un recours contentieux consécutif au rejet d'un recours gracieux doit nécessairement être regardé comme étant dirigé, non pas tant contre le rejet du recours gracieux dont les vices propres ne peuvent être utilement contestés, que contre la décision initialement prise par l'autorité administrative. Il appartient, en conséquence, au juge administratif, s'il est saisi dans le délai de recours contentieux qui a recommencé de courir à compter de la notification du rejet du recours gracieux, de conclusions dirigées formellement contre le seul rejet du recours gracieux, d'interpréter les conclusions qui lui sont soumises comme étant aussi dirigées contre la décision administrative initiale.
4. En application du principe édicté au point précédent, il appartient au tribunal d'interpréter les conclusions qui lui ont été soumises dans le délai de recours contentieux comme étant dirigées aussi contre la décision initiale relative à son évaluation et à sa notation pour l'année 2019.
5. Aux termes de l'article 17 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, dans sa rédaction alors applicable, codifié aujourd'hui à l'article L. 521-1 du code général de la fonction publique : " Les notes et appréciations générales attribuées aux fonctionnaires et exprimant leur valeur professionnelle leur sont communiquées ". Aux termes du premier alinéa de l'article 65 de la loi du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière, dans sa rédaction alors applicable : " Le pouvoir de fixer les notes et appréciations générales exprimant la valeur professionnelle des fonctionnaires dans les conditions définies à l'article 17 du titre Ier du statut général est exercé par l'autorité investie du pouvoir de nomination, après avis du ou des supérieurs hiérarchiques directs. / () ".
6. En l'espèce, le compte-rendu de l'entretien professionnel tenu le 6 novembre 2019, qui exprime la valeur professionnelle de Mme B, rappelle notamment les faits marquants de l'année écoulée, les objectifs et mentionne que ces derniers ont été partiellement atteints, indique qu'au titre des compétences professionnelles de l'agent, celles concernant le savoir-faire sont maitrisées, voire expertes, que la compétence de rédaction et de mise en forme des notes cliniques, documents et/ou rapports relatifs à son domaine de compétence relève de la pratique courante, que la manière de servir est correcte ou bonne, que les objectifs individuels sont atteints. Il est souligné que deux points sont venus entacher la confiance de sa hiérarchie, soit un défaut de sollicitation de sa hiérarchie dans le cadre du dispositif Colombe avec de graves conséquences, et un positionnement au sein du secteur " qualité de vie au travail " et de l'équipe d'encadrement
" ressources humaines " est à revoir. Il ne ressort pas des pièces du dossier que l'autorité investie du pouvoir de nomination aurait entaché son évaluation de la valeur professionnelle de l'intéressée d'une erreur manifeste d'appréciation.
7. Il ne ressort pas des pièces du dossier que l'évaluation contestée pour l'année 2019 serait fondée sur des considérations étrangères au service.
8. L'évaluation contestée ne révèle pas l'intention d'infliger à l'intéressée une sanction déguisée. Le détournement de pouvoir allégué n'est ainsi pas établi.
9. Si la requérante soutient que l'envoi différé de sa notation est illégal au regard de la procédure d'évaluation en vigueur au CHU, ce moyen n'est pas assorti des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.
10. Il résulte de tout ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de son évaluation et de sa notation pour l'année 2019, ni la décision du 1er février 2021 rejetant son recours gracieux. Par suite, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir opposée par le CHU de Nice, les conclusions présentées en ce sens doivent être rejetées.
Sur les conclusions indemnitaires :
11. Toute illégalité d'une décision constitue une faute de nature à engager la responsabilité de la puissance publique. En l'espèce, la requérante invoque l'illégalité fautive de la décision du 17 novembre 2020. Par cette dernière, le directeur général du CHU de Nice a procédé à son changement d'affectation sur un poste de psychologue de classe normale à temps complet au pôle mère enfant.
12. En premier lieu, aux termes du I de l'article 21 de la loi du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière, dans sa rédaction alors applicable, devenu depuis l'article L. 263-4 du code général de la fonction publique : " La commission administrative paritaire examine les décisions individuelles mentionnées aux articles 37, 50-1, 62, 65, 82 et 88 ainsi que celles déterminées par décret en Conseil d'Etat ".
13. Ni les dispositions citées au point précédent, ni aucune autre disposition législative ou réglementaire applicable à la décision en litige n'impose à l'autorité administrative de consulter la commission administrative paritaire avant de procéder à la mutation d'un fonctionnaire titulaire d'un grade de la fonction publique hospitalière. Par suite, Mme B n'est pas fondée à soutenir que la décision du 17 novembre 2020 est illégale, au motif que s'agissant d'une mutation dans l'intérêt du service, elle aurait dû être soumise à la commission administrative paritaire.
14. En deuxième lieu, la requérante se plaint de n'avoir pu accéder à son dossier administratif préalablement à la décision du 17 novembre 2020. La procédure d'édiction de la décision de changement d'affectation prise à l'encontre de l'intéressée est entachée d'une irrégularité tenant à ce que l'intéressée n'a pas été préalablement mise à même de consulter son dossier administratif. Toutefois, lorsqu'un changement d'affectation a été décidé afin de mettre fin aux difficultés relationnelles rencontrées entre le fonctionnaire et sa hiérarchie et a pour objet de confier à l'intéressée des tâches qui correspondent à celles normalement dévolues à un agent de son grade, sans que ses responsabilités ne soient diminuées, celui-ci est justifié par l'intérêt du service. Or, il résulte de l'instruction, compte tenu notamment de l'intérêt du service qui s'attachait à changer l'affectation de Mme B au sein de l'établissement public, que cette décision aurait pu être légalement prise à l'issue d'une procédure régulière. Par suite, cette illégalité n'est pas de nature à ouvrir à la requérante un droit à une indemnité.
15. En troisième lieu, Mme B soutient que la décision en litige a été prise pour des raisons étrangères au service. Toutefois, il ressort des termes mêmes de la décision du 17 novembre 2020 litigieuse que le changement d'affectation a été pris au vu des postes vacants dans le corps de psychologue hospitalier au CHU de Nice, de l'intérêt du service et de l'intéressée. Il ne résulte pas de l'instruction que le changement de poste de Mme B, justifié par la nécessité de mettre un terme aux difficultés relationnelles de la requérante avec sa hiérarchie, ait été motivé par des considérations étrangères au service et que cette décision ne relèverait pas de l'exercice normal du pouvoir de direction.
16. En quatrième et dernier lieu, Mme B allègue qu'il s'agit d'une sanction disciplinaire déguisée caractérisant un détournement de pouvoir. Une mutation dans l'intérêt du service revêt le caractère d'une mesure disciplinaire déguisée lorsque la décision prise par l'administration révèle une volonté de sanctionner l'agent concerné et entraîne une dégradation de la situation professionnelle de ce dernier. En l'espèce, il résulte de l'instruction que la décision de changement d'affectation prise par le CHU de Nice à l'égard de Mme B était justifiée par l'intérêt du service dès lors que l'établissement a fondé sa décision sur les circonstances que la décision de la requérante de garder le silence face aux accusations dont elle a eu connaissance et qui concernait des agents de l'hôpital a nui gravement au fonctionnement du service de prévention des risques, ce qui a entraîné une rupture du lien de confiance de sa hiérarchie au sein de la direction des ressources humaines et une souffrance au travail pour l'intéressée. Dans ces conditions, la décision de changement d'affectation prise à l'égard de la requérante, qui n'emporte aucune atteinte à sa situation professionnelle, ne saurait être regardée comme une sanction disciplinaire déguisée qui porterait atteinte à ses intérêts professionnels et financiers ni comme caractérisant un détournement de pouvoir. Par suite, Mme B n'est pas fondée à soutenir que le CHU de Nice aurait commis sur ce point une faute de nature à engager sa responsabilité.
17. Il résulte de tout ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander la condamnation du CHU de Nice à lui payer une indemnité de 30 000 euros en réparation de ses préjudices de carrière et moral. Ses conclusions sur ce point doivent donc être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
18. Le présent jugement n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions de Mme B aux fins d'injonction ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
19. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à ce titre à la charge du CHU de Nice, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante. Il y a en revanche lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme B une somme de 1 500 euros à verser au CHU de Nice.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Mme B versera la somme de 1 500 euros au CHU de Nice au titre de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et au centre hospitalier universitaire de Nice.
Délibéré après l'audience du 6 septembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Bonhomme, président,
Mme Soler, conseillère,
Mme Sandjo, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 septembre 2023.
Le président-rapporteur,
Signé
T. BONHOMME
L'assesseure la plus ancienne,
Signé
N. SOLER La greffière,
Signé
O. MOULOUD
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Ou par délégation la greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026