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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2102112

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2102112

mardi 11 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2102112
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation6ème chambre
Avocat requérantSELARL BONACORSI AVOCATS CONSEILS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 15 avril 2021 et 31 août 2023, M. B A, représenté par Me Bonacorsi, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision par laquelle la commune de Saint-Laurent-du-Var a implicitement rejeté sa demande du 18 février 2020 ;

2°) de condamner la commune de Saint-Laurent-du-Var à lui verser la somme de 12 111,94 euros, sauf à parfaire jusqu'au jugement à intervenir, au titre de la perte de traitement en activité, perte sur les astreintes, perte d'heures compensatrices et supplémentaires et sur la prime de technicité ainsi qu'au titre des droits futurs à la retraite ;

3°) de condamner la commune de Saint-Laurent-du-Var à lui verser la somme de 10 000 euros au titre du retentissement sur l'intégrité physique et morale en raison des agissements commis à son égard par la commune ;

4°) d'assortir ces sommes des intérêts au taux légal à compter du 18 décembre 2020 ;

5°) d'ordonner la capitalisation des intérêts par année entière écoulée ;

6°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Laurent-du-Var la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la commune de Saint-Laurent-du-Var a commis des fautes à son égard :

- son affectation à la brigade de nuit en février 2019 n'est pas en adéquation avec son grade et est constitutive d'une sanction déguisée ;

- elle a commis des fautes de gestion dans son dossier retraite ;

- son affectation à l'ilotage de la cité des Pugets est à l'origine d'une dégradation dans ses conditions de travail et constitutive d'une sanction déguisée en ce qu'elle n'est pas en adéquation avec son expérience, ses qualités, ses compétences professionnelles et son grade ;

- l'intérêt du service commandait qu'il soit réintégré, à la place de son affectation à l'ilotage de la cité des Pugets, sur le poste de brigade de jour de l'unité de roulement 2 ;

- la commune a commis une faute engageant sa responsabilité en ne lui proposant pas le poste d'adjoint au chef de brigade de l'unité de roulement 2 après le retrait de son admission à le retraite prévue au 1er juillet 2020, et en ouvrant ce poste au recrutement externe ;

- la commune de Saint-Laurent-du-Var a commis une faute en ne lui maintenant pas les bénéfices du régime indemnitaire attachés aux astreintes depuis son affectation à l'ilot des Pugets ;

- la commune a commis une faute en lui opposant illégalement un refus quant à la validation et la liquidation de ses droits à congés et RTT qui ont été réduits à 50% de leur quotité réelle ;

- il a été victime d'agissements de la part de la commune de Saint-Laurent-du-Var consistant, lors de sa reprise de fonctions, en sa déqualification et sa dévalorisation au sein de la police municipale et en la tenue de propos graves et humiliants à son égard, portant alors atteinte à ses conditions de travail et à sa santé ;

- ces fautes sont à l'origine de préjudices financier et moral :

- il a subi un préjudice d'ordre professionnel au titre de la perte de traitement et d'indemnités et de ressources, évalué à la somme de 12 111,49 euros ;

- il a subi un préjudice moral caractérisé par l'atteinte à sa considération, à sa personne et à son statut d'agent public, évalué à la somme de 10 000 euros.

Par un mémoire en défense, enregistré le 12 avril 2023, la commune de Saint-Laurent-du-Var, représentée par Me Gadd, conclut au rejet de la requête et demande que la somme de 1 500 euros soit mise à la charge de M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- les fautes invoquées par le requérant ne sont pas établies ;

- en l'absence de faute commise, la responsabilité de la commune ne peut être engagée ;

- les préjudices allégués ne sont pas justifiés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général de la fonction publique ;

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 21 mai 2024 :

- le rapport de Mme Gazeau,

- les conclusions de Mme Belguèche, rapporteure publique,

- et les observations de Me Bonacorsi, représentant M. A, et de Me Gadd, représentant la commune de Saint-Laurent-du-Var.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, agent de la police municipale de Saint-Laurent-du-Var, titulaire du grade " brigadier-chef principal ", a été affecté, à compter du 11 février 2019, à la brigade de nuit. Par arrêté du 28 janvier 2020, le maire de la commune de Saint-Laurent-du-Var a, sur la demande de M. A, admis ce dernier à faire valoir ses droits à la retraite à compter du 1er juillet 2020. Par courrier du 20 mai 2020, M. A a fait part à la caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales (CNRACL) de son souhait de ne plus solliciter son admission à la retraite et par arrêté du 26 mai 2020, le maire de Saint-Laurent-du-Var a procédé au retrait de l'arrêté du 28 janvier 2020. Après avoir bénéficié d'un congé de trois mois, M. A a été invité à reprendre ses fonctions à partir du 2 juin 2020 sur le poste d'ilotage de la cité des Pugets. Par un courrier en date du 15 décembre 2020, reçu le 18 décembre suivant, M. A a demandé au maire de la commune de Saint-Laurent-du-Var de lui verser la somme de 19 084,17 euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis. L'absence de réponse sur cette demande a fait naitre une décision implicite de rejet. M. A demande au tribunal, d'une part, d'annuler cette décision implicite de rejet, d'autre part, de condamner la commune de Saint-Laurent-du-Var à lui verser la somme de 22 111,94 euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Il résulte des écritures de M. A, qui demande au tribunal de prononcer, d'une part, l'annulation de la décision prise par le maire de Saint-Laurent-du-Var en tant qu'elle emporte rejet implicite de la demande indemnitaire préalable formée le 15 décembre 2020 en réparation des préjudices qu'il estime avois subis du fait de la sanction déguisée qui lui a été infligée et de la dégradation et de l'atteinte portées à ses conditions de travail, d'autre part, la condamnation de cette même autorité à l'indemniser de ces préjudices, que le requérant a entendu donner à sa requête le caractère d'un recours de plein contentieux. Il en résulte que la décision du maire de Saint-Laurent-du-Var rejetant la demande indemnitaire préalable de M. A a eu pour seul effet de lier le contentieux à l'égard de l'objet de la demande. Au regard de cet objet, qui conduit le juge à se prononcer sur le droit de l'intéressé à percevoir la somme qu'il réclame, les vices propres dont serait, le cas échéant, entachée la décision qui a lié le contentieux sont sans incidence sur la solution du litige. Par suite, les conclusions à fin d'annulation de la décision rejetant implicitement la demande préalable du 15 décembre 2020 ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les conclusions indemnitaires :

3. En premier lieu, il résulte de l'instruction que M. A, promu à l'échelon spécial du grade de brigadier-chef principal le 1er janvier 2019, a été affecté à compter du 11 février 2019 à la brigade de nuit, sans mission de commandement, après avoir occupé ses fonctions à la brigade de jour. S'il soutient que cette affectation à la brigade de nuit n'est pas en adéquation avec son grade et qu'elle serait ainsi constitutive d'une sanction déguisée, il ne le démontre pas, se bornant à faire état d'une modification substantielle de la nature des missions confiées et du niveau de responsabilité sans en justifier. De même, s'il indique dans ses écritures que cette affectation ne devait être que temporaire, alors qu'il y a été maintenu malgré ses demandes de changement, ce dont il ne justifie toutefois pas, et que cette affectation serait ainsi à l'origine d'une dépossession de ses fonctions et d'une dégradation de ses conditions de travail, il ne le démontre pas davantage. Il suit de là que M. A n'est pas fondé à soutenir qu'en l'affectant en février 2019 sur un poste en brigade de nuit, la commune de Saint-Laurent-du-Var a commis une faute de nature à engager sa responsabilité.

4. En deuxième lieu, si M. A soutient que la commune de Saint-Laurent-du-Var a commis une faute dans la gestion de son dossier retraite en ce qu'elle aurait mal estimé le montant de sa pension de retraite en retenant l'hypothèse d'un enfant à charge, il résulte cependant de l'instruction que cette simulation a été réalisée par les services municipaux sur la base des informations transmises par le requérant lui-même et ne liait pas la CNRACL, seule autorité compétente pour déterminer les droits à pension des agents de la fonction publique territoriale. Par suite, si la simulation des droits à pension de M. A par la commune indiquait à tort un montant de 58 euros mensuel supérieur au montant définitivement calculé par la CNRACL, cette simulation ne saurait s'analyser en une promesse non tenue ni constituer la fourniture d'une information erronée susceptible d'engager la responsabilité de la commune de Saint-Laurent-du-Var. Le requérant n'est dès lors pas fondé à se prévaloir d'une faute commise par la commune de Saint-Laurent-du-Var dans la gestion de son dossier retraite.

5. En troisième lieu, il résulte de l'instruction qu'à la suite du calcul définitif de ses droits à pension par la CNRACL, M. A a sollicité l'annulation de sa demande de départ à la retraite. Par arrêté du 26 mai 2020, le maire de Saint-Laurent-du-Var a procédé au retrait de l'arrêté du 28 janvier 2020 prononçant son admission à la retraite à compter du 1er juillet 2020, puis l'a affecté à compter du 2 juin 2020 sur un poste d'ilotage au sein de la cité des Pugets. Le requérant soutient que cette nouvelle affectation est à l'origine d'une dégradation dans ses conditions de travail et constitue une sanction déguisée en ce qu'elle n'est pas en adéquation avec son expérience, ses qualités, ses compétences professionnelles et son grade. Cependant, il résulte de l'instruction que cette nouvelle affectation est semblable à la précédente tant par la nature des missions à effectuer que par les prérogatives et responsabilités confiées au requérant. Les seules différences portant sur la durée hebdomadaire de travail (37 heures au lieu de 35 heures), les horaires de journée et la localisation des postes, situés à 2 kilomètres d'écart, n'ont aucun caractère substantiel. Il s'ensuit qu'aucun élément du dossier ne permet d'établir que l'affectation du requérant sur le poste d'ilotage au sein de la cité des Pugets serait constitutive d'une dégradation de ses conditions de travail revêtant le caractère d'une sanction déguisée.

6. En quatrième lieu, contrairement à ce que soutient le requérant, il ne ressort pas des pièces du dossier, d'une part, que l'intérêt du service commandait qu'il soit réintégré sur le poste de brigade de jour de l'unité de roulement 2 qu'il occupait précédemment à sa demande de départ à la retraite, ni d'autre part, que la commune aurait commis une faute engageant sa responsabilité en ne lui proposant pas, lorsqu'il a renoncé à faire valoir ses droits à la retraite, le poste d'adjoint au chef de brigade de l'unité de roulement 2 et fait un appel aux candidatures extérieures. Il s'ensuit qu'il ne résulte pas de l'instruction que l'affection du requérant sur un poste d'ilotage au sein de la cité des Pugets aurait été motivée par d'autres considérations que l'intérêt du service.

7. En cinquième lieu, si le requérant soutient que la commune de Saint-Laurent-du-Var a commis une faute en ne maintenant pas les bénéfices du régime indemnitaire attachés aux astreintes depuis son affectation à l'ilot des Pugets, il ne justifie pas que sa nouvelle affectation le priverait de la possibilité de réaliser des astreintes. Au demeurant, il résulte de l'instruction qu'il a été absent du service de février 2020 à juin 2021. Il n'est dès lors pas fondé à se prévaloir d'une faute commise à ce titre par la commune à son égard.

8. En sixième lieu, si M. A soutient que la commune a commis une faute en lui opposant illégalement un refus quant à la validation et la liquidation de ses droits à congés et RTT qui ont été réduits à 50% de leur quotité réelle, il n'assortit ses allégations d'aucune précision suffisante pour en apprécier le bien-fondé. Au demeurant, il ne résulte pas de l'instruction, au vu des éléments produits, que la commune aurait commis une faute dans la gestion de ses droits à congés et RTT au regard de ses affectations en cycle brigade sur une partie de la période en cause et en cycle normal sur la période restante. Le requérant n'est pas fondé à se prévaloir d'une faute commise par la commune à ce titre.

9. En septième lieu, M. A soutient avoir été victime d'agissements de la part de la commune de Saint-Laurent-du-Var consistant, lors de sa reprise de fonctions, en sa déqualification et sa dévalorisation au sein de la police municipale et en la tenue de propos graves et humiliants à son égard, portant alors atteinte à ses conditions de travail et à sa santé. Ce faisant, le requérant doit être regardé comme se prévalant d'une situation de harcèlement moral à son égard.

10. Aux termes de l'article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, applicable au litige, dont les dispositions sont désormais reprises à l'article L. 133-2 du code général de la fonction publique : " Aucun fonctionnaire ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel () ".

11. Il appartient à un agent public qui soutient avoir été victime d'agissements constitutifs de harcèlement moral, de soumettre au juge des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence d'un tel harcèlement. Il incombe à l'administration de produire, en sens contraire, une argumentation de nature à démontrer que les agissements en cause sont justifiés par des considérations étrangères à tout harcèlement. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si les agissements de harcèlement sont ou non établis, se détermine au vu de ces échanges contradictoires, qu'il peut compléter, en cas de doute, en ordonnant toute mesure d'instruction utile. Pour apprécier si des agissements dont il est allégué qu'ils sont constitutifs d'un harcèlement moral revêtent un tel caractère, le juge administratif doit tenir compte des comportements respectifs de l'agent auquel il est reproché d'avoir exercé de tels agissements et de l'agent qui estime avoir été victime d'un harcèlement moral. En revanche, la nature même des agissements en cause exclut, lorsque l'existence d'un harcèlement moral est établie, qu'il puisse être tenu compte du comportement de l'agent qui en a été victime pour atténuer les conséquences dommageables qui en ont résulté pour lui, le préjudice résultant de ces agissements devant alors être intégralement réparé.

12. Le requérant soutient, d'une part, que son affectation à l'ilot des Pugets a pour objet de le délocaliser physiquement, de le déposséder de ses prérogatives et responsabilités, et du bénéfice du régime indemnitaire relatif aux astreintes, constituant ainsi une sanction déguisée prise non pas dans l'intérêt du service mais pour le sanctionner d'être revenu sur sa demande de mise à la retraite et ayant pour effet de dégrader ses conditions de travail. Toutefois, ainsi qu'il a été dit précédemment, l'affectation de M. A sur ce poste n'a pas emporté de perte sensible de responsabilités, ni de perte de rémunération, et a été motivée par l'intérêt du service et ne revêt ainsi pas le caractère d'une sanction déguisée.

13. D'autre part, il ne résulte pas de l'instruction, ainsi qu'il a été dit, que M. A aurait subi un agissement de la part de la collectivité lors de sa reprise d'activité, consistant en une perte de ses droits à congés.

14. En outre, s'il soutient avoir rencontré des difficultés pour consulter son dossier administratif, cette seule circonstance n'est pas de nature à faire présumer l'existence d'un harcèlement moral à son encontre.

15. De plus, le requérant soutient avoir fait l'objet de propos agressifs, graves et humiliants lors de sa reprise de service. Toutefois, ni la réalité ni la teneur de ces propos ni leur caractère répété ou récurrent ne résultent de l'instruction. Aussi, dans ces circonstances, cette seule allégation ne saurait à elle seule faire présumer l'existence d'une situation de harcèlement à l'égard du requérant.

16. Enfin, M. A se prévaut de l'important retentissement sur sa santé de son affectation à la brigade de nuit puis à l'ilot des Pugets et de la mauvaise gestion de son dossier retraite par la commune, qui s'est traduit par un placement en congés de maladie de 12 mois. Toutefois, la circonstance que M. A a douloureusement vécu sa situation professionnelle, ce qui a conduit à des placements en congés de maladie, ne suffit pas à faire présumer que les troubles dont il souffre auraient pour origine des faits de harcèlement moral.

17. Il résulte de ce qui précède que les faits et éléments avancés par M. A, s'ils traduisent une souffrance au travail de l'intéressé, ne permettent en revanche pas, pris individuellement ou dans leur ensemble, de faire présumer qu'il aurait été victime d'agissements constitutifs de harcèlement moral. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que la commune de Saint-Laurent-du-Var a commis une faute susceptible d'engager sa responsabilité ni qu'elle aurait eu un comportement fautif de nature à engager sa responsabilité à son égard.

18. Il résulte de tout ce qui précède que l'ensemble des faits invoqués par M. A ne sont pas constitutifs d'une faute susceptible d'engager la responsabilité de la commune de Saint-Laurent-du-Var. Par suite, les conclusions indemnitaires de M. A aux fins de versement de la somme de 12 111,94 euros au titre de la perte de traitement en activité, perte sur les astreintes et pertes d'heures supplémentaires, prime de technicité, et de la somme de 10 000 euros au titre du retentissement sur son intégrité physique et morale, doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

19. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Saint-Laurent-du-Var, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par M. A au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.

20. Il y a lieu en revanche, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. A la somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par la commune de Saint-Laurent-du-Var et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : M. A versera à la commune de Saint-Laurent-du-Var la somme de 1 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la commune de Saint-Laurent-du-Var.

Délibéré après l'audience du 21 mai 2024, à laquelle siégeaient :

M. Soli, président,

Mme Gazeau, première conseillère,

Mme Guilbert, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 juin 2024.

La rapporteure,

Signé

D. Gazeau

Le président,

signé

P. Soli La greffière,

signé

C. Ravera

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

Ou par délégation, la greffière

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